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JOJ

JOJ – Une affaire de famille pour le clan Esposito

Après avoir assisté aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires 2018 en tant que participante au programme Young Change-Maker, la médaillée d’or du pentathlon moderne à Rio 2016 Chloe Esposito se confie à olympic.org et évoque les liens étroits que sa famille a noués avec les JOJ.


Q. Comment c’était d’être une "Young Change-Maker" aux JOJ de Buenos Aires 2018 ?

R. J’étais très étonnée quand on m’a demandé de participer à ce programme. Lorsque [l’équipe australienne] m’a appelée pour m’annoncer la nouvelle, c’était une grande surprise. Mais c’était quelque chose d’extraordinaire. J’ai adoré regarder concourir les athlètes australiens, faire plus ample connaissance avec eux, passer du temps avec eux et juste m’assoir pour une fois dans les tribunes. C’était une expérience totalement différente pour moi de regarder les athlètes au lieu de concourir. Aujourd’hui je réalise ce que mes parents doivent ressentir lorsqu’ils me regardent ! Je crois que j’étais plus nerveuse de regarder les athlètes concourir que de concourir moi-même ! C’était éprouvant, mais j’ai adoré. Pouvoir leur raconter mon histoire et aussi entendre les leurs et écouter ce qu’ils veulent réaliser, c’était quelque chose de vraiment extraordinaire.

Q. Votre sœur, Emily, a concouru aux JOJ de Singapour 2010 et votre frère, Max, à Nanjing 2014. Vous ont-ils dit à quoi vous attendre ?

R. Oui, et j’avais en fait suivi ma sœur à Singapour, alors je savais plus ou moins à quoi m’attendre, mais les JOJ ont bien sûr évolué depuis. J’ai aussi parlé avec Jess Fox [médaillée olympique du slalom en canoë], qui avait participé au programme Young Change-Maker à Nanjing, et je lui ai demandé comment c’était, donc cela aussi m’a aidée, ce qui était génial. Je crois que les JOJ ont beaucoup aidé ma sœur et mon frère à atteindre leurs objectifs dans leur sport. Emily est allée ensuite aux Jeux du Commonwealth et Max aux Jeux Olympiques, et je suis sûre que cela aidera également tous les athlètes qui ont concouru à Buenos Aires.

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Q. En tant que double olympienne et championne olympique, quelle était votre impression générale des JOJ ?

R. Je les ai trouvés très similaires aux Jeux Olympiques, avec le village des athlètes, les sites de compétition et tout le reste. J’ai remarqué que certains sites étaient un peu plus petits, mais le village m’a rappelé ma vie au village olympique, avec le restaurant et plein d’activités. C’était vraiment cool de voir à quel point c’est similaire.

Q. Y a-t-il eu des moments forts particuliers pour vous aux JOJ ?

R. J’ai adoré suivre le hockey. Je n’avais jamais vu de match de hockey avant. C’est tellement rapide, tellement intense. Ils frappent la balle tellement fort que je croyais toujours qu’ils allaient se la prendre en pleine figure ! Il y avait aussi tant d’autres beaux moments. J’ai fait la connaissance de Tony Hawk. Ça c’était incroyable. Et j’ai beaucoup aimé regarder d’autres sports comme l’haltérophilie. C’était cool. Voir l’émotion sur leur visage, et cette intensité. J’ai adoré.

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Q. Quels conseils avez-vous donnés aux jeunes athlètes ?

R. Je leur ai dit la même chose que ce que je me dis à moi-même, qu’ils ont travaillé dur pour arriver jusqu’ici et qu’aujourd’hui est le grand jour. L’entraînement est le plus dur, la compétition, c’est plus facile. Ils l’ont fait un millier de fois avant, il leur faut juste y aller et montrer ce dont ils sont capables.

Q. Vous avez dit que votre frère et votre sœur ont profité de leur expérience des JOJ pour progresser chez les seniors. Pensez-vous que c’est là un des gros atouts des JOJ ?

R. Oh oui, certainement. Je pense que cela aide les athlètes à entrer dans le monde de la compétition, mais aussi à se mettre dans la tête qu’ils représentent leur pays. Tout le monde dit qu’il faut traiter toutes les compétitions de la même manière, mais il faut aussi vous mettre à ce très haut niveau. Vous ne courez pas simplement autour du terrain de rugby de votre école. Vous êtes là pour représenter votre pays. Alors, je pense que ça aussi ça les prépare pour l’avenir.

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Q. Pensez-vous que cela vous aurait été profitable d’aller aux JOJ avant de concourir aux Jeux Olympiques ?

R. Oui, bien sûr. Je pense que cela m’aurait un peu mieux préparée pour Londres 2012 et peut-être que je n’aurais pas été aussi nerveuse. Je sais que je l’aurais quand même été un peu, mais cela m’aurait beaucoup mieux préparée. Et j’aurais mieux su à quoi m’attendre. Cela aurait été bien.

Q. Outre les liens de votre famille avec les JOJ, vous, votre frère Max et votre père Daniel êtes tous des olympiens. Qu’est-ce que cela fait d’avoir des liens si forts avec les Jeux Olympiques dans votre famille ?

R. C’est génial. Je suis super contente d’être dans une famille de sportifs. Nous nous entraidons, nous nous racontons nos expériences et nos objectifs. Ma mère essaie de minimiser les choses, mais je sais qu’elle est fière de nous, et de mon père olympien lui aussi. C’est quelque chose qu’il a voulu faire toute sa vie et il s’est énormément entraîné pour cela. Il n’a pas eu ce qu’il voulait en raison d’une blessure, alors je pense que de voir Max et moi-même concourir aux Jeux Olympiques et avoir de si bons résultats, c’est vraiment un cadeau spécial pour lui. C’est difficile à expliquer et c’est bizarre aussi de se dire que quasiment tous les membres de ma famille sont des olympiens. Mais je crois que cela nous rapproche et c’est incroyable en fait.

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