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Journée mondiale des réfugiés : un rappel opportun de l'impact de la pandémie de COVID-19 sur les personnes déplacées et de l'aide que leur apporte, à travers le sport, l'Olympic Refuge Foundation

Olympic Refugee Foundation Olympic Refuge Foundation
Lorsque la pandémie de COVID-19 a contraint le monde au confinement en début d'année, elle a réduit à néant la possibilité pour des populations entières de faire du sport. Il est en effet paradoxal qu'en pleine crise sanitaire mondiale, la pratique sportive et l'exercice, si essentiels à la santé et au bien-être, aient été limités. Un groupe aura souffert plus durement de cette privation : les réfugiés, qui comptent bien souvent sur la pratique d'un exercice physique pour améliorer un tant soit peu leur existence, reprendre confiance en eux et se rapprocher des autres membres de leur communauté.

Ainsi que l'a expliqué Nisreen, une jeune réfugiée de 15 ans installée en Jordanie : "Le plus compliqué avec le confinement mis en place pour lutter contre la propagation de la COVID-19 a été l'absence de pratique sportive et les restrictions imposées au niveau des rassemblements en raison des mesures de distanciation sociale."

Compte tenu de cette situation difficile et sans précédent, le conseil de l'Olympic Refuge Foundation (ORF) a imaginé une réponse pour faire face à ce contexte inédit. Partant du principe que le meilleur moyen de surmonter cette crise serait de chercher des solutions auprès de ceux-là mêmes qu'elle s'efforce d'aider, l'Olympic Refuge Foundation a fait appel à ses partenaires.

Les nombreuses suggestions reçues alors ont incité l'ORF à accorder un financement supplémentaire de 500 000 USD à des projets destinés à venir en aide aux communautés vulnérables.

Olympic Refuge Foundation

Parmi les initiatives soutenues financièrement par l'ORF, citons deux projets, menés en Ouganda et en Jordanie, pour contribuer au bien-être mental et prévenir les violences sexuelles et sexistes, que la pandémie de COVID-19 et les restrictions mises en place sont venues exacerber.

En Ouganda, la Fondation AVSI a ainsi pu lancer le projet SaFE (Strong, Fit and Empowered) dont la mission est d'améliorer le bien-être psychosocial et économique des jeunes et des entraîneurs face à la pandémie de COVID-19. Dans le même temps, l'organisation Youth Sport Uganda a imaginé un modèle de pratique sportive familiale qui sera proposé par des entraîneurs aux réfugiés vivant dans les bidonvilles de Kampala, encourageant les familles à rester chez elles, à renforcer les liens qui les unissent, à désamorcer les tensions et à faire du sport en toute sécurité. 

En Jordanie, l'ONG Generations for Peace a numérisé les principaux éléments du projet financé par l'ORF et intitulé "Sport For Peace, Life Skills and Social Cohesion" (Le sport au service de la paix, des compétences de vie et de la cohésion sociale), lequel est mené dans 108 écoles et 76 centres de jeunesse depuis début 2019. Nisreen, qui a intégré le programme ACCESS proposé par l'ONG Right to Play, elle aussi soutenue par l'ORF, peut à nouveau faire du sport grâce à l'initiative "Play@Home". Cette initiative veille à ce que les participants et leur famille bénéficient d'une assistance pour améliorer leur bien-être psychosocial et que les filles notamment aient accès à des réseaux de protection. 

Yiech Pur Biel, membre de la première équipe olympique des réfugiés formée par le CIO et du conseil de l'ORF, explique à propos de toutes ces initiatives : "Le sport est un outil au service du partage et de la santé."

Alors que nous célébrons la Journée mondiale des réfugiés, rappelons-nous que, si le sport reprend ses droits au sein des communautés, partout dans le monde, des jeunes déplacés de force n'ont pas accès à une pratique sportive sûre. L'Olympic Refuge Foundation réaffirme son engagement à faire en sorte qu'un million de jeunes déplacés de force aient accès au sport en tout sécurité d'ici 2024.

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