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Un environnement favorable au changement

Utah Olympic Legacy Foundation / Solar panels beside the Salt Lake City 2002 Olympic Oval.
Le comité d'organisation de Salt Lake City a mis en place un programme environnemental dont l'accent portait sur la sylviculture urbaine, le zéro déchet et la réduction des émissions de carbone, le but étant aussi d'éviter les erreurs de conformité.

La vision du comité d'organisation a englobé les meilleures pratiques environnementales de l'Utah, associées à l'accent mis par le Comité International Olympique sur la responsabilité environnementale.

En collaboration avec des universitaires, le SLOC a calculé toute l'énergie potentielle utilisée et les émissions associées à l'organisation des Jeux et a créé le programme "Olympic Cleaner and Greener". Les calculs ont pris en compte l'augmentation du trafic régional, la consommation d'électricité liée à l'exploitation des sites, les générateurs temporaires et tous les facteurs associés au relais de la flamme olympique.

Une fois le programme terminé, le SLOC a travaillé avec 02 Blue, un courtier en produits environnementaux, pour compenser ces crédits par des crédits de réduction d'émissions. L'empreinte carbone des Jeux s'est élevée à plus de 122 936 tonnes métriques (121 000 tonnes) d'émissions dangereuses et de gaz à effet de serre. Le programme "Olympic Cleaner and Greener" et ses partenaires ont éliminé de façon permanente plus de 240 000 tonnes de polluants de l'Utah, des États-Unis et du Canada, ce qui signifie que ces crédits ne pourront plus jamais être utilisés. Les Jeux de Salt Lake City 2002 ont été certifiés neutres sur le plan climatique par le Climate Neutral Network.

Au total, 85 % des déchets produits pendant les Jeux ont été recyclés ou compostés, et un système de recyclage à deux bacs ainsi qu'une annonce de service public informant la population sur la manière de recycler correctement ont été mis en place sur les sites.

Le comité d'organisation de Salt Lake City 2002 a utilisé des installations sportives et commerciales existantes à Salt Lake City pour accueillir les Jeux. Cinq sites existaient déjà (le stade olympique Rice-Eccles a été reconstruit pour les Jeux) et six ont été construits : les patinoires de hockey sur glace et de patinage artistique, le centre des sports de glisse, le centre de saut à ski et de combiné nordique, le centre de biathlon et de ski de fond et l'anneau olympique de l'Utah.

Les trois nouveaux sites de compétition – le parc olympique de l'Utah, l'anneau olympique de l'Utah et le centre nordique de Soldier Hollow-, ainsi que le stade olympique Rice-Eccles – ont été construits ou reconstruits en utilisant un minimum de matériaux pour une meilleure efficacité énergétique. Par exemple, la conception du toit de l'anneau olympique de l'Utah a permis de réduire la consommation totale du bâtiment de plus de 28 317 m3 (chauffage et climatisation). D'autres sites et installations étaient soit prêts soit à rénover.

Au centre nordique de Soldier Hollow, les cours d'eau et les zones humides ont été assainis pour la faune et les oiseaux migrateurs. Le parc olympique de l'Utah a été conçu et construit de manière à suivre les contours naturels de la montagne. De plus, des contrôles des eaux de ruissellement ont été effectués afin de prévenir l'érosion des sols et améliorer la qualité des eaux de surface.

La défense de la sylviculture urbaine a été enrichie par diverses initiatives. Le programme "Plant an Olympic Family Tree" s'est déroulé chaque automne de 1998 à 2001. Les participants ont reçu un pin's olympique et ont bénéficié d'une réduction de 20 % sur l'achat d'arbres. Chaque classe de troisième année de l'Utah (soit les enfants âgés de huit à neuf ans) a reçu un arbre : le but était que les écoles plantent des bosquets olympiques qui seront ensuite utilisés comme salles de classe en plein air. 100 000 arbres ont été plantés en Utah.

Mis en œuvre après les Jeux, le programme "Venue Tree" visait à restaurer l'environnement naturel des sites en plantant plus de 15 000 arbres et arbustes indigènes. La "Global Tree Race" était un programme international en ligne. Ce programme a permis aux participants de planter des arbres dans leur propre pays et de les enregistrer au nom des Jeux Olympiques. Plus de 18 millions d'arbres ont ainsi été plantés dans le monde entier.

Le comité d'organisation a également adopté une politique de tolérance zéro pour les erreurs de conformité. Il a élaboré un système de gestion environnementale stratégique qui garantissait que des clauses spécifiques de responsabilité environnementale et de divulgation étaient ajoutées aux contrats. Des audits des sites ont été effectués chaque semaine afin d'identifier les problèmes environnementaux potentiels et de s'assurer que des mesures pouvaient être mises en œuvre. Il n'y a pas eu d'amendes ou d'avis de violation de la conformité en matière d'environnement et de sécurité.

Ce programme environnemental a eu une influence à long terme sur l'évolution de la réglementation et les changements de gouvernance apportés par les autorités locales et nationales (la création de commissions spécifiques par exemple). Dès le début des préparatifs des Jeux, la durabilité est devenue un objectif majeur pour Salt Lake City, Park City et l'Utah. Certains des éléments développés dès le début des années 2000 sont toujours présents dans les plans d'urbanisme de ces villes, comme le plan "Sustainable Salt Lake" 2015.

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