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Date
10 sept. 1960
Tags
Rome 1960

Gerevich, la star du sabre, fait fi de son demi-siècle

Le principal défi auquel les compétiteurs olympiques font face est bien souvent le fruit de leur propre esprit. Certains espèrent se faire un nom, d’autres confirmer leur grande forme, alors que d’autres encore connaissent déjà le parcours qui mène à la victoire, et ils veulent l’emprunter à nouveau.


Lorsqu’il arrive aux Jeux de Rome, l’escrimeur Aladar Gerevich a déjà participé aux cinq éditions précédentes, depuis ses débuts en 1932 aux Jeux de Los Angeles. À chaque fois, il est reparti avec au minimum une médaille d’or. Aujourd’hui âgé de 50 ans, il va affronter une fois de plus les meilleurs tireurs du monde. Mais peut-il vraiment espérer rééditer ses exploits ?

Gerevich a obtenu des médailles au sabre comme au fleuret, mais c’est la première arme qui lui a apporté ses plus beaux succès et c’est donc au sabre qu’il est retenu en individuel et par équipes. Son armoire aux trophées renferme déjà la collection complète de médailles au sabre individuel, mais ses succès les plus remarquables, il les a obtenus avec l’équipe de sabre de Hongrie : les Magyars restent en effet sur cinq médailles d’or consécutives et ce, sans avoir perdu le moindre match !

À Rome, la Hongrie entame son parcours par une confortable victoire sur la Belgique, 9-3, avant de s’imposer sur le même score et avec une domination similaire contre la Roumanie, en quart de finale. Gerevich, lui, gagne trois assauts et en perd autant.

Il ne participe pas à la demi-finale que la Hongrie remporte contre l’Italie 9-6 et reste également sur le banc lors de la finale que ses partenaires gagnent en battant la Pologne 9-7. Mais ses contributions antérieures suffisent pour qu’il obtienne lui aussi sa médaille. Il tire ainsi un trait sur la compétition olympique avec un bilan de sept médailles d’or, une d’argent et deux de bronze, s’inscrivant ainsi véritablement comme l’un des plus grands sportifs de tous les temps.

L’épouse de Gerevich et son beau-père ont également tiré aux Jeux Olympiques, alors que son propre fils, Pal, a participé aux Jeux de 1972, 1976 et 1980, gagnant deux fois le bronze. Parallèlement, Gyöngyi, l’épouse de Pal est descendue dans l’arène olympique en 1976 et 1980, dans les rangs de l’équipe de Hongrie de volleyball.

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