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Date
29 juil. 2008
Tags
Actu CIO , Beijing 2008

JO 2008 : Beijing renoue avec son âge d'or


Le patrimoine culturel historique de Beijing renoue avec son âge d'or, avant même le début des Jeux Olympiques. L'événement tant attendu des Jeux a été le moteur d'un vaste programme de rénovation d'anciens bâtiments et de monuments au cœur et à l'extérieur de la capitale chinoise. Ces huit dernières années, plus d'un milliard de yuans (environ 140 millions de dollars américains) ont été dépensés pour redonner leur beauté d'antan aux plus importants vestiges historiques et culturels de Beijing et permettre ainsi d'accueillir le flot d'athlètes, de visiteurs et de médias pour les Jeux Olympiques.
 
Un programme de restauration de grande ampleur
Selon M. Kong Fanzhi, directeur du Bureau du patrimoine culturel de Beijing, cette somme est égale au montant total dépensé au cours des 110 années précédant 1990. Le programme de restauration couvre plusieurs sites reconnus au patrimoine mondial de l'UNESCO – le Palais d'été, la Cité interdite, le Temple du Ciel, le site de l'Homo erectus pekinensis et les Tombeaux Ming. Des rénovations ont également été entreprises dans de nombreux parcs impériaux, des bâtiments religieux et les ruelles traditionnelles dites "hutong". Un exemple notable a été la restauration de l'axe central de Beijing, de 7,8 km de long, la fameuse Porte de Yongdingmen, qui avait été démolie en 1957.  
 
La culture traditionnelle, "meilleure carte de visite de Beijing"
L'emplacement des deux principaux sites olympiques – le stade national (Nid d'oiseau) et le centre national de natation (Cube d'eau) – a même dû être déplacé pendant leur construction en raison de la découverte de deux temples anciens. Ces dernières semaines ont vu la réouverture du Palais de l'harmonie suprême, le plus grand édifice de la Cité interdite, ainsi que celle du Collège impérial du 14ème siècle et du Temple de Confucius situés dans le Yonghe Lamasery. "Forts de notre expérience, nous pouvons affirmer que la culture traditionnelle de Beijing est son meilleur atout, bien plus que la modernité," a déclaré Kong Fanzhi, lors de la réouverture des édifices lamasery.
 
Un travail de restauration encadré pour s'assurer que l'authenticité est respectée
L'UNESCO a encadré le travail de restauration des sites classés au patrimoine mondial. En outre, elle a organisé une consultation en mai 2007 avec les autorités chinoises, leurs experts en conservation, ceux de l'agence des Nations Unies et des organes internationaux de conseil. Cette consultation visait à discuter des techniques de conservation utilisées pour la restauration de la Cité interdite afin de veiller à ce que celle-ci se fasse dans le respect de l'authenticité du site.
 
Faire du patrimoine l'objectif n°1 : un travail de longue haleine
Beatrice Kaldun, spécialiste du programme culturel du bureau de l'UNESCO à Beijing, salue les "efforts considérables" des autorités chinoises ces dernières années, efforts qui sont reflétés par les sites inscrits au patrimoine mondial tels que le nouveau site culturel des Tulou de Fujian, avec ses traditionnelles maisons de terre. "Toutefois, mettre le patrimoine au tout premier rang, c'est-à-dire au même niveau que l'économie, est un travail de longue haleine, et la Chine ne fait pas exception à la règle," ajoute-t-elle. "De fait, faire du patrimoine et de sa protection une question importante pour tous, jeunes compris et non plus seulement pour un petit groupe restreint d'experts et de mécènes, est certes une tâche ardue, mais c'est aussi un défi intéressant et capital pour l'UNESCO."
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