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Date
01 oct. 2015
Tags
Sydney 2000 , Actu CIO

Harrison prouve qu’il faut compter avec l’« A-Force »

Le 1er octobre 2000 à Sydney, Audley Harrison est entré dans l’histoire en devenant le premier boxeur britannique sacré champion olympique depuis 32 ans, et le premier à coiffer la couronne des super-lourds aux Jeux.

Avant son épopée olympique, il avait tourné le dos à un contrat juteux pour passer pro, afin de poursuivre son rêve olympique. Quinze ans plus tard, dans cette vidéo exclusive, « A-Force » comme on l’a surnommé se souvient avec une mémoire incroyable de chaque étape de son aventure australienne.



Accusant 1,98 m sous la toise et 114 kg sur la balance, Harrison était un personnage qui en impose. Mais c’était surtout un boxeur à la technique hors pair, doté de poings rapides et capable de directs fantastiques, dont l’allonge et la puissance combinées ont eu des résultats dévastateurs, surtout dans les rangs amateurs.

À Sydney, après avoir battu au premier tour le Russe Alexei Lazin par KO technique, il a ensuite obtenu des victoires aux points contre l’Ukrainien Alexey Mazikin et l’Italien Paolo Vidoz qui lui ont ouvert les portes de la finale face au Kazakh Mukhtarkhan Dildabekov.

Ses performances ont été d’autant plus impressionnantes que durant toute la compétition de Sydney, il a dû composer avec les séquelles d’une blessure à la main. Les images le montrant dansant de joie autour du ring après sa victoire sur Dildabekov sont restées dans les mémoires. Et peu de temps après, son exploit – il est devenu le premier champion olympique de boxe britannique depuis Chris Finnegan en 1968 à Mexico – lui a valu d’être élevé au rang de MBE (Membre de l’Empire britannique).

Bien qu’il soit devenu professionnel peu après Sydney, sa médaille d’or olympique reste le sommet et le moment décisif de sa carrière, et celle dont il est le plus fier.
En outre, il estime qu’il s’agit d’un tournant pour la boxe britannique en général, qui a ouvert la voie à de futurs succès olympiques.

« Tel est l’héritage que j’ai laissé, dit-il. Amir Khan, James DeGale, Anthony Joshua, Nicola Adams et consorts… Sans mon titre, ces géants olympiques n’auraient jamais pu bénéficier de financements pour s’entraîner à plein temps. Le soutien et les installations de top niveau qui sont aujourd’hui la norme ne sont devenus réalité que grâce à ma médaille. »

Harrison a décidé officiellement de raccrocher ses gants en 2015, à l’âge de 43 ans.

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