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Date
20 févr. 2015
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Actu CIO

Kelly Vanderbeek : Capter l’énergie des Jeux Olympiques

Kelly Vanderbeek a vécu intensément son expérience olympique à Turin en 2006. La skieuse canadienne spécialiste de la vitesse décrit ses sentiments de fierté et de reconnaissance dans ce nouvel épisode de notre série vidéo « Paroles d’Olympiens ».


Aujourd’hui conférencière, photographe, personnalité de la télévision canadienne, épouse du quintuple olympien en canoë-kayak David Ford et mère de famille, Kelly Vanderbeek a expliqué dès l’âge de 9 ans à ses parents qu’elle voulait devenir skieuse de compétition et participer aux Jeux Olympiques. « Ils en ont ri à l’époque, mais ils m’ont laissé faire », a-t-elle raconté.

Elle est ainsi membre de l’équipe nationale de ski alpin de ses débuts internationaux en juniors (deux médailles de bronze en Super-G lors des championnats du monde de sa classe d’âge en 2002 et en 2003) jusqu’à sa dernière course en Coupe du monde sur la piste de descente olympique de Rosa Khutor en février 2012.

Spécialiste de la vitesse, elle compte 22 arrivées dans les dix premières dont trois top 3, réalisant notamment l’exploit de devenir la première canadienne à monter sur le podium à domicile, en se classant 3e de la descente de Lake Louise le 13 décembre 2006. Au début de la même année, Kelly Vanderbeek dispute les Jeux de Turin et le 20 février à San Sicario, elle termine au pied du podium du super-G, à 3/100e de seconde de la médaillée de bronze autrichienne Alexandra Meissnitzer. Elle s’était classée 24e de la descente quatre jours plus tôt. Mais ces moments resteront les plus beaux de sa carrière.

«Il se dégage des Jeux Olympiques une sorte d’énergie, notamment avant le début des épreuves. Vous ressentez toute cette agitation, surtout si vous vous êtes à l’écoute de ce qui se passe, puis il y a les athlètes, les entraîneurs et le Comité d’organisation, tous semblent retenir leur souffle et sont dans un tel état d’excitation que cela devient palpable. J’ai ressenti ça de façon très intense, très spéciale… typiquement olympique ! », explique Kelly Vanderbeek.

Rien ne ressemble aux Jeux pour tous les champions et championnes qui ont le bonheur d’y participer : « Représenter son pays aux JO, est un tel honneur, être habillée avec son drapeau national, et pour nous la feuille d’érable, ça vous remplit d’un sentiment de fierté difficile à décrire, et savoir que vous avez un impact sur générations de jeunes qui grandissent en vous regardant, c’est une puissante émotion. J’espère avoir été la hauteur de cet honneur. Quand j’ai réalisé que j’étais une olympienne, j’ai ressenti de la fierté et de la reconnaissance, et cela m’a aidé à tenir bon après ma chute et ma blessure ».

Le 17 décembre 2009, Kelly fait en effet une terrible chute lors d’un entraînement de descente sur la OK de Val d’Isère. Blessée au genou gauche, son rêve de disputer les Jeux 2010 à domicile à Vancouver s’évanouit. Mais elle tient bon et revient sur la coupe du monde FIS en janvier 2012 pour disputer les quatre dernières courses de sa carrière sportive.


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