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Lutte contre le dopage

Oli Scarff / Getty Images | Collaboration between the IOC and the World Anti-Doping Agency (WADA) enabled the first out-of-competition drug tests in Sydney 2000, which have since become common practice across the sporting world.
Grâce à des percées importantes en la matière, les Jeux Olympiques de Sydney 2000 représentèrent, pour le Mouvement olympique, un tournant historique dans la lutte contre le dopage, et ce pour plusieurs raisons.

La collaboration entre le CIO et l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) rendit possible les premiers contrôles antidopage menés hors compétition. Plus de 2 000 contrôles, concernant 27 sports, furent effectués durant la période précédant les Jeux de Sydney 2000. De plus, le CIO et l’AMA lancèrent le programme des observateurs indépendants, afin de surveiller tous les aspects des contrôles antidopage, de la gestion des prélèvements jusqu’aux résultats, en passant par l’ensemble des processus d’analyse. Après les Jeux, les contrôles hors compétition sont ainsi devenus pratique courante dans le monde du sport. Quant au programme des observateurs indépendants, il fut considéré comme une réussite et adopté par plus de 50 manifestations sportives majeures.

Ces Jeux ouvrirent une ère nouvelle avec des contrôles antidopage de plus en plus performants. Néanmoins, certaines affaires jetèrent une ombre sur ces progrès, comme l'affaire BALCO et la confession de l’athlète Marion Jones, qui avoua avoir pris des substances améliorant les performances avant les Jeux.

Sydney 2000 marqua également l’introduction d’un test permettant de détecter l’érythropoïétine, communément appelée l’EPO. Ce test était l’aboutissement d’années de recherches, financées à la fois par le CIO et le gouvernement australien, puis validé par un comité consultatif composé de certains des experts les plus réputés au monde en matière de sciences du sport. Les 307 tests visant à détecter la présence d’EPO et effectués durant les Jeux de Sydney 2000 furent les premiers tests de l’histoire olympique à être réalisés à partir d’échantillons de sang prélevés sur des athlètes pour déceler des substances illicites.

Le succès de ce test concernant l’EPO mena au financement d’autres recherches, entreprises pour détecter la présence de l’hormone de croissance humaine, avec un premier test officiel utilisé lors des Jeux Olympiques d’Athènes 2004.

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