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PyeongChang 2018

Ireen Wüst, la plus jeune à Turin, la plus décorée à Sotchi, et ce n’est pas fini !

À 27 ans, la patineuse de vitesse néerlandaise Ireen Wüst était déjà octuple médaillée olympique, et a été l’athlète la plus décorée des Jeux d’hiver de Sotchi 2014. Elle ne s’est pas arrêtée en si bon chemin, et pourrait placer la barre encore plus haut à PyeongChang 2018.

Dans un pays qui domine le patinage de vitesse mondial et compte 35 de ses 37 médailles d'or aux Jeux d'hiver (et 105 sur un total de 110) dans ce sport, Ireen Wüst s'est déjà fait une place à part. Son parcours doré commence sur l'Ovale Lingotto de Turin le 12 février 2006 lorsqu'elle devient à 19 ans championne olympique sur 3 000 m. C'est sa toute première victoire internationale. Elle devient la plus jeune championne olympique néerlandaise de l'histoire en patinage de vitesse. Ireen Wüst remporte également le bronze sur 1 500 m lors de ces Jeux de 2006. Elle est élue "sportive néerlandaise de l'année".  "Cette victoire à Turin en 2006 fut incroyable. Je n'avais jamais rien gagné auparavant et là, pour ma première course olympique, j'ai remporté l'or. Même si je regarde la course aujourd'hui, je ne peux pas croire que je l'ai fait. Ce fut un sentiment fantastique", racontera-t-elle.

 

Championne du monde toutes distances à Heerenveen (Pays-Bas) en 2007, médaillée d'argent à Berlin en 2008, médaille d'or sur 1 000 m et 1 500 m aux Mondiaux simple distance de Salt Lake City 2007 et de la poursuite par équipes à Nagano en 2008, championne d'Europe toutes distances à Kolomna (Russie) en 2008, Ireen Wüst se maintient au sommet avant d'aller gagner son deuxième titre olympique sur l'Ovale de Richmond à Vancouver le 21 février 2010 en battant la Canadienne Kristina Groves de 25 centièmes de seconde sur 1 500 m.

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Toujours plus haut

Sur la route des Jeux de Sotchi, Ireen Wüst monte la barre encore plus haut : championne du monde toutes distances 2011, 2012 et 2013, ainsi que du 1 500 m, du 3 000 m (2011, 2013) et de la poursuite par équipes (2013). Les mondiaux simple distance 2013 se déroulent par ailleurs dans l'arène Adler de Sotchi à un an des compétitions olympiques.

Au milieu du festival de l'armada orange, qui amasse 23 médailles dont huit en or entre le 8 et le 23 février 2014 sur la glace de l'ovale Adler, Ireen Wüst se taille la part du lion. Elle commence par être à nouveau sacrée championne olympique du 3 000 m, puis enchaîne avec trois médailles d'argent, sur 1 000 m, 1 500 m et 5 000 m, avant de conclure avec Marrit Leenstra et Jorien Ter Mors sur une superbe victoire dans la poursuite par équipes avec plus de sept secondes d'avance sur la formation polonaise. Cinq podiums qui font d'Ireen Wüst l'athlète la plus médaillée des XXIIes Jeux d'hiver.

 

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Tout en haut à PyeongChang ?

"J'aimerais disputer les Jeux de PyeongChang en 2018, et ensuite prendre ma retraite, même si je n'en suis pas certaine. Je dois rester en bonne santé et éviter les blessures, ensuite on verra bien," dit alors Ireen Würst. Dans les trois ans qui suivent, Ireen Wüst dispute un match acharné avec la triple championne olympique tchèque Martina Sablikova, qui l'avait devancée sur 5 000 m à Sotchi 2014. Ainsi, cette dernière prend le meilleur dans les Mondiaux toutes distances 2015 à Calgary et 2016 à Berlin. Mais en janvier 2017, la championne néerlandaise remporte son quatrième titre européen toutes distances à Heerenveen devant Sablikova, et en mars, elle s'adjuge son sixième titre mondial dans cette compétition, son premier depuis 2014, en terminant encore une fois devant la patineuse tchèque, à 64/100e de secondes, au cumul des quatre distances.

Elle reste aussi un pilier de l'équipe de poursuite néerlandaise dans les Mondiaux simple distance. Ceux de 2017 ont lieu en février sur l'Ovale olympique de Gangneung, un an avant de revenir y disputer les Jeux Olympiques de PyeongChang. Ireen Wüst remporte là ses 11e et 12e titres, sur 3 000 m dans un nouveau mano à mano avec Martina Sablikova et en poursuite par équipes. "Le maître glacier a fait du bon travail et j'ai pu patiner vraiment vite," confie-t-elle alors. "Le village est compact et tout petit. Gangneung est vraiment une belle ville et j'ai hâte d'y revenir l'an prochain." Forte de ses quatre titres olympiques et de ses huit médailles en tout, Ireen Wüst peut tout simplement devenir sur la glace coréenne, si elle brille sur ses distances qui vont du 1 000 m
au 5 000 m, sans oublier la compétition par équipes, l'olympienne la plus décorée de tous les patineurs de vitesse, hommes et femmes confondus, et aussi la première Néerlandaise à monter sur les podiums dans quatre éditions successives des Jeux d'hiver.

Preuve de son implication totale dans son nouveau défi olympique, la publication de son livre autobiographique "Ireen Wüst" qui devait avoir lieu en novembre 2017, a été reportée au printemps de l'année suivante. "Je l'ai remis à plus tard, parce que je veux me consacrer entièrement à ma préparation pour les Jeux. J'ai remarqué que ce livre me distrayait plus que prévu".

Après un début de saison plutôt poussif, Ireen Wüst envoie un message à la concurrence dans la dernière course de Coupe du monde qu'elle dispute avant de prendre la direction de la République de Corée : Le 1500 m de l'étape d'Erfurt (Allemagne) le 20 janvier qu'elle remporte devant sa coéquipière Marit Leenstra. Après PyeongChang 2018, son livre pourrait clairement comporter de nouvelles et glorieuses pages !

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