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IOC/Arnaud Meylan
Date
21 févr. 2017
Tags
JOJ , Lillehammer 2016 , Actualités Olympiques

Jeunes et brillants : rencontre avec les Ambassadeurs des JOJ qui veulent changer le monde

Un an après les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Lillehammer 2016, Eric Mitchell et Josefina Salas, jeunes Ambassadeurs des JOJ, n’ont pas perdu de temps pour exercer leur influence sur le sport et la société. De la mise en valeur des questions LGBT et de leur intégration à celles de l’approche fondamentale du sport professionnel, le Canadien et la Chilienne ont relevé le défi et fait avancer les choses.

Les sportifs d’élite déclarent souvent qu’ils gagnent leur vie en faisant ce qu’ils aiment. Maintenir cet équilibre entre passion et profession une fois qu’ils ont quitté l’arène sportive relève de l’exploit. Le Canadien Eric Mitchell, sauteur à ski aux Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver 2010, et la Chilienne Josefina Salas, ancienne slalomeuse de niveau international – tous deux ont été Jeunes ambassadeurs (JA) du CIO aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Lillehammer 2016 – semblent pourtant sur le point d’y parvenir.

IOC/Jason Evans

« Les endroits où on peut donner de son temps ne manquent pas et je m’applique à faire en sorte d’avoir un maximum d’impact », dit Eric Mitchell, qui a commencé à travailler comme associé dans la multinationale Ernst & Young (EY), l’an dernier en septembre, quelques mois à peine après les JOJ.

« J’aime ce que fait EY. J’ai besoin des compétences que je suis en train d’acquérir ici, le savoir-faire financier et le leadership. J’espère pouvoir m’en servir un jour pour rendre au monde du sport ce qu’il m’a donné », ajoute-t-il.

IOC/Arnaud Meylan

Il n’a pas une minute à lui. Tout son temps libre est consacré au développement du sport au niveau de la société, plus spécifiquement par rapport aux questions LGBT et d’intégration. À 24 ans, Eric est ambassadeur et fondateur du programme One Team du Comité National Olympique canadien.

« Au niveau des jeunes, nous travaillons à la création d'opportunités pour que davantage d’athlètes LGBT puissent pratiquer un sport », explique-t-il. Et d’ajouter : « Je pense que nous devons faire un peu plus de place aux athlètes LGBT et proposer davantage d'options pour les intégrer. » Le Canadien a effectué son coming out en 2015, deux ans après avoir quitté les tremplins de saut à ski.

Beaucoup de points communs existent déjà entre son nouveau travail et sa passion. « Chez EY, nous disposons d’un super groupe qui travaille avec le réseau professionnel des athlètes féminines et nous avons recruté six athlètes qui étaient à Rio (aux Jeux Olympiques de 2016) car il existe un grand potentiel de leaders parmi les athlètes. Plus je peux m’investir dans des programmes comme celui-ci, et soutenir le leadership et la gouvernance, et mieux c’est », dit-il.

Son homologue Jeune ambassadrice, Josefina Salas, a envie de s’embarquer sur le même chemin. « Je suis une grande passionnée de sport, mais en même temps, j’aime vraiment l’ingénierie et tout ce qu’elle peut apporter dans la vie », dit la jeune femme de 22 ans qui va entamer en mars sa cinquième et dernière année d’études d’ingénieur à l’Université catholique de Santiago.

Elle a déjà commencé à chercher comment concilier les deux. « À l’heure actuelle, j’essaye de monter un projet dans mon université, un laboratoire d’innovation sportive », dit-elle.

IOC/Laura Godenzi

« Le Chili n’est pas très professionnel (dans son approche) dans de nombreux sports, peut-être parce que ce n’est pas quelque chose qui fait partie de la vie quotidienne des Chiliens. Aussi, je suis vraiment persuadée que si nous développons une technologie qui aide le sport, ce dernier occupera plus de place dans la vie des gens. »

Les deux anciens athlètes s’accordent sur le fait qu’avoir été Jeune ambassadeur à Lillehammer a constitué un tremplin pour leur seconde carrière. L’an dernier, Josefina Salas a été élue conseillère académique de son école d’ingénieurs à Santiago, un poste qui a donné un véritable coup de fouet à son projet favori.

« C’est vraiment un rôle représentatif important. Je siège avec le doyen et je fais partie de différentes commissions. Par ce biais, j’aimerais pouvoir soutenir la création de ce laboratoire d’innovation sportive », ajoute Josefina Salas qui est cependant catégorique : sans son expérience des JOJ, elle n’aurait même pas songé à présenter sa candidature.

Pour Eric Mitchell, Lillehammer 2016 a transformé sa façon de fonctionner. « Être Jeune ambassadeur me donne les outils et les connaissances pour pouvoir dire devant ma communauté "J’étais athlète et aujourd’hui je suis JA pour le CIO", et parler de l’importance du sport dans de nombreux domaines de la vie », dit le Canadien.

Il a déjà commencé à donner corps à ses ambitions par des actes. En 2015, Eric a présenté le programme One Team au One Young World Summit 2016 à Ottawa. Une occasion, selon lui, de « faire entendre notre voix à un public un peu différent. »

Avec tant de choses en commun, il n’est pas surprenant qu’Eric et Josefina soient en contact, le programme JA + offrant une plateforme idéale. « C’est un groupe vraiment sympa, on se serre les coudes, on échange des idées… et nous travaillons les uns les autres à ce que chacun reste impliqué et motivé », souligne Eric.

IOC/Arnaud Meylan

Ni l’un ni l’autre n’a peur de déclarer que son ambition ultime est nichée dans les plus hautes sphères de l’administration sportive. « Il y a toujours dans un coin de ma tête une voix qui réfléchit aux moyens d’être impliqué dans le sport, mais sans être athlète », dit Josefina Salas en riant.


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