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PyeongChang 2018

Hockey sur glace à PyeongChang 2018 : suivez le guide avec Viktor Fasth

Emmenée par son gardien de but Viktor Fasth, la Suède, championne du monde en titre, vise l’or aux Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018. Âgé de 35 ans, le vétéran suédois nous livre quelques clés menant à la victoire dans la patinoire.

Le tournoi masculin de hockey sur glace de PyeongChang sera le premier depuis 1994 à être disputé sans les joueurs de la Ligue nationale de hockey d’Amérique du Nord (NHL). Le gardien de but suédois Viktor Fasth estime cependant que cette situation pourrait avoir un impact positif sur le jeu, en le rendant plus rapide : les joueurs des ligues européennes sont en effet habitués aux patinoires de plus grande taille comme celle qui sera utilisée pour la compétition olympique.

"Le niveau du hockey européen est très relevé, dit Viktor Fasth. Pour ce qui est du rythme, on peut noter que les joueurs sont habitués à patiner sur de plus grandes surfaces. Les hockeyeurs de NHL évoluent, eux, dans des patinoires plus petites. Le jeu se déroule davantage dans l’axe, où ils couvrent moins de terrain sur la glace."

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Viktor Fasth, élu meilleur joueur de NHL en 2011, connaît bien les différents styles de jeu : il a usé ses patins durant trois ans en NHL et deux ans en Ligue continentale de hockey (KHL), avant de retourner l’an dernier dans son club actuel, les Växjö Lakers, qui évolue en Ligue suédoise de hockey (SHL).

Les bases

Avec 16 jours de compétition, le hockey sur glace sera, en termes de durée, le deuxième tournoi à PyeongChang 2018 – seul le curling durera plus longtemps. Il se terminera par la finale masculine, quelques heures à peine avant la cérémonie de clôture.

Ce sport de contact rapide est disputé par six patineurs dans chaque camp, qui tentent d’envoyer le palet, ou puck, dans le but adverse à l’aide de crosses. Le hockey sur glace masculin est sport olympique depuis 1920, alors que la compétition féminine a été introduite en 1998.

Chaque match est disputé en trois tiers-temps de 20 minutes. L’équipe qui a marqué le plus de buts à l’issue du temps réglementaire gagne. Si le score est nul à ce moment-là, on dispute une prolongation de cinq minutes (vingt minutes en finale) selon la règle de la mort subite. La partie se termine lorsque les cinq/vingt minutes sont écoulées ou lorsqu’un but est marqué. Si aucune équipe ne marque durant cette prolongation, l’issue du match est déterminée par une séance de tirs au but, jusqu’à ce qu’un gagnant soit désigné. C’est ainsi que la Suède a battu le Canada lors de la finale du Championnat du monde de l’IIHF 2017.

"En règle générale, on se livre à des tirs au but en fin d’entraînement entre autres exercices, explique Viktor Fasth. Mais c’est surtout pour se faire plaisir. En même temps, c’est bien d’avoir été confronté à ce genre de situation. On sait ainsi à quoi s'attendre."

Compétences majeures et conseils

La plus grande différence entre le hockey sur glace masculin et féminin, c’est que les femmes n’ont pas le droit de mettre en échec une adversaire en la bousculant.

Tout joueur qui commet une faute est sanctionné par une pénalité de deux minutes. Viktor Fasth précise d’ailleurs qu’il faut essayer de profiter au maximum de ces brèves périodes, qui sont la clé pour gagner une bataille de hockey sur glace.

"La supériorité numérique (lorsqu’une équipe compte un joueur de plus) ou l’infériorité numérique (un joueur en moins) sont généralement décisives. Il est extrêmement important de tirer le meilleur profit d’une supériorité numérique en marquant des buts, notamment lors des tournois courts où les matches sont serrés. C’est la même chose, lorsqu’on est en infériorité numérique."

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"Quand on a un joueur en moins, si on arrive à ne pas encaisser de but, c’est l'idéal. Car on sera inévitablement sanctionné à un moment ou à un autre ; c’est inévitable. Ça va tellement vite."

Viktor Fasth est devenu gardien de but parce qu’il était "fasciné par le fait d’être une individualité dans un sport collectif, où la différence entre un héros et un bouc émissaire se joue sur un rien". Harnaché de quelque 20 kg de jambières et d’autres protections, il doit arrêter des palets qui arrivent droit sur lui à 150 km/h.

"Le plus important, c’est de ne pas quitter le palet des yeux, d’être patient et de rester debout, en attendant que l’attaquant adverse fasse un geste."

L’espoir de défier le Canada

Si le Canada devait conserver ses doubles médailles d’or masculines et féminines de Vancouver 2010 et Sotchi 2014, il empocherait son dixième titre masculin et le cinquième chez les femmes, ces dernières ayant remporté toutes les compétitions olympiques depuis 2002.

Viktor Fasth estime toutefois que la Suède, vice-championne olympique à Sotchi, a de bonnes chances de remporter la médaille d’or à PyeongChang.

"Nous avons beaucoup de joueurs incroyablement forts, qui évoluent en KHL et en SHL, et qui sont leaders dans leur équipe. Nous avons un bon groupe. Ça me paraît donc bien engagé", glisse-t-il.

"Nous revendiquons le titre de favoris. La République tchèque a une bonne équipe aussi, tout comme le Canada et la Finlande. Ça s'annonce serré. Le jeu est beaucoup plus ouvert maintenant que les joueurs de NHL ne sont pas là."

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