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IOC
Date
12 févr. 1968
Tags
Grenoble 1968 , Patinage , Patinage de vitesse , Pays-Bas ,

Johanna Schut lauréate surprise du 3000 m de patinage de vitesse

Le 3 000 m féminin de patinage de vitesse de Grenoble fut une épreuve rapide, spectaculaire et pleine de surprises, au cours de laquelle les dix premières ont battu le record olympique, affichant ainsi les progrès remarquables de la discipline.

Deux éléments provoquèrent la surprise : le nom de la gagnante et la météo. En fait, les deux étaient probablement liés, puisque l’une des favorites fut perturbée par la pluie alors que la lauréate put patiner sous un ciel pur et dans des conditions parfaites.

Johanna « Ans » Schut avait remporté le 3 000 m aux championnats du monde peu avant les Jeux, mais c’est sa coéquipière néerlandaise Stien Kaiser qui avait davantage les faveurs du pronostic. Elle était devenue championne du monde l’année précédente et avait également établi trois records du monde, dont le plus récent quelques jours à peine avant l’ouverture des Jeux.

C’est une troisième patineuse néerlandaise, Wil Burgmeijer, qui déclencha les hostilités dès la première paire en améliorant le record olympique de plus de neuf secondes.

Johanna Schut, qui patinait dans la cinquième paire, jeta toutes ses forces dans la bataille et termina sous les cinq minutes, même si son chrono restait en-deçà du record du monde de Kaiser.

Il appartenait ensuite à cette dernière de frapper un grand coup, mais lorsqu’elle pénétra sur la glace au sein de la douzième paire, les conditions avaient changé et jouèrent en sa défaveur. La pluie avait commencé à tomber et Kaiser ne fut jamais dans le rythme. Aux 1 000 m, elle accusait quatre secondes de retard et ne fut jamais en mesure de combler ce handicap. Elle termina finalement troisième, devancée pour la médaille d’argent par la Finlandaise Kaija Mustonen.

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