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Kaylee McKeown : "Les moments que j’ai vécus aux JOJ resteront à jamais avec moi"

Kaylee McKeown OIS
La nageuse australienne Kaylee McKeown parle à olympic.org de ses exploits de médaillée aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Buenos Aires 2018, de l'impact qu’a eu sur elle la pandémie de COVID-19 et de son rêve de participer aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

La nageuse australienne Kaylee McKeown a fait sensation aux JOJ de Buenos Aires 2018, en remportant quatre médailles dans le bassin - dont l'or au 50 m dos - et elle continue de rencontrer le succès chez les grands.

Après avoir remporté l'argent au 200 m dos aux Championnats du monde de l'année dernière à Gwangju (République de Corée), Kaylee McKeown a débuté l’année 2020 de manière impressionnante, avant que la pandémie de COVID-19 ne vienne mettre sa saison en suspens.

L’athlète de 19 ans a réalisé un temps record de 2:05.83 au 200m dos en janvier, devenant ainsi la septième femme la plus rapide de l'histoire sur cette distance. Lors de cette même épreuve, elle s'est également hissée à la neuvième place sur la liste des grandes championnes du 100 m dos féminin, avec un temps de 58,62 secondes.

Maintenant qu’elle a repris l’entraînement, elle vise une place aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 l'année prochaine...

 


Cela fait presque deux ans que les JOJ de Buenos Aires 2018 ont eu lieu. Que pensez-vous de votre expérience à ces Jeux ?

"Le temps est passé si vite. J'ai adoré cette expérience, surtout le fait d'être dans un autre village [des athlètes] après avoir participé aux Jeux du Commonwealth [plus tôt en 2018]. Cela m'a ouvert les yeux et j'ai beaucoup appris. Les moments que j’ai vécus aux Jeux Olympiques de la Jeunesse resteront à jamais avec moi et je suis vraiment consciente de ce que tout cela a signifié.”

Quels sont vos souvenirs préférés des JOJ ?

"J'ai adoré me faire des amis parmi tous les autres athlètes, pouvoir me mêler à des gens qui pratiquent différents sports et apprendre à connaître ces sports. Je pense que c’était assez incroyable de comprendre et respecter tous les autres, pour ce qu'ils font et ce pour quoi ils se sont entraînés. C'est assez cool de voir des gens aussi jeunes être si déterminés à se dépasser et à atteindre leurs objectifs".


Et repartir avec quatre médailles devait être spécial ?

"Oui, chaque fois que vous représentez votre pays, c'est un grand honneur. Mais quand en plus vous êtes sur le podium... Je m’en souviendrai pour le reste de ma vie, car c'était très fort de savoir que le dur labeur avait porté ses fruits et c'était un moment qui m’a remplie de joie".

La participation aux JOJ vous a-t-elle inspirée et rendue encore plus déterminée à aller jusqu’aux Jeux Olympiques ?

"Oh, à 100 %. Mon entraîneur et moi avions fixé des objectifs concernant les compétitions que nous voulions viser, et les JOJ en faisaient définitivement partie. C'était donc génial de pouvoir cocher cette case. Certes, le COVID nous a retiré les Jeux Olympiques cette année, mais j'espère qu’ils auront lieu l'année prochaine et, croisons les doigts, que j’y serai. En Australie, nous avons quelques-unes des meilleures femmes du monde qui participent à mes épreuves, donc c'est difficile. Mais pouvoir aller aux Jeux Olympiques, c'est ce dont j’ai toujours rêvé".


Depuis Buenos Aires 2018, vous avez réussi à passer au niveau supérieur en remportant une médaille d'argent lors des Championnats du monde de l'année dernière. Êtes-vous satisfaite des progrès que vous avez accomplis jusqu'ici ?

