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Date
25 févr. 2006
Tags
Turin 2006, Norvège, Biathlon, Actualités Olympiques
Turin 2006

Greis étonne la Norvège avec un triplé en biathlon

En 2002, Ole Einar Bjørndalen avait été le meilleur biathlète des Jeux Olympiques, ses quatre médailles d’or lui permettant d’entrer au Panthéon du biathlon. Depuis, il n’avait cessé d’impressionner : il avait remporté quatre titres au Championnat du monde en 2005. Quatre ans plus tard, tout le monde pensait qu’il allait tout rafler. C’était sans compter sur l’Allemand Michael Greis.


Greis se forgeait sa réputation en décrochant sa première médaille d’or olympique sur le 20 km individuel. Bjørndalen ratait son cinquième tir de la première phase, puis manquait à nouveau la cible en seconde phase. Il se voyait donc infliger deux pénalités d’une minute, contre une seule pour Greis. L’Allemand n’était certes pas aussi rapide que Bjørndalen – le champion norvégien skiait 44 secondes plus vite –, mais les pénalités permettaient à Greis de prendre la pole position.

Venait ensuite le relais 4 x 7,5 km, dans lequel les Allemands n’ont jamais vraiment été inquiétés après une première manche où les États-Unis terminèrent en tête, à la surprise générale. Cependant, les Américains s'essoufflaient rapidement et Greis menait son équipe vers la victoire. Bjørndalen était à nouveau le plus rapide des coureurs, mais ses coéquipiers lui avaient laissé trop de travail à achever : les Norvégiens finirent cinquièmes.

Les deux rivaux se retrouvaient dans le 15 km. Bjørndalen était en tête la plupart du temps et pensait pouvoir retrouver le goût de la victoire. Mais le sort et Greis jouaient à nouveau contre lui. Le skieur norvégien ratait deux cibles dans la dernière manche et laissait passer Greis devant lui, ainsi que le Polonais Tomasz Sikora. Bjørndalen, qui comptait 24 secondes de retard après ses tours de pénalité, lança un dernier assaut, mais ne parvint pas à dépasser ses concurrents. Il terminait à six secondes de Sikora et à douze de Greis.

Greis décrochait là sa troisième médaille d’or, un triomphe quasi imprévisible. Dans la foulée, il était nommé Sportif allemand de l’année.


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