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Date
31 janv. 1948
Tags
St. Moritz 1948 , Patinage de vitesse , Finlande , Actu CIO

Helgesen victorieux sur le fil du 500 m de patinage de vitesse

En 1948, les Jeux Olympiques d’hiver ne s’appuient pas encore sur un système de chronométrage sophistiqué, mais qu’on ne s’y trompe pas : certaines courses vont être serrées à souhait. Le 500 m de patinage de vitesse en est la parfaite illustration puisque les chronomètres vont s’affoler lors d’un affrontement qui débouche sur l’un des résultats les plus exigus de l’histoire olympique hivernale.


Finn Helgesen est le septième d’une famille de dix enfants, et il patine avec bonheur depuis son enfance. Il commence à s’entraîner en patinage de vitesse en 1945 et, la Seconde Guerre mondiale terminée, il devient rapidement l’un des meilleurs spécialistes de Norvège. Si d’autres patineurs sont des experts de la polyvalence, le brio d’Helgesen s’exprime uniquement en vitesse. Sur les courtes distances, sa force et sa puissance sont ainsi difficiles à battre.

Il devient champion de Norvège du 500 m en 1947 et participe donc en pleine confiance à la course de qualification norvégienne qui a lieu à Saint Moritz quelques jours à peine avant les Jeux. L’expérience a de quoi le faire réfléchir cependant, puisqu’il n’obtient que le quatrième et dernier billet qualificatif derrière Sverre Farstad, Thomas Byberg et Torodd Hauer. Helgesen sait désormais que s’il veut briguer une médaille, il devra mieux patiner.

Norvégiens et Américains font figure de favoris, mais faute de compétitions internationales pendant plusieurs années, personne ne peut dire avec certitude ce qui va se passer et personne ne pronostiquera d’ailleurs le résultat.

L’Américain Bobby Fitzgerald établit d’entrée un chrono impressionnant de 43’’2, suivi par l’un de ses compatriotes, Ken Henry, crédité de 43’’3. Helgesen, qui patine dans la 12e série et n’a jamais parcouru la distance en moins de 43’’7, franchit la ligne en 43’’1 et prend la tête.

Mais la bataille n’est pas encore terminée. L’Américain Ken Bartholemew surmonte une série de faux départs et une chute du Canadien Craig McKay dans le dernier virage pour signer un chrono de 43’’2, rejoignant ainsi Fitzgerald à la deuxième place. Quelques manches plus loin, Byberg égalera lui aussi ce temps, mais personne n’arrivera à battre Helgesen qui enlève la médaille d’or alors que trois patineurs se partagent l’argent.

Quatre ans plus tard, Helgesen dispute une nouvelle finale olympique qui s’avère très serrée, mais cette fois, la chance joue contre lui. Son temps ne lui permet en théorie d’obtenir que le bronze mais deux autres patineurs signent le même chrono et en vertu des règles en vigueur cette année-là pour départager les ex aequo, il ne termine que cinquième.

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