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Date
30 juil. 1976
Tags
Montréal 1976

Kazankina atteint de nouveaux sommets - Athlétisme

Peu d’athlètes ont mis le cap sur le Canada lors de l’été 1976 avec une étiquette de favorite pour l’or olympique aussi ancrée que la demi-fondeuse Tatyana Kazankina.


La Soviétique est dans la fleur de l’âge de sa carrière en athlétisme et, moins d’un mois avant l’ouverture des Jeux Olympiques de Montréal, elle a pulvérisé le record du monde du 1 500m que sa compatriote Lyudmila Bragina avait établi quatre ans plus tôt à Munich, lors de l’édition inaugurale de l’épreuve.

Tatyana s’est engagée sur le tard au 800m, mais elle justifie pleinement sa sélection lors d’une des finales les plus remarquables des annales olympiques.

Les quatre premières à l’arrivée dans le stade olympique descendent toutes sous l’ancien record du monde, mais c’est Kazankina qui coiffe la couronne.

Après l’élimination en demi-finale de Valentina Gerassimova, la précédente détentrice du record du monde, Kazankina passe en revue toutes ses adversaires dans la dernière ligne droite et s’impose en 1’54’’94. C'est son premier titre international majeur.

Quelques jours plus tard, les séries du 1500m réunissent encore du très beau monde.

Il y a là Grete Waitz, la future gagnante du marathon de Londres, ainsi que Maricica Puica, qui remportera la tristement célèbre finale du 3 000m de 1984 à Los Angeles, marquée par la collision mémorable entre Mary Decker et Zola Budd.

Il y a aussi, bien sûr, Kazankina. Lorsqu’elle a battu le record de Bragina, elle ne l’a pas seulement amélioré mais l’a laminé, abaissant le précédent chrono de plus de cinq secondes.

Les qualifications sont fatales à Waitz et à Puica et, quand arrive la finale, Kazankina n’a qu’un désir : renvoyer Bragina et les duettistes est-allemandes Gunhild Hoffmeister et Ulrike Klapezynski à leurs chères études.

Une fois encore, Kazankina attend le dernier moment pour agir, mais elle a planifié sa course à la perfection et s’impose avec plus d’une demi-seconde d’avance, couchant à nouveau son nom sur les tablettes olympiques.

Quatre ans plus tard, elle conservera son titre du 1500m à Moscou et, en 1983, alors âgée de 32 ans, elle remportera le bronze dans le 3 000m des Championnats du monde d’Helsinki.

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