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Sedrick Nemeth
Date
20 mars 2018
Tags
Olympic Art Project
Olympic Art Project

Jean-Blaise Evequoz

Né à Sion, en Suisse, Jean-Blaise – également appelé JBE – est un escrimeur et peintre suisse, qui a remporté la médaille de bronze d’escrime lors des Jeux Olympiques de Montréal, en 1976. 

Après avoir terminé ses études de droit, il décide de se lancer dans la peinture et obtient sa licence en beaux-arts à Florence. C’est aux côtés d’Al Oerter qu’il devient plus tard l’un des membres fondateurs du mouvement de l’Art des olympiens, lequel rassemble d’anciens athlètes olympiques devenus artistes. "Je n’ai jamais oublié la devise latine, Mens sana in corpore sano (Un esprit sain, dans un corps sain), qui est la mienne depuis mes premiers entraînements".

Jean-Blaise n’a en effet jamais cessé de pratiquer l’escrime et accompagne maintenant de jeunes escrimeurs talentueux, lors de compétitions internationales. Il n’hésite jamais à tirer quelques estocades avec eux pour les stimuler. "Le sport m’a appris que le talent sans le travail n’est qu’une sale manie. Je vis pour la peinture et, pour moi, c’est une aventure formidable, qui se poursuit avec les Jeux Olympiques et me permet de partager ma passion avec la même énergie que les olympiens". Son art est désormais reconnu au niveau international et il expose ses œuvres dans le monde entier.


Cette expérience est l'ouverture pour tous les artistes olympiens de communiquer les valeurs communes entre le sport et l'art. Jean-Blaise Evequoz
Interview
Que pensez-vous de cette expérience ? Quel est votre sentiment général ?

FPour moi c'était simplement extraordinaire d'être invité par le CIO aux JO en Corée. Je me suis senti comme l'athlète à Montréal. J'ai réussi à aller aux JO mais je veux une médaille!

La réussite de cette première expérience était pour moi extrêmement importante. Avec les compliments que j'ai reçu en quittant le village des personnes qui m'avaient fait confiance, j'ai eu l'impression de repartir avec une médaille autour du cou.

Comment les athletes ont-ils réagi quand ils vous rencontraient sur le terrain ? Est-ce qu’ils participaient ?

Cette expérience est l'ouverture pour tous les artistes olympiens de communiquer les valeurs communes entre le sport et l'art. Mon sentiment de réussite est comblé par l'enthousiasme des membres du CIO et du WOA . Je me réjouis de continuer à œuvrer pour ce magnifique challenge.

D’après vous, est-ce que les athlètes ont adhéré à cette initiative artistique ?

Etant donné que c'est une première, je pense que nous avons démontré que ce programme avait tout son sens et un potentiel énorme. Chaque athlète qui a participé à notre projet communiquait un enthousiasme et un réel plaisir. C'était vraiment encourageant pour la suite.

Est-ce que ce projet changera votre appréhension de l’art olympique dans le futur ?

Je suis convaincu que nous venons d'ouvrir une porte qui ne se refermera plus. L'idéal de De Coubertin était art et sport. Dans le village cette idée va faire son chemin dans l'information auprès de toutes les fédérations et de tous les athlètes, j'en suis convaincu et je vais œuvrer encore dans ce sens.

Quel a été le moment le plus compliqué ?

Le réel challenge était de réussir à ouvrir la porte pour le futur. L'accueil du CIO et du WOA est la preuve du bienfondé de cette aventure. Je suis reparti comblé de la Corée avec la conviction que ce n'est qu'un début, qu'il y a beaucoup à faire mais que c'est merveilleux d'avoir eu la chance qu'on me fasse confiance et d'avoir été à la hauteur.

Et le moment le plus mémorable que vous garderez toujours à l’esprit ?

J'ai tellement de bons souvenirs que c'est difficile de trier. Je dirai que d'être accueilli sur le podium de l'assemblée officielle du CIO. J'avais le sentiment de faire partie de cette grande famille pas seulement à cause de ma médaille mais grace aux amitiés construites. Et que d'être là par ma passion artistique c'était simplement magique.

Quels enseignements tirez-vous de cette expérience ?

Je n'enlèverai rien à cette magnifique expérience. Ce n'était pas facile de mettre en place et de développer le projet mais la difficulté ne fait qu'augmenter le plaisir. Chaque sportif le sait bien.

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