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Date
24 juil. 2012
Tags
Londres 2012 , Actu CIO

Kevan Gosper : « Les médias aident à diffuser le message des Jeux dans le monde entier »

Le Centre de presse principal de Londres 2012 a officiellement ouvert ses portes dans le Parc olympique. À cette occasion, olympic.org a rencontré Kevan Gosper, le président de la commission de presse du CIO pour parler de la mission fondamentale des médi

Q. Quel est votre rôle au sein de la commission de presse du CIO ?
R. J’ai intégré la commission de presse peu de temps après avoir été élu membre de la commission exécutive du CIO en 1988. À l’époque, Juan Antonio Samaranch m’a confié la vice-présidence de cette commission présidée alors par le Japonais Masaji Kiyokawa. Je l’ai remplacé quand il s’est retiré deux ans plus tard, j’appartiens donc à cette commission depuis 22 ans à présent.

Q. Quel est le rôle de la commission de presse du CIO ?
R. Il s’agit essentiellement d’un comité technique consultatif dont la mission est de conseiller le CIO ainsi que les comités d’organisation sur les besoins techniques, opérationnels et logistiques des médias, dont les représentants sont plus de 45 000 à chaque édition des Jeux Olympiques d’été. C’est l’une des fonctions les plus satisfaisantes de cette commission car une grande partie de ses membres sont des professionnels externes au CIO, des spécialistes, journalistes, correspondants de presse, photographes qui œuvrent dans le journalisme sportif depuis de nombreuses années. La commission comprend également deux ou trois membres du CIO, des représentants des Comités Nationaux Olympiques et des FI et habituellement un ancien président de médias d’une précédente édition des Jeux Olympiques ainsi que les responsables des opérations médias des Jeux à venir. Nous pouvons donc compter sur un transfert de connaissances des responsables médias des Jeux passés à ceux qui prennent en charge les éditions suivantes.  

Q. Comment la commission agit-elle pour que les médias obtiennent ce dont ils ont besoin pour couvrir les Jeux de la meilleure façon possible ?
R. La commission se réunit au moins une fois par an et à cette occasion nous constituons généralement un comité ad hoc chargé d’enquêter et de conseiller sur un secteur d’activités particulier. Ainsi, quand nous sommes passés du reportage papier à la technologie numérique à la fin des années 90, nous nous sommes intéressés à l’effet de la technologie numérique et en ligne sur le reportage sportif. Nous avons étudié l’impact que cela serait susceptible d’avoir sur les groupes que nous sommes chargés de conseiller. Nous avons constitué des groupes de prévision pour envisager ce qu’impliquerait pour la presse écrite le reportage en ligne et ce qui se produirait dans les modes de reportage, les procédures applicables à la photographie, les délais, les coûts et tout le reste. Nous nous réunissons généralement deux fois avant les Jeux à venir, qu’ils soient d’hiver ou d’été, pour observer ce qui se produit en pratique et ce pour être à même d’avancer des recommandations sur place en vue d’obtenir des améliorations, des modifications ou simplement pour rappeler les décisions déjà prises par le comité d’organisation.

Q. Quelle a été votre action auprès du comité d’organisation de Londres 2012 en prévision des Jeux de cette année ?
R. Nous avons entretenu d’excellentes relations de travail avec le LOCOG. La procédure de transfert de connaissances du CIO vers le comité d’organisation est devenue extrêmement sophistiquée, je veux parler aussi bien du transfert de connaissances par écrit, que par le biais de comptes rendus ou par le transfert de personnel qui transite d’un comité d’organisation à un autre. La collaboration avec Londres 2012 a été très bonne. La directrice de la communication du LOCOG Jackie Brock-Doyle est très bien informée et elle s’est montrée extrêmement coopérative, de même que la responsable des opérations de presse Jayne Pierce qui est très expérimentée. Les séances d’information pour la presse mondiale qui sont au nombre de trois avant les Jeux ont permis à la presse, grâce au volume d’information transmis, de s’installer dans le Centre de presse principal avec le minimum de complications. 

Q. Pourquoi est-il si important de procurer aux médias ce dont ils ont besoin pour couvrir les Jeux ?
R. Les médias écrits s’intéressent au Mouvement olympique durant les quatre ans qui précèdent les Jeux et non pas seulement lors de leur déroulement. Il est donc essentiel de les tenir informés. Plus de huit millions de billets auront été vendus pour les Jeux à Londres, certes cela fait beaucoup de spectateurs, mais la presse écrite par les agences de presse internationales comme l’Associated Press, l’AFP ainsi que les grands organes de presse nationaux participent à la diffusion des sujets aux 204 pays du monde qui envoient des athlètes aux Jeux. La presse écrite, soutenue par des photographies remarquables, diffuse le message dans le monde entier. Sans la presse écrite, les Jeux Olympiques ne seraient pas aussi connus ni respectés.  

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