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Date
30 août 1960
Tags
Rome 1960

Kapitonov s'impose dans la course sur route masculine

L’Union soviétique a remporté son premier titre en cyclisme grâce à la condition physique exemplaire de Viktor Kapitonov, qui a effectué deux sprints rageurs vers la ligne d’arrivée lors de la même course !


Si Kapitonov a participé aux Jeux de 1956, il n’a jamais été vraiment dans le coup pour une médaille. Quatre ans plus tard à Rome, il est beaucoup plus compétitif et il savoure ses premiers lauriers dans l’épreuve du 100 km contre la montre par équipes.

Alors que l’Italie et l’Allemagne ont pris le large, l’Union soviétique ne sera jamais en mesure de rivaliser, mais grâce au final énergique de Kapitonov, elle parvient à prendre le bronze, avec plus de 30 secondes d’avance sur les Pays-Bas.

Regonflé par cette performance, Kapitonov va tenter d’obtenir un succès encore plus beau dans la course individuelle sur route masculine, disputée sur 12 tours d’une boucle de plus de 14 km.

L’Allemand Gustav-Adolf Schur, champion du monde amateur en 1958 et 1959, a largement les faveurs du pronostic, mais il est dans un jour sans et se montre rarement aux avant-postes. À la place, juste avant la mi-course, deux Néerlandais, Lex van Kreuningen et Jan Hugens, s’échappent, mais ils sont repris par un peloton de chasse comprenant Kapitonov et l’Italien Livio Trapè.

Ces deux derniers faussent alors compagnie à leurs compagnons à quatre tours de l’arrivée et portent leur avance sur le peloton à près d’une minute. Question : lequel des deux obtiendra l’or ?

Au terme du 11e tour, Kapitonov baisse la tête et sprinte vers la ligne d’arrivée. Il a malheureusement fait une erreur de calcul et pensé qu’il s’agissait du dernier tour, avant de réaliser sa bourde sur la ligne. Malgré leurs débauches d’efforts, le Soviétique et Trapè restent au coude-à-coude tout au long de la dernière boucle jusqu’à ce que Kapitonov se déhanche à nouveau en vue de l’arrivée. Cette fois-ci, c’est la bonne, et le coureur soviétique tient bon pour s’imposer par la plus étroite des marges.

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