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Date
04 août 1984
Tags
Los Angeles 1984

Gushiken perpétue la tradition japonaise au concours général

Le gymnaste Koji Gushiken a poursuivi une longue liste de succès japonais dans le concours général masculin olympique en s’imposant de manière surprenante en 1984 à Los Angeles.


Le Japon dominait l’épreuve dans les années soixante, et malgré l’absence dans ces Jeux des principales puissances gymniques, Gushiken, âgé de 27 ans, pouvait légitimement se considérer comme le meilleur du monde, mais d’un cheveu seulement.

Il entama les éliminatoires modestement, ne se qualifiant pour la finale masculine qu’en cinquième position tandis que ses rivaux chinois et américains trouvaient d’entrée la bonne carburation.

Mais lorsque l’ambiance surchauffée de la finale fit entendre ses décibels au pavillon Pauley de l’UCLA, Gushiken se montra sous son meilleur jour.

Il avait gagné le concours des anneaux l’année précédente aux Championnats du monde de Budapest, mais là, c’était la première fois qu’il était en position de force pour remporter un premier grand succès international dans l’épreuve polyvalente, même s’il avait déjà obtenu le bronze aux mondiaux de 1981.

En l’absence du Soviétique Dmitry Bilozerchev, le concours tourna au duel entre Gushiken et Peter Vidmar, le favori local.

Vidmar fut comblé d’aise par le soutien vocal hystérique de ses supporters et mit la pression sur Gushiken jusqu’au bout.

Le Japonais hérita d’un double 9,90 que lui accordèrent les juges dans la première épreuve, le sol, puis au cheval d’arçons, avant d’accroître légèrement son avance sur Vidmar grâce à un 9,95 aux anneaux, sa spécialité de prédilection.

Il stupéfia ensuite les spectateurs au saut de cheval avec un score parfait de 10, le premier de la compétition, avant que les deux hommes ne terminent ex aequo aux barres parallèles avec 9,90.

Tout se joua donc dans l’épreuve finale, la barre fixe, où Vidmar mit le public en transe en obtenant le troisième 10 de la compétition, ne laissant à Gushiken aucun droit à l’erreur lors de son ultime passage.

Le Japonais ne déçut pas, obtenant une note de 9,95 qui lui permettait de signer le meilleur total jamais atteint dans une finale olympique. Le Japon obtenait ainsi la médaille d’or pour la quatrième fois en six Jeux.

Mais Gushiken ne s’en contenta pas, ajoutant quatre nouvelles médailles à son tableau de chasse dont l’or de ses chers anneaux.

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