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Date
23 sept. 2000
Tags
Sydney 2000

Greene nouveau roi de la course reine

Il est des défaites qui peuvent rapporter gros. En 1996, Maurice Greene a suivi la finale olympique du 100 m en larmes, faute d’avoir pu se qualifier pour les Jeux.


 Il s’est cependant juré de hausser son niveau de performances et de ne plus jamais manquer une seule édition des Jeux tant qu’il aura des pointes aux pieds. Il change ainsi son calendrier d’entraînement, quittant son Kansas natal (on le surnomme alors « le boulet de canon de Kansas City ») pour Los Angeles, où il rejoint un groupe d’athlètes placés sous la coupe de l’entraîneur John Smith.

Sans surprise, ses résultats commencent à s’améliorer, peu à peu au début, de façon très nette par la suite. Greene a rajeuni et va gagner coup sur coup le titre national, puis le titre mondial. Un an avant les Jeux de Sydney, il établit un nouveau record du monde de 9’’79, égalant la performance du champion déchu Ben Johnson.

Il devient ainsi le grand favori pour le titre du 100 m à Sydney, même si dans les mois précédant les Jeux, sa forme a légèrement évolué en dents de scie. En Australie, il se balade lors des séries, court un peu plus vite en quarts pour se qualifier tranquillement en 10’’10 et se retrouve en demi-finale aux côtés de ses partenaires d’entraînement, Jon Drummond et Ato Boldon. Si tous trois s’ouvrent la porte de la finale, c’est Greene qui remporte la course en 10’’06.

Tout le monde s’attend alors à ce que la médaille d’or revienne à un athlète courant sous les 10’’ et c’est ce qui va se produire. Durant la première moitié de la course, l’indécision la plus totale règne, avant que Greene ne se détache et augmente son avance jusqu’à l’arrivée qu’il franchit en 9’’87 devant Boldon, chronométré en 9’’99. Le bronze revient à Obadele Thompson des Barbades, qui devient le premier médaillé olympique de son pays.

Greene et Drummond unissent ensuite leurs forces pour contribuer à la victoire des États-Unis dans le relais 4 x 100 m. Dernier relayeur, Greene hérite du témoin avec deux mètres d’avance et n’a plus qu’à le porter jusqu’à l’arrivée, sans être inquiété. « Mes partenaires on fait cuire le gâteau et je n’ai eu qu’à poser la cerise dessus », dira-t-il plus tard.

Après Sydney, Greene sera contrarié par une série de blessures, mais retournera néanmoins sur la scène olympique en 2004 pour y décrocher une médaille de bronze en 9’’87, soit exactement le même chrono qui lui avait permis de gagner l’or quatre ans plus tôt.

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