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Date
27 sept. 2000
Tags
Sydney 2000

Gardner surprend de haute lutte le favori Karelin

Peu d’athlètes se sont présentés aux Jeux Olympiques avec une étiquette de favoris pour l’or aussi solidement ancrée que le lutteur super-lourd russe Aleksandr Karelin. Il a déjà obtenu le titre lors des trois précédentes éditions des Jeux, marquant 59 points sans en concéder un seul.


Depuis son premier titre de champion olympique en 1988, Karelin domine son sport. Il n’a pas perdu le moindre match depuis 13 ans et il est si populaire qu’il a été élu à la Douma, le parlement russe, l’année précédente.

Il ne semble pas non plus montrer le moindre signe d’essoufflement, malgré ses 33 ans. Son parcours jusqu’à la finale se compose de la succession habituelle de victoires, face à des adversaires qui ne réussissent pas à lui prendre un point. Quatre ans plus tôt, il a concouru à Atlanta contre des adversaires qui pensaient que sa carrière était derrière lui, et il a néanmoins gagné le titre avec assurance. À Sydney, il semble qu’il soit dans des dispositions de nature à faire taire les critiques de manière spectaculaire, une fois encore.

En fait, une seule personne se dresse entre lui et un quatrième titre consécutif : un Américain peu connu du nom de Rulon Gardner.

Benjamin d’une fratrie de neuf enfants, Gardner a grandi dans une ferme. Jeune lutteur talentueux, son ascension a été beaucoup moins régulière que celle de son adversaire. Alors que Karelin domine la compétition mondiale depuis plus d’une décennie, Gardner ne dispute là que son second tournoi international, et il a déjà 29 ans.

Il sait que pour avoir la moindre chance contre Karelin, il doit rester parfaitement calme et concentré en permanence.

La première période se termine sans qu’un seul point ne soit marqué. Alors que les deux hommes s