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Date
25 sept. 2000
Tags
Sydney 2000

Johnson récidive et entre au panthéon des géants de la piste

Comment mesure-t-on la grandeur d’un ou d’une athlète ? À ses résultats et à ses médailles, certes, mais pas seulement. Il y a aussi son aura, sa réputation et la façon dont il ou elle se comporte. Les véritables grands possèdent un petit quelque chose extraordinaire en plus, qui électrise le public et peut intimider leurs adversaires. Michael Johnson fait partie de ces grands.


Quatre ans plus tôt, le sprinteur américain a réalisé le doublé 200 m - 400 m, mais en Australie, il décide de se concentrer uniquement sur le tour de piste. Johnson est le quadruple tenant du titre mondial sur 400 m, et en 1999, il a fini par battre le record du monde datant de onze ans, en signant un chrono de 43’’18.

Dire qu’il est le favori pour l’or à Sydney est donc un doux euphémisme. Pour la plupart des supporters, il est impensable qu’il puisse échouer.

De nombreux athlètes pourraient être affectés par ce genre de pression, mais pas Johnson, réputé pour sa détermination et pour sa faculté à rester concentré au plus fort de la pression. Ce n’est pas qu’un coureur extraordinaire, mais également un homme qui a beaucoup de recul sur son sport.

Il se promène lors des séries, puis en quarts de finale, avec une telle aisance que c’est à peine s’il transpire.

Son camarade américain Alvin Harrison établit le meilleur chrono lors de chaque tour, se posant ainsi en principal adversaire de Johnson. D’ailleurs, en demi-finale, Harrison bat Johnson sur la ligne, laissant penser un peu plus que le tenant du titre pourrait avoir un véritable adversaire. Y aurait-il une faille dans son armure ?

En finale, Johnson effectue un départ lent, puisqu’il est le dernier à quitter ses starting-blocks. Il se reprend toutefois suffisamment pour rattraper les hommes de tête à l’entrée de la dernière ligne droite, mais à 100 m de l’arrivée, rien n’est encore joué. C’est alors que Johnson fait parler son incomparable pointe de vitesse.

Il laisse tout simplement ses adversaires sur place, prend un mètre d’avance, puis deux, puis encore plus pour franchir la ligne avec quelque quatre mètres d’avance et plus d’une demi-seconde sur Harrison, second. À 33 ans, il devient ainsi le premier homme à remporter le titre olympique deux fois, et consolide sa place parmi les légendes de l’athlétisme et des Jeux Olympiques.

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