"Comme je l'ai dit avant, nous avions posé des jalons. Il suffisait donc de cocher toutes les cases pour arriver là où je voulais être. Et il se trouve que j'ai fait ce qu'il fallait pour obtenir la médaille d'argent aux Championnats du monde. C'est probablement l'un des moments forts de ma carrière jusqu'à présent. Je cherche simplement à améliorer les choses maintenant - aller aux Jeux Olympiques, avec un peu de chance faire une finale olympique, et qui sait ce qui peut arriver ? Je pourrais remporter une médaille, peut-être pas, mais pouvoir représenter mon pays aux Jeux Olympiques, ce serait déjà un début".

Votre objectif principal au début de cette année était-il de participer aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ?

"Oui. Je n’ai jamais été aussi rapide de ma vie lorsque j’ai établi mon meilleur score en janvier. C’est donc incroyable de penser à ce que j'aurais pu faire lors des épreuves de qualification qui devaient avoir lieu en juin. J'imagine qu'on se demande toujours à quelle vitesse on aurait pu aller si les choses s'étaient déroulées comme prévu, mais en même temps, les choses arrivent pour une raison. Parfois, on ne sait tout simplement pas quelle est cette raison, mais je crois que c'est une sorte de "rafraîchissement" et que nous devrions voir les choses sous cet angle et essayer de nous améliorer".


Qu'avez-vous ressenti lorsque les Jeux ont été reportés et que votre rêve a été mis de côté pour une année supplémentaire ?

"Je suppose qu'il y a un côté positif et un côté négatif. Le côté positif est que vous pouvez vous rafraîchir mentalement, prendre un peu de temps pour vous détendre, car le cycle de quatre ans est si intense. Mais maintenant que nous avons eu ce temps libre, que nous avons fait une petite pause, il s'agit de se remettre au travail. Lorsque nous avons été autorisés à reprendre l'entraînement, j'ai simplement dit : "En janvier de l'année prochaine, j'aimerais nager les mêmes temps, sinon plus vite", et je sais que nous sommes sur la bonne voie. Il s'agit juste de s'entraîner dur et de faire les choses intelligemment".

Et si vous vous qualifiez pour Tokyo, pensez-vous que vos expériences aux JOJ à Buenos Aires vous seront bénéfiques ?

"Oui, à 100 %. Comme je l'ai déjà dit, il est vraiment important de vivre l'expérience du village parce que ce n'est pas un environnement auquel vous êtes habitué. C'est probablement la première chose que je retiendrais – vivre cette expérience et pouvoir ensuite la relier à un village olympique. Vous serez peut-être confronté à différents défis, mais vous pouvez vous demander comment vous avez fait aux Jeux Olympiques de la Jeunesse, comparer les deux et faire en sorte que ça fonctionne".

OIS


Votre sœur aînée, Taylor, a déjà cette expérience olympique : elle a remporté une médaille d'argent dans le relais 4x100m quatre nages aux Jeux Olympiques de Rio 2016. Pouvez-vous aussi apprendre d'elle ?

"Oui, j'ai suivi les quatre années de préparation de ma sœur pour obtenir cette médaille d'argent olympique. C'était éprouvant et excitant à la fois parce que vous avez vu tous les efforts qu’elle a dû fournir. Et j'ai vraiment considéré cela comme une motivation et une détermination à travailler dur à l'entraînement, pour arriver aux Jeux Olympiques et faire honneur à votre pays. Je veux donc être aussi bonne qu'elle et être à la hauteur de ces normes d'une certaine manière".

Qu'est-ce que cela signifierait pour vous de pouvoir participer à des Jeux Olympiques ?

"Eh bien, c'est évidemment la plus grande manifestation sportive du monde. Donc, ce serait déjà bien de pouvoir participer à cet événement numéro un, sans parler de la possibilité de concourir à une finale ou d'obtenir une médaille. Les Jeux Olympiques sont un rêve d'enfant et le simple fait de voir tous les Australiens se lever ensemble et chanter l'hymne national vous rend fier de représenter votre pays".

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