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Sarajevo 1984

Hamilton sort grandi grâce à l'or du patinage artistique

Scott Hamilton a soudainement porté sur ses épaules tous les espoirs américains de médaille d’or lorsque l’équipe de hockey sur glace des États-Unis a perdu toutes ses chances aux Jeux d’hiver de 1984. Malgré la pression imposée par une nation en mal de gloire olympique, le patineur de poche a gardé son sang-froid et répondu présent.


Hamilton, qui mesure 1,63 m, conséquence d’une maladie rare qu’il a contractée enfant et vaincue, quitte la gymnastique pour le patinage sur glace à l’âge de 10 ans, et commence à s’entraîner avec le Français Pierre Brunet, ancien champion olympique en couples.

Lorsque les frais de sa scolarité deviennent trop élevés, les philanthropes américains Helen et Frank McLoraine interviennent pour sauver la carrière naissante de Hamilton. Et cela paye.

Il perce vraiment à l’âge de 22 ans en terminant troisième des championnats américains de 1980, ce qui lui permet de gagner sa place dans l’équipe olympique pour Lake Placid. Il y hérite de l’honneur d’être porte-drapeau lors de la cérémonie d’ouverture, et sur la glace, il obtient une honorable cinquième place.

Une performance parfaite lors des championnats américains de l’année suivante lui vaut une standing ovation et le place sur les rails de la gloire olympique. Lorsque les Jeux s’ouvrent en 1984 à Sarajevo, il reste sur 16 victoires consécutives et son palmarès affiche trois titres de champion américain de patinage artistique et autant de titres mondiaux.

Les supporters américains, enchantés par la maestria artistique et l’excellence technique d’Hamilton, sans parler de son humour pince-sans-rire et de son humilité, pensent que l’or ne peut pas lui échapper en Yougoslavie. Mais dès que la compétition commence dans la toute nouvelle patinoire Zetra de Sarajevo, le patineur se met à accuser la pression.

Dès les figures imposées qui ouvrent l’épreuve, Hamilton se porte en tête à la faveur d’une performance impressionnante. Mais dans le programme court, son exécution des sauts et des pirouettes demandées est jugée un peu moins bonne que celle du Canadien Brian Orser et il termine deuxième.

Dans le programme libre, Orser triomphe à nouveau de son adversaire extravagant qui manque des figures et commet quelques petites fautes. En sortant de la glace, Hamilton s’excuse auprès de son entraîneur, en attribuant sa piètre performance à l’épuisement consécutif à des mois d’entraînement intensif.

Mais il était dit qu’Hamilton ne perdrait pas et son avance énorme lors des figures imposées s’avère finalement suffisante pour la médaille d’or, la première d’un Américain en patinage artistique masculin depuis 1960.

La même année, Hamilton gagnera les Championnats du monde avant de passer pro. Dans les années qui suivront, il tiendra ses fans en haleine avec son salto arrière caractéristique.

Il commentera par la suite le patinage sur le petit écran avant d’être intronisé au Temple de la renommée olympique américain. Il demeure encore une personnalité en vue dans son pays, ne serait-ce qu’en raison de son inlassable travail caritatif et de ses batailles retentissantes contre le cancer et une tumeur au cerveau.

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