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Getty Images
Date
04 févr. 2016
Tags
Lillehammer 2016 , JOJ , Actu CIO

Katie Summerhayes, la chercheuse d’or du ski freestyle britannique

Katie Summerhayes s’est servi de son expérience aux JOJ d’Innsbruck 2012 pour aller plus loin, établissant nombre de premières historiques pour le ski freestyle britannique.


« J’ai commencé à skier quand j’avais 6 ans, chez moi au Sheffield Ski Village », le grand complexe de ski indoor construit dans cette agglomération de plus d’un millions et demi d’habitants située dans le Yorkshire, « et j’en suis complètement tombée amoureuse ! D’aussi loin que je peux me souvenir, je skie. J’ai commencé le freestyle à 8 ans, tout en continuant à courir en ski alpin et en bosses. J’ai disputé ma première compétition à 9 ans, et c’est là que j’ai réalisé que c’était ce que je voulais faire », écrit Katie Summerhayes  sur son site internet.  

A l’adolescence, Katie brille déjà sur le circuit international en slopestyle, et c’est logiquement qu’elle est sélectionnée pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2012 à Innsbruck, où elle commence par être la porte-drapeau de sa délégation lors de la Cérémonie d’ouverture. « J’étais si heureuse ! Il y avait l’aura magique des Jeux Olympiques. Porter la tenue du « Team GB » avec les cinq anneaux était quelque chose de fantastique.  Etre ici tous ensemble était tout simplement génial ».   

Sa spécialité, le slopestyle à ski, n’étant pas au programme, elle s’aligne en half-pipe. « J’avais 16 ans, et mon encadrement pensait que j’avais le potentiel de réussir. Alors je me suis entraînée à fond pour me familiariser à la discipline. Beaucoup de « tricks » se ressemblent, mais on skie d’une manière différente. Mais ça a été vraiment cool, et j’étais si fière de représenter mon pays! ». Katie se classe 5e de la compétition à Innsbruck.

Le résultat n’est finalement pas la chose la plus importante.  « Vous apprenez comment marchent les Jeux Olympiques, ce qui constitue une préparation idéale si vous disputez ensuite les Jeux d’hiver. La foule est plus importante que toutes celles devant lesquelles vous avez concouru avant, vous devez donc mettre ça dans un coin de votre esprit. Vous pensez « Oh mon dieu, il va y avoir beaucoup de monde devant sa télé chez moi ! », ce qui permet de réaliser qu’il s’agit d’un grand évènement. Et le tout est destiné à vous habituer à la façon dont les Jeux Olympiques fonctionnent. Quand je suis allée à Sotchi, j’étais soufflée, mais à cause d’Innsbruck, j’ai mieux compris ce qui m’arrivait. C’est tellement utile pour les jeunes athlètes. Cela vous prépare ! »

Des résultats historiques

En route pour Sotchi, Katie Summerhayes signe déjà une grande première pour le ski freestyle britannique à Silvaplana (Suisse) en prenant la 2e place de la compétition de slopestyle en Coupe du monde, le 8 février 2013. Un mois plus tard, elle termine 3e des championnats du monde junior à Chiesa in Valmalenco (Italie). A Rosa Khutor, lors des Jeux de Sotchi, Katie Summerhayes entre en finale et se classe 7e, avant de prendre à nouveau la direction de Chiesa In Valmalenco pour être sacrée championne du monde junior le 3 avril 2014. Enfin, nouvel exploit historique pour son pays, elle est vice-championne du monde senior de slopestyle lors des Mondiaux FIS de Kreischberg (Autriche) le 21 janvier 2015.  

« Je travaille dur. Quand je suis au Royaume-Uni, je vais au gymnase tous les jours, je skie sous les dômes et je travaille sur les trampolines. Puis je pars au loin avec le Team GB durant 9 mois, et je skie quatre à cinq heures par jour. Je suis super heureuse de pouvoir faire ce que je fais, nous nous entendons tous très bien. Je veux monter sur les podiums et mon objectif est de gagner une médaille olympique, mais aussi de promouvoir mon sport car je l’adore » dit Katie Summerhayes. Innsbruck 2012 aura été une étape décisive dans son parcours vers les sommets qui ne fait que commencer !

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