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Date
23 sept. 2010
Tags
JOJ

Journalisme, mode d'emploi...


...ou comment mieux comprendre le métier de journaliste.

Vingt-neuf jeunes reporters de chaque continent ont constitué le groupe de participants du programme des jeunes reporters chargés de couvrir les épreuves sportives des premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) en août dernier.

Les jeunes reporters, âgés de 19 à 27 ans, ont passé trois semaines à couvrir les tout premiers JOJ par le biais de tous les moyens journalistiques à leur disposition : presse, TV, radio, photographie et Internet.

Je suis arrivée à Singapour quelques jours avant la cérémonie d'ouverture, après un vol de 17 heures en provenance de Vancouver, haut lieu de l'Olympisme duquel je suis originaire. Je pensais que couvrir les JOJ serait une expérience assez similaire à celle des Jeux à Vancouver auxquels j'avais participé en tant que jeune reporter juste quelques mois plus tôt. J'étais loin du compte.

Ce sont deux mondes complètement différents, avec pour seul point commun les anneaux olympiques. Les JOJ ouvrent de nouvelles perspectives en termes de journalisme pour les 29 jeunes reporters, moi comprise, que les journalistes sportifs olympiques aguerris n'ont pas encore eu l'occasion de découvrir. Nous faisions nos reportages de l'intérieur.

Nous avons eu accès au village des athlètes, une sorte de sanctuaire sportif à l'abri de la presse pour les  athlètes olympiques. Non seulement nous racontions la vie depuis le village olympique, mais nous y vivions également.

Permettre à la presse, qu'elle soit jeune ou non, de faire ses reportages au sein du village olympique de la jeunesse était une véritable gageure. Le programme des jeunes reporters, les JOJ plus exactement, ont joué le rôle d'expérience grandeur nature, laquelle a souvent été qualifiée de vraie réussite.

Nous faisions l'article d'épreuves et de compétitions complètement inédites lors de Jeux Olympiques. Il nous arrivait par exemple de réaliser un jour un reportage TV sur le basketball 3 contre 3, ensuite de prendre des photos d'une épreuve d'escrime par équipes, épreuve dans laquelle les athlètes ont participé par continent, puis de réaliser un reportage pour Internet sur les relais mixtes en pentathlon.

Nous avons beaucoup appris grâce aux professionnels du secteur : comment écrire de longs articles pour la presse écrite, ou de courts scripts destinés à la diffusion et des messages d'une ligne pour les réseaux sociaux. Ce mois d'août fut un mois des plus intenses : il nous fallait prendre les navettes, courir pour accéder aux zones mixtes, poser nos questions et ensuite se dépêcher de réintégrer la salle des médias pour rendre notre travail dans les temps.

Je suis venue à Singapour pour m'améliorer en tant que journaliste. J'en suis repartie grandie. Les épreuves spéciales qui ont fait de ces JOJ une édition à part, notamment si je la compare à mon expérience des Jeux Olympiques à Vancouver, ont ouvert une nouvelle perspective et délivré un message universel véhiculé grâce aux histoires de ces jeunes athlètes des JOJ.

Ces derniers, la plupart concourant à une épreuve olympique pour la première fois, ont tout simplement célébré leur participation à la manifestation. Nous avons ainsi appris grâce à eux que le sport ne se résumait pas à la victoire, que le journalisme sportif allait bien au-delà des classements. Il y est question de personnes, et de leurs histoires.   

Kimiya Shokoohi, reporter JOJ.

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