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Jason Lamy-Chappuis : Retour aux sources !

Bruno Cuaz
Les JOJ de Lausanne 2020 sont un moment particulier pour le Français Jason Lamy-Chappuis, 33 ans, champion olympique du combiné aux Jeux de Vancouver, et qui est venu assister aux compétitions de saut et de combiné dans le stade qui porte son nom, aux Tuffes dans le Jura français.


Qu’est ce que vous ressentez ici avec ces jeunes athlètes dans un stade qui porte votre nom?

Cela me fait plaisir compte tenu du nombre d’heures que j’ai passées ici à m’entraîner. Ca me rappelle de très bons souvenirs. Le stade s’est développé de manière magnifique. Je me souviens de la toute petite cabane dans laquelle on se changeait. Cela me fait aussi plaisir d’être aux JOJ parce que la première épreuve internationale à laquelle j’ai participé c’était le Festival Olympique de la Jeunesse Européenne à Bled en 2003. C’est vraiment ce qui m’a donné envie de continuer. Je me suis rendu compte que c’était possible d’atteindre le haut niveau. Et ça m’a donné l’envie de faire les Jeux Olympiques plus tard. C’était vraiment le point de départ de ma carrière.

Etes-vous surpris de l’engouement populaire avec 6500 spectateurs hier et plus de 3000 aujourd’hui?

Je ne suis pas surpris parce que dans la région il y a vraiment de l’engouement pour les sports nordiques et quand l’organisation est aussi belle, c’est une réussite. Je ne m’attendais quand même pas à voir autant de monde. C’est aussi un événement olympique.

Vous avez un rôle d’ambassadeur pour ces JOJ. Comment voyez-vous votre rôle?

Pour moi, ce rôle d’ambassadeur c’est la transmission. Essayer de faire le lien entre les athlètes, le public et les jeunes. Ce matin, j’étais avec des enfants des écoles pour des initiations au ski. Je suis venu aussi avec ma médaille d’or pour leur montrer et leur expliquer quelles sont les valeurs de l’olympisme. Demain, je vais être auprès de jeunes enfants hospitalisés. Je vais aussi rencontrer des jeunes athlètes pour leur expliquer ce que représente l’organisation de ce type d’événements.

Jason lamy lausanne 2020 Bruno Cuaz

Que pensez-vous de ces JOJ qui n’existaient pas à votre époque?

C’est vraiment une très bonne idée, totalement dans les valeurs de l’olympisme. Cela permet de combiner la jeunesse, l’éducation et le fair play. Certes, il y a de la compétition mais l’accent est aussi porté sur l’éducation et cela me semble très important.

Parmi les valeurs de ces JOJ, il y a la parité entre femmes et hommes. Qu’en pensez-vous dans votre sport où il n’y a pas encore de coupe du monde féminine?

Je suis super heureux de voir qu’ici, il y a des compétitions mixtes. J’ai parlé avec des représentants de la FIS et tout le monde est décidé à voir se développer le combiné nordique féminin. On voit ici que le niveau des filles en saut à ski progresse rapidement. Plusieurs d’entre elles sont déjà en coupe du monde.

On est obligé de parler de votre reconversion professionnelle. Vous êtes désormais pilote chez Air France ?
Juste après les Jeux Olympiques de PyeongChang, j’ai fait le test de sélection pour entrer chez Air France. J’ai tout réussi, j’ai fait la formation et désormais cela fait huit mois que je suis co-pilote sur des moyens courriers. C’est génial, je découvre un tout autre monde. Un jour sur deux, c’est moi qui pilote mais c’est le commandant de bord qui prend la décision finale. Je suis allé à Moscou, à Tel Aviv. C’est le plus beau bureau du monde. On voit le soleil tous les jours…
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