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Date
27 juin 2017
Tags
JOJ , canoë Slalom , Actualités Olympiques

Jessica Fox garde de bons souvenirs des JOJ

La rameuse australienne Jessica Fox a remporté l'or en slalom (K1) aux tout premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) en 2010. À peine deux ans plus tard, elle pagayait à nouveau pour décrocher l'or aux Jeux Olympiques de Londres 2012.

Elle a finalement remporté l'argent en K1 derrière la Française Émilie Fer, et est repartie de Rio l'année passée avec une autre médaille olympique en finissant troisième derrière l'Espagnole Maialen Chourraut et la Néo-Zélandaise Luuka Jones. Pour nous, elle a accepté de revenir sur son expérience aux JOJ de Singapour et sur la manière dont cette manifestation avait ouvert la voie à ses autres succès olympiques.

Près de sept ans se sont écoulés depuis ta participation aux tout premiers JOJ à Singapour. Après réflexion, que penses-tu de ton expérience sur place à l'époque ?

Je n'arrive pas à croire que cela fait déjà sept ans. Singapour 2010 a été une nouvelle expérience. Il s'agissait des premiers JOJ et personne ne savait réellement à quoi s'attendre. Lorsque nous sommes arrivés sur place, c'était incroyable. Le village des athlètes (situé sur le campus de l'université) était énorme, assez conforme à une édition des Jeux Olympiques. J'ai aimé l'expérience – c'était nouveau et nous apprenions énormément alors que nous découvrions tout au fur et à mesure.

Bon nombre des activités du programme "apprendre et partager" étaient également organisées dans le village des athlètes – as-tu pu participer à l'une d'entre elles ?

Oui. J'ai adoré le village des cultures du monde, lequel présentait tous les pays du monde. Vous alliez là-bas, vous en appreniez un peu sur la culture et l'histoire d'un pays et c'était très intéressant. J'avais 16 ans à l'époque et j'avais le sentiment d'avoir pas mal voyagé mais il y avait des pays dont je n'avais jamais entendu parler, et encore moins visité. C'était également super de rencontrer des athlètes de tous ces pays et de découvrir leurs histoires, leurs modes de vie, cela a été une vraie révélation. Je pense que c'était une expérience vraiment positive et enrichissante à vivre à l'âge de 15 ou 16 ans.

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As-tu réussi à garder le contact avec certains des athlètes que tu as rencontrés à Singapour ?

Je suis toujours en contact avec la plupart des athlètes des JOJ, en particulier avec les autres rameurs comme Jiří Prskavec, qui était médaillé de bronze en 2010 et a aussi remporté le bronze l'année passée à Rio. Je suis très amie avec certains – notamment de la délégation australienne mais qui pratiquent d'autres sports. Nous nous sommes un peu perdus de vue après Singapour mais lorsque nous préparions les Jeux Olympiques l'année passée, nous nous sommes tous retrouvés. C'était sympa de se revoir et de constater les progrès de chacun. Avoir été en lice aux JOJ ensemble a permis de créer une jolie petite communauté. Nous avons tous partagé cette expérience unique et avons vécu un moment fabuleux. Nous rions en repensant aux choses que nous avons faites et à quel point nous étions jeunes. 

Gardes-tu en mémoire des souvenirs particuliers de Singapour ?

L'Australie avait une assez grande délégation et notre bâtiment au village des athlètes était décoré par de nombreux drapeaux et bannières, une façon de dire "c'est chez nous". Je me rappelle être arrivée le premier jour et d'avoir vu ça puis de recevoir nos uniformes, j'ai trouvé cela vraiment super car c'est génial de faire partie d'une si grande équipe d'autant plus que j'ai toujours concouru dans un sport très individuel. Une fois l'expérience à Singapour terminée, je voulais revivre cela un jour, je voulais faire à nouveau partie de la délégation australienne à une édition des Jeux Olympiques.

Cela t'a pris seulement deux ans pour vivre à nouveau cette expérience aux Jeux Olympiques de Londres 2012 et remporter une médaille d'argent. Penses-tu que l'expérience à Singapour t'a aidée à te préparer pour Londres ?

Assurément car tout le monde parle de l'ampleur des Jeux Olympiques, avec des aspects tels que le village, la couverture médias et la foule, et à quel point cela peut vous distraire si vous n'y êtes pas préparés. De toute évidence, Singapour était à une moindre échelle, mais cela signifiait que je savais à quoi m'attendre. Lorsque je suis arrivée à Londres, je me suis dit : "oui, j'ai déjà fait ça avant". Je n'étais pas aussi distraite que je l'aurais été [si je n'avais pas vécu Singapour]. Je savais comment tout fonctionnait et je pense que cela m'a vraiment aidée.

Tu as réussi à transmettre un peu de ton expérience aux jeunes athlètes lors des JOJ de Nanjing 2014 lorsque tu étais jeune ambassadrice pour la délégation australienne…

Le Comité National Olympique australien souhaitait envoyer quelqu'un qui avait été aux JOJ, à une édition des Jeux Olympiques et pouvait être une source d'inspiration, un mentor pour les jeunes athlètes. C'est le rôle que j'ai joué, il s'agissait d'être plus qu'un mentor, d'être en fait un genre de grande sœur. Je ne voulais pas que les jeunes me voient comme quelqu'un du personnel, mais plutôt comme une personne vers qui ils pouvaient aller et à qui parler facilement et librement, de la pression pour leur compétition ou de leurs préparatifs bref de tout et de rien. J'ai essayé de les aider en partageant ma propre expérience aux JOJ. Je pense qu'ils ont apprécié le fait que j'étais accessible et amusante. Je suis toujours en contact avec certains de ces jeunes athlètes – d'aucuns ont pris leur retraite sportive et s'épanouissent dans une autre carrière, et d'autres étaient à Rio. Je suis persuadée qu'ils seront à Tokyo en 2020.

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Quels conseils donnerais-tu aux futurs athlètes des JOJ ?

Je leur conseillerai de saisir cette occasion et d'en profiter au maximum. C'est une expérience si précieuse de pouvoir concourir sur cette scène internationale, de faire partie d'une équipe, d'être dans l'ambiance olympique et également d'en apprendre davantage sur les valeurs olympiques. Il y a tellement à découvrir et je pense que c'est très important en tant que jeune athlète. Il n'est pas seulement question de sport et de médailles remportées, il y est aussi question de sportivité, d'informations sur la parité hommes-femmes ainsi que sur des questions telles que le dopage et l'arrangement des matchs. La compétition tient évidemment une grande place dans la manifestation, mais il s'agit aussi d'apprentissage, de tirer parti de l'expérience, de partager, de faire partie d'une équipe et d'être avec d'autres athlètes d'autres sports et d'autres cultures.

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