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Date
07 févr. 1964
Tags
Innsbruck 1964 , Actu CIO , Ski de fond

Klavdiya Boyarskikh : trois épreuves, trois médailles d’or en ski de fond féminin


Originaire de Sverdlovsk (redevenue Yekaterinburg en 1991) dans l’Oural, Klavdiya Boyarskikh obtient sa sélection dans l’équipe féminine soviétique de ski de fond pour les Jeux d’Innsbruck à 23 ans en signant ses premiers résultats significatifs : elle remporte le 5 km des championnats nationaux de 1964 pour accompagner Mariya Gusakova, Alevtina Kolchina, Rita Achkina et Yevdokiya Mekshilo dans les Alpes autrichiennes. Lorsqu’elle prend le départ du 10 km dans le stade de Seefeld le 1er février 1964, Klavdiya Boyarskikh fait sa première apparition sur la scène internationale.

Cette course va être particulièrement serrée… entre trois fondeuses soviétiques. 15e partante, Boyarskikh est en tête aux 5 km (21’54’’7), mais avec une faible avance sur Mekshilo (21’56’’9). Mariya Gusakova, la tenante du titre, est à 15 secondes à mi-course. Le match Boyarskikh-Mekshilo se poursuit jusqu’à la fin, tandis que Gusakova est la plus rapide sur les cinq derniers kilomètres. A l’arrivée, Klavdiya Boyarskikh l’emporte en 40’24’’3 avec tout juste deux secondes d’avance sur Mekshilo (40’26’’6), rejointe par Gusakova, même chrono mais médaillée de bronze. Comme en 1960, le 10 km débouche sur un triplé des fondeuses soviétiques.

Quatre jours plus tard, tous les observateurs s’attendent à une nouvelle mainmise de l’URSS sur le 5 km, apparu au programme de ces Jeux. Pourtant, au pointage des 2,5 km, c’est la jeune Finlandaise Senja Pusula qui est aux commandes (8’21’’9) devant la Suédoise Toini Gustafsson (8’25’’0) suivie par une des dernières partantes (dossard No 30), Klavdiya Boyarskikh (8’25’’8).

Pusula et Gustafsson ne tiennent pas la cadence, tandis qu’une autre Finlandaise, Mirja Lehtonen, va donner du fil à retordre à la championne olympique du 10 km. Partie trois dossards plus tôt, elle va en fait lui servir d’aiguillon jusqu’à la ligne d’arrivée. Puissante dans le final, Boyarskikh s’impose en 17’50’’5. Lehtonen n’est pas loin et médaillée d’argent (17’52’’9), alors qu’Alevtina Kolchina remonte de la 6e place à l’intermédiaire à la 3e, à plus de 18 secondes de sa compatriote.

Le 7 février, pour la dernière épreuve féminine, le relais 3 x 5 km, il n’y a pas de match. Alevtina Kolchina, qui démarre pour l’URSS, lance Yevdokiya Mekshilo avec une avance de 36 secondes sur la Suède. Mekshilo n’est pas inquiétée et au contraire, creuse un peu plus l’écart avant de passer le relais à Klavdiya Boyarskikh. Cette dernière file vers la ligne d’arrivée (en 18’53’’8, elle boucle le relais le plus rapide de toute la compétition) pour sceller la victoire soviétique en 59’20’’2 et devancer la Suède de plus de 2 minutes. La Finlande termine à la 3e place.

Klavdiya Boyarskikh est la première fondeuse à remporter toutes les médailles d’or mises en jeu dans sa discipline aux Jeux Olympiques. N’ayant pas été sélectionnée pour les Jeux de Grenoble en 1968, elle met fin à sa carrière sportive et devient jusqu’à son décès à 70 ans, le 12 décembre 2009, entraîneur de ski de fond dans son club de Sverdlovsk/Yekaterinburg.

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