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Date
17 août 2017
Tags
Rio 2016 , Actualités Olympiques

Rio 2016 - Jour 12: Kaori Icho quatre sur quatre, Elaine Thompson reine du sprint

Revivez la journée du mercredi 17 août 2016 à Rio sur le site web olympic.org. La lutteuse japonaise Kaori Icho réalise un exploit inédit chez les femmes : 4e médaille d'or consécutive en restant invaincue aux Jeux Olympiques ! La Jamaïcaine Elaine Thompson réalise le rare doublé 100 m/200 m en athlétisme féminin et la Chine obtient un nouveau Grand Chelem en tennis de table.

Des Japonaises en verve sur le tapis de lutte !

Quelle fin d'après-midi dans l'Arena Carioca 2 pour la lutte féminine japonaise ! Trois titres mis en jeu, pour trois victoires, avec par ordre d'apparition, Eri Tosaka en -48 kg, Kaori Icho en -58 kg et Sara Dosho en -69 kg. Eri Tosaka s'impose 3-2 en finale face à l’Azerbaïdjanaise Mariya Stadnik ajoutant l’or olympique aux trois titres mondiaux qu’elle a gagnés de 2013 à 2015, Mariya Stadnik gagne pour sa part une deuxième médaille d'argent après Londres en 2012. Kaori Icho reste tout simplement invaincue aux Jeux depuis l'introduction de la lutte libre féminine à Athènes en 2004 ! Elle bat la Russe Valeriia Koblova 3-1 pour devenir la première femme à gagner quatre médailles d’or individuelles consécutives, également la seule à avoir gagné quatre titres en lutte et la première Japonaise à s’imposer quatre fois aux Jeux. Un exploit qui en fait l’égale du discobole américain Al Oerter et de ses compatriotes Carl Lewis en saut en longueur et Michael Phelps en natation. Enfin, Sara Dosho l'emporte 3-1 sur la tenante russe du titre olympique des 72 kg, Natalia Vorobieva.

Comme Eri Tosaka et Kaori Icho avant elle, Sara Dosho doit surmonter un mauvais départ en finale avant de prendre le dessus. Elle résume ainsi le hat-trick de la lutte féminine japonaise : "Ce n’était pas notre stratégie de gagner de cette manière, avec un retour dans les derniers instants du combat. C’est juste que je n’ai pas abandonné, je me suis juste convaincue de ne jamais abandonner."

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Elaine Thompson reine du sprint en athlétisme

La Jamaïcaine Elaine Thompson réalise le premier doublé 100/200 m aux Jeux depuis l'Américaine Florence Griffith-Joyner en 1988 à Séoul, en remportant le 200 m, quatre jours après le 100 m, en 21,78. Thompson, 24 ans, précède la Néerlandaise Dafne Schippers (21,88) et l'Américaine Tori Bowie (22,15). Au couloir 6, la Jamaïcaine part très vite. Elle sort du virage en tête, Dafne Schippers tente de revenir dans la ligne droite, mais Elaine Thompson lui tient tête tout du long, pour passer la ligne d’arrivée avec 10/100e d’avance. Elle paraît ensuite incrédule, s’allonge sur le dos en attendant de voir les résultats s’afficher sur le tableau géant. Les chronos apparaissent, Elaine Thompson se relève d’un bond en poussant un grand cri ! "Je suis une guerrière, j’ai la force en moi, et j’ai tout mis dans ma préparation. C’est fabuleux, ça a payé !", s'exclame la reine du sprint à Rio.

Championne olympique et recordwoman du monde du relais 4x100 m avec les États-Unis à Londres en 2012, mais également double championne du monde du saut en longueur (2005 et 2015), Tianna Bartoletta, déjoue les pronostics en éclipsant sa compatriote tenante du titre Brittney Reese dans le bac à sable du stade olympique. Un énorme bond à 7,17 m à son 5e essai lui assure la victoire, Britney Reese échouant à 2 cm à sa 6e tentative (7,15 m). La Serbe Ivana Spanovic décroche le bronze avec 7,08 m.  "Il faut que je sois prête demain matin pour le relais", observe Tianna Bartoletta. "Mon boulot n'est pas encore terminé. Les célébrations, ce sera pour après le relais, j'ai encore du travail à accomplir pour mon pays."

Sur 100 m haies, les Américaines réalisent un triplé inédit, avec Brianna Rollins sur la plus haute marche (12,48) accompagnée par Nia Ali (12.59) et Kristi Castlin (12.61). Brianna Rollins contrôle la course de bout en bout et s’impose sans problème avec une bonne longueur d’avance. C’est beaucoup plus serré derrière elle, la Britannique "cassant" aux cotés de Nia Ali et de Kristi Castlin, pour terminer à 2/100e du bronze. "Je n'avais pas de pression et je savais que nous pouvions réaliser quelque chose comme ça", indique Brianna Rollins. "Nous en avions parlé avant la course, mais pas trop non plus. Nous voulions rester concentrées pour donner le meilleur de nous-mêmes. Cela montre à quel point notre équipe est forte."

