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Justine Brasseur YIS/IOC
Date
12 févr. 2016
Tags
Lillehammer 2016 , JOJ , Actu CIO , Actu CIO

Justine Brasseur à Lillehammer, 22 ans après sa tante Isabelle


La Canadienne Justine Brasseur suit les traces d’Isabelle Brasseur, médaillée de bronze en couples à Lillehammer en 1994. Dans la même épreuve, avec Mathieu Ostiguy, Justine compte bien monter à son tour sur le podium lors de ces IIe Jeux Olympiques d’hiver de la Jeunesse !

Le 13 février prochain, Justine Brasseur et son partenaire Mathieu Ostiguy fouleront la glace de l’amphithéâtre olympique de Hamar pour patiner leur programme court, première partie de la compétition de couples. Vingt-deux ans plus tôt, au même endroit, lors des Jeux Olympiques de Lillehammer, sa tante Isabelle Brasseur en duo avec Lloyd Eisler, remportait la médaille de bronze dans la même épreuve. Sous les yeux de son frère Dominique, le père de Justine !


© Getty

« Le patinage est très présent dans notre famille. Mes parents ont commencé par m’amener aux séances de patinage publique dans un genre de poussette, je parlais à peine, je n''avais pas deux ans. J'ai pointé la glace en signifiant que je voulais patiner également » raconte Justine, 14 ans. « Ma tante, Isabelle m'a remis de minuscules patins faits sur mesure. J'ai alors commencé dans un club pour débuter et quelques temps plus tard, j’ai eu des cours privés. Je patine presque tous les jours depuis ».

Justine, inscrite dans un programme sports-études à Montréal, peut s’entraîner tous les après-midi et explique : « En plus du patinage, je fais du ballet classique ainsi que de l'entrainement hors-glace. Je consacre environ 25 heures par semaine à mon entrainement. J'aime aussi la danse et la musique. Je suis également très studieuse, je considère que les études sont primordiales. Malgré mon horaire chargé, je réussi plutôt bien ».

Sélectionnée en couples dans la jeune équipe du Canada, elle n’a pas encore fait un choix définitif entre cette épreuve et le simple où elle a d’ailleurs remporté une médaille de bronze dans les championnats nationaux « novices » en 2015. « J'ai encore quelques années devant moi avant de choisir », explique-t-elle. En attendant, « je veux me dépasser en apprenant constamment de nouveau éléments. Je veux aller le plus loin possible. Je me dis qu'en visant d'être parmi les meilleures dans mon pays, j'aurai la chance d’obtenir des sélections pour les événements internationaux. Il pourrait y avoir de meilleures que moi sur la scène internationale mais je vivrai alors de merveilleuses expériences en rencontrant pleins de personnes à travers le monde ».

Le hasard faisant bien les choses, Justine Brasseur va disputer sa compétition 22 ans jour pour jour après Isabelle. « C’est difficile à croire » note-elle, « Mes parents y étaient aussi. Ils seront de retour cette année dans la même patinoire, pour m'encourager cette fois. Ma tante Isabelle a de très beaux souvenir de ces Jeux, j'espère en avoir de beaux aussi ». Avec Lloyd Eisler, Isabelle Brasseur avait également remporté le bronze à Albertville en 1992, et le couple avait été sacré champion du monde en 1993 à Prague.

Trop jeune pour avoir vu patiner sa tante, elle a pu l’observer en vidéo et remarque que « certains éléments qu'ils faisaient à l'époque m’impressionnent beaucoup. Elle semblait n'avoir peur de rien ». Et comme tout reste en famille, « Isabelle habite relativement loin de chez moi mais elle m’encourage à chacune de mes compétitions. Elle a une fille, ma cousine Gabriella, qui patine également en couple , donc nous nous encourageons mutuellement. Mes parents sont très présents dans mon sport, il sont là pour moi dans les bons comme dans les moins bons moments ».

C’est aujourd’hui au tour de Justine de connaitre le bonheur de disputer une compétition olympique. « C'est un privilège de représenter mon pays. J'ai reçu les vêtements de l’équipe canadienne, je serai très fière de les porter. Mathieu et moi sommes les seuls représentants du Canada en patinage en couple, nous allons donc profiter pleinement de cette expérience ».

Justine Brasseur IOC/Arnaud Meylan

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