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Date
05 août 1984
Tags
Los Angeles 1984 ,

Joan Benoit rebondit vers le tout premier titre du marathon

Même si les États-Unis furent inondés de médailles d’or aux Jeux Olympiques de 1984 à Los Angeles, rares furent les vainqueurs aussi populaires et touchants que Joan Benoit.


Le marathon féminin n’avait encore jamais connu les honneurs des Jeux olympiques de l’ère moderne et avait été rarement couru précédemment en raison de ses supposés dangers pour la santé.

La plus longue des courses fut toutefois incorporée au programme de 1984 et malgré les absentes, boycott oblige, le plateau était de niveau mondial.

Joan Benoit se présenta au départ en tant que détentrice de la meilleure performance mondiale absolue, mais sa petite forme ne lui autorisait guère d’espoirs de victoire en cette journée ensoleillée du mois d’août.

Elle s’était signalée comme une concurrente de taille sur la distance en 1983, lorsqu’elle avait balayé le meilleur chrono mondial en remportant le marathon de Boston.

Lorsque les sélections olympiques américaines arrivèrent l’année suivante, elle n’avait toutefois pas couru le moindre marathon depuis et récupérait tout juste d’une opération du genou qu’elle avait subie trois semaines plus tôt, après s’être blessée à l’entraînement.

Elle remporta néanmoins les sélections avec une marge de sécurité et ses sorties précédentes suffisaient pour la ranger parmi les favorites. La présence d’athlètes telles que les Norvégiennes Grete Waitz et Ingrid Kristiansen ainsi que la Portugaise Rosa Mota, allait pourtant lui compliquer la tâche.

La première nommée avait été sacrée championne du monde l’année précédente à Helsinki, avec une avance considérable de trois minutes et de surcroît, elle n’avait jamais été battue sur les 42,195km. Quand à sa compatriote Ingrid Kristiansen, elle avait remporté au début de cette année 1984 le premier de ses quatre marathons de Londres, alors que Rosa Mota était la championne d’Europe en titre.

Quoi qu’il en soit, Joan Benoit décida de mener sa propre course, et sa joie lorsqu’elle pénétra dans la ligne opposée du Colisée de Los Angeles constitua l’un des moments les plus émouvants de ces Jeux.

Elle ôta sa casquette blanche à la visière retournée et l’agita pour remercier le public, puis entra dans la dernière ligne droite au moment même où Grete Waitz, déçue, pénétrait dans le stade en seconde position.

Joan Benoit franchit la ligne d’arrivée dans un vacarme assourdissant, entrant ainsi dans l’histoire comme la première championne olympique du marathon. Grete Waitz suivait à une minute et demie, et Rosa Mota s’octroyait le bronze.

Elle gagna le marathon de Chicago l’année suivante mais ne retrouva jamais les sommets qu’elle avait tutoyés à Los Angeles, continuant toutefois à participer à des marathons relevés, bien après la cinquantaine.

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