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À 21 ans, Conseslus Kipruto s'affirme comme la dernière merveille kenyane du 3000 m steeple (son pays s'étant offert tous les titres messieurs sur la distance depuis les Jeux de Los Angeles 1984) en s'imposant avec un record olympique de 8:03:28 devant l'Américain Evan Jager (8:04.28) et le Français Mahiedine Mekhissi-Benabbad (8:11.52). Conselsus Kipruto, invaincu en 2016, s'extrait du groupe de tête à un tour de la fin pour s'imposer avec facilité. Au point qu’il commence à fêter sa victoire en sortant du dernier virage et à saluer la foule. "J'ai commencé à sprinter, j'ai vu que mes adversaires étaient loin de moi et je savais que personne ne me rattraperait alors j'ai commencé à fêter ma victoire assez tôt. J'étais vraiment content, à cent mètres de l'arrivée, je savais que j'allais gagner", explique la nouvelle star du steeple kényan. Son glorieux devancier, le champion olympique 2004 et 2012 et quadruple champion du monde, Ezekiel Kemboi, arrive 3e dans un premier temps, puis est disqualifié pour avoir posé un pied en dehors de la piste durant la course.

Les "Vestes bleues" à l'honneur en saut d'obstacles

Quarante ans après la victoire aux Jeux de Montréal 1976, Pénélope Leprévost, Kévin Staut, Philippe Rozier et Roger-Yves Bost apportent à la France la médaille du saut d'obstacles par équipes sur le parcours équestre de Deodoro. Parfaite en selle sur Flora de Mariposa lors de la première journée de compétition, Pénélope Leprévost met son équipe sur les bons rails : 5e avec un point de pénalité, derrière l'Allemagne, le Brésil, les États-Unis et les Pays-Bas. Le lendemain, le 17 août, cavaliers et chevaux craquent tour à tour, sauf les "vestes bleues" : Philippe Rozier (Rahotep de Toscane) en ouverture, puis Kévin Staut (Rêveur de Hurtebise), et enfin Roger-Yves Bost (Sydney Une Prince) signent l'un après l'autre le sans-faute et l'emportent sans que Pénélope Leprévost n'ait besoin de conclure avec sa monture ! Les États-Unis et l'Allemagne montent sur le podium. Philippe Rozier, fils de Marcel champion olympique à Montréal, remarque : "La médaille est dans le salon chez mon père, maintenant j'ai la mienne ! C'est un vieux rêve d'enfant. C'est arrivé ! Mon père m'a dit que c'était le plus beau cadeau que l'on pouvait lui faire... quarante ans après." Roger-Yves Bost ajoute : "On y a cru jusqu'au bout. Les chevaux, ce n'est jamais fini. On ne pensait jamais avoir l'or. A priori, il y en avait quatre, cinq meilleurs que nous, on n'était pas favoris."

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La Chine réalise son troisième Grand Chelem consécutif en tennis de table

La Chine en s'imposant par équipes messieurs avec Ma Long, Xu Xin et Zhang Jike face au Japon réalise son troisième Grand Chelem olympique d'affilée en s'adjugeant les quatre titres mis en jeu aux JO à Rio, comme à Beijing en 2008 et à Londres en 2012. Le vainqueur du simple hommes Ma Long aide brillamment son équipe à surmonter un défi plus difficile que prévu proposé par les Japonais, notamment dans le match de double, pour finir sur une victoire 3 à 1. La médaille de bronze revient à l’Allemagne, vainqueur de la République de Corée 3 à 1 également. Auteur du point gagné face à Xu Xin, Jun Mizutani compte bien capitaliser sur l'expérience acquise à Rio : "Disputer des finales aux Jeux Olympiques à ce niveau-là, sans parler de la façon dont nous avons perdu face à la Chine aujourd’hui, a encore plus de valeur pour nous que la médaille d'argent. Cela nous apporte énormément de confiance et j’attends avec impatience Tokyo 2020, avec en tête l’idée que nous pourrons battre les Chinois."

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Kim So-hui et Zhao ShuaI s’approprient les premières médailles d’or du taekwondo

La Sud-Coréenne Kim So-hui s'impose sur le fil en finale des -49 kg après avoir été mise à mal par l'adolescente serbe Tijana Bogdanovic dans la 3e et dernière manche, encaissant quatre points, alors qu'elle avait pris les deux premiers rounds à son compte. Kim l'emporte finalement 7-6 et déclare : "Je ne m’attendais même pas à devenir championne olympique. J’ai vraiment donné tout ce que j’ai pu, et j’ai maintenant la tête dans les étoiles !" La Thaïlandaise Panipak Wongpattanakit et l'Azerbaïdjanaise Patimat Abakarova décrochent les médailles de bronze.

