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Michael Johnson Getty
Date
29 juil. 1996
Tags
Atlanta 1996 , Actu CIO , Athlétisme

Johnson signe un doublé inédit


Si Donovan Bailey s’illustra au 100 m, le titre de meilleur sprinter d’Atlanta revient sans conteste à un autre athlète. Certes, les performances de Bailey furent spectaculaires et mémorables, mais les exploits de Michael Johnson au 200 m et au 400 m semblèrent repousser les limites du possible.

Johnson détenait déjà le titre de meilleur coureur mondial du 400 m depuis plusieurs années, ayant signé un nouveau record olympique lors de sa victoire à Barcelone quatre ans plus tôt. Sa domination sur le 200 m était plus récente, mais tout aussi spectaculaire : pendant deux ans, il ne connut quasiment aucune défaite, il devint champion du monde et établit un nouveau record qui allait rester inégalé 17 ans.

Personne n’avait jamais gagné le 200 m et le 400 m lors d’une même édition des Jeux, et la programmation des deux épreuves à Atlanta rendait le défi encore plus difficile. Mais Johnson, confiant, était bien déterminé à entrer dans l’histoire.

Johnson Michael Getty

Le jour du 400 m, il était indéniablement en grande forme. Il réalisa les meilleurs temps en quart de finale et en demi-finale puis, une fois sa place en finale assurée, il lança ses chaussures vers la foule. Pour sa course à la médaille d’or, il se présenta chaussé d’une paire de pointes dorées qui ne laissaient plus aucun doute sur son objectif. Son assurance s’avéra entièrement justifiée. Sa victoire sembla en effet inévitable tout au long de la course, qu’il remporta avec presque une seconde d’avance : l’écart le plus large jamais vu lors d’une finale olympique du 400 m.

Le 200 m s’annonçait plus compliqué. Le Namibien Frankie Fredericks avait vaincu Johnson deux semaines à peine avant les Jeux et même si l’Américain restait le favori, certains craignaient qu’il ne soit fatigué après ses exploits au 400 m.

La qualification en finale ne fut qu’une formalité pour l’un comme pour l’autre. Toutefois, lorsque Johnson trébucha légèrement en quittant les starting-blocks, Fredericks sembla prendre l’avantage.

Mais Johnson avait de la ressource. Il commença à distancer ses adversaires à mi-course, creusa l’écart, et lorsqu’il franchit la ligne d’arrivée, le chronomètre indiquait 19 s 32, un nouveau record mondial tout simplement incroyable. Fredericks, en seconde place, enregistra un temps de 19 s 68. Deux mois auparavant, cette performance aurait également constitué un nouveau record mondial. Ato Boldon termina troisième et alla immédiatement féliciter Johnson, faisant même une révérence pour lui témoigner son respect.

Quatre ans plus tard, à Sydney, Johnson se blessa lors des sélections américaines pour le 200 m et ne put défendre son titre. Il prit cependant le départ du 400 m et triompha à nouveau, avec cette fois plus d’une demi-seconde d’avance.

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