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Date
17 sept. 1988
Tags
Séoul 1988

Kim-Young-nam

Lutte gréco-romaine

La Corée du Sud, hôte des Jeux Olympiques de 1988, engrangea des victoires notables mais aucune ne fut célébrée avec autant de passion et de joie que celle de son lutteur Kim-Young-nam.

C’était l’une des moins attendues et ce fut la première du pays hôte. Elle déclencha un immense soupir de soulagement collectif de la part d’un peuple qui attendait tant de sa présentation au monde. 

Avant le succès de Kim, les Coréens avaient gagné une poignée de médailles en lutte gréco-romaine mais une seule médaille d’or dans leur histoire olympique.

Ceci n’empêcha pas les foules de se précipiter au gymnase de Seongnam où avait lieu le tournoi, l’une des rares compétitions organisées hors de Séoul.

Kim se forma en jouant longtemps au volleyball. Mais comme son physique se développa et que le succès se présenta en lutte au lycée, sa carrière devenait toute tracée.

Son école était si pauvre qu’il pratiquait au gymnase sur un parquet couvert de grains de riz pour atténuer les bleus qu’il prenait dans ses positions d’entraînement.

Kim s’inscrivit aux Jeux de 1988 avec des images précises des Jeux à Los Angeles quatre ans auparavant. Ses performances alors lui avait permis de passer en demi-finale en poids coq. Avant d’être éliminé, l’ancien champion olympique roumain Stefan Rusu infligea une leçon au Coréen de 24 ans dans le match pour la médaille de bronze en le dominant 6-1.

Sans perdre contenance, Kim poussa son entraînement et fut récompensé par une médaille d’or aux Jeux Asiatiques en 1986 qui eurent lieu également en Corée du Sud.

En finale, il affronta Daulet Turlykhanov, un Kazakhstanais d’ascendance coréenne représentant l’Union soviétique. Ce dernier prit tout d’abord la tête par 1-0 mais une pirouette scintillante de Kim lui valut deux points qu’il défendit vaillamment toute la durée de l’affrontement.

Au son du gong, Kim contint difficilement sa joie, il réalisa un extatique tour d’honneur avant de s’effondrer dans les bras de son entraîneur.

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