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Le Chinois Zhao Shuai est champion olympique dans la catégorie -58 kg hommes, après avoir battu en finale le Thaïlandais Tawin Hanprab (6-4). Le Dominicain Luisito Pie et le Sud-Coréen Kim Tae-hun décrochent le bronze. Zhao Shuai a fait une entrée fracassante chez les cadors de la discipline en remportant l'or olympique, tout simplement son premier grand titre. L'athlète au physique très longiligne (1,88 m) domine globalement cette finale, même si son adversaire thaïlandais le met en danger avec un coup de pied à la tête dans le 2e round. Mais Zhao Shuai ne tremble pas pour s’imposer 6-4 et devenir le premier chinois champion olympique de taekwondo.

L’Allemagne fait sensation en volleyball de plage féminin sur la plage de Copacabana

Dans le cadre unique de la plage de Copacabana, et devant des milliers de supporters brésiliens, les Allemandes Kira Walkenhorst et Laura Ludwig remportent le premier titre olympique de volleyball de plage de leur pays, en battant assez sèchement les Brésiliennes Agatha Bednarczuk et Barbara Seixas De Freitas (Barbara/Agatha) 2 sets à 0 (21-18; 21-14). Le duo allemand aura beaucoup mieux composé avec le vent qui s’est levé sur la plage de Copacabana juste avant le début de la finale, en servant notamment trois aces quand les Brésiliennes se retrouvent cinq fois à la faute dans ce secteur. Laura Ludwig explique qu’elles ont fait tourner ce paramètre à leur avantage. "Une tempête arrivait, et j’ai pensé, "utilisons là, et créons notre propre tempête. Nous avons juste fait attention à nos passes et à notre mise en place, et dans ces conditions, nous avons été les meilleures. Le point clé était de servir efficacement."

Pour le bronze, la paire américaine formée par Kerri Walsh-Jennings et April Ross se défait des n°1 mondiales brésiliennes Larissa Franca Talita Antunes (Larissa/Talita) en trois sets, 17-21, 21-17, 15-9. Triple championne olympique 2004-2008-2012 avec Misty May-Treanor, Kerri Walsh-Jennings gagne sa quatrième médaille et devient la plus décorée des joueurs et joueuses de volleyball de plage aux Jeux.

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Daniyar Yeleussinov poursuit la domination kazakh surla catégorie des 69 kg

Le boxeur kazakh boxer Daniyar Yeleussinov est sacré champion olympique dans la catégorie des -69 kg en l'emportant en finale face à l'Ouzbek Shakhram Giyasov sur le ring du pavillon 6 Riocentro et à l'unanimité des juges, 3-0. Le Français Souleymane Cissokho et le Marocain sont médaillés de bronze. Daniyar Yeleussinov, âgé de 25 ans, étoffe ainsi son palmarès après avoir été champion du monde des welters en 2013 et vice-champion du monde en 2015. C’est seulement la deuxième fois qu’un pays obtient l’or dans la même catégorie lors de quatre éditions consécutives des Jeux Olympiques, et avec quatre boxeurs différents. Le Kazakh Serik Sapiyev s’était imposé à Londres 2012. Il succédait à Bakhyt Sarsekbayev, vainqueur à Beijing en 2008 alors que Bakhtiyar Artayev l’avait emporté à Athènes en 2004. "C’est notre catégorie de poids, 69 kg, et je viens de le prouver à nouveau. Je ne sais pas vraiment. C’est peut-être que nous avons beaucoup de talent dans cette superbe catégorie", réagit Daniyar Yeleussinov.

L’Indonésie fête l’or du double mixte en badminton

Les Indonésiens Tontowi Ahmad et Liliyana Natsir, tombeurs des tenants du titre chinois du double mixte de badminton en demi-finales, s'adjugent la médaille d'or du double mixte en battant les Malaisiens Chan Peng Soon et Goh Liu Ying en finale sur le court du pavillon Riocentro. Tontowi Ahmad, âgé de 29 ans, et Liliyana Natsir, 30 ans, follement encouragés par un fort contingent de supporters nationaux, ne laissent en fait aucune chance à Chan Peng Soon et Goh Liu Ying, sèchement battus 2-0 (21-14 et 21-12). "Je suis soulagée, fière et folle de joie. C’est la revanche de Londres en 2012, car l’Indonésie a toujours gagné des médailles d’or en badminton, mais là, ça n’avait pas été le cas", observe Liliyana Natsir.

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L'Allemagne et le Brésil en finale du tournoi de football masculin

Sur la pelouse du Maracanã, le Brésil de Neymar pulvérise le Honduras 6-0 pour gagner sa place en finale. L'Allemagne en fait de même à l'Arena Corinthians de São Paulo en disposant du Nigéria 2-0. Ainsi, le Brésil, qui n'a encore jamais gagné l'or olympique, va essayer d'y parvenir le 20 août devant ses supporters, et également tenter d'effacer un douloureux souvenir : le 7-1 concédé face à la même équipe en demi-finale de la Coupe du Monde FIFA 2014 au Brésil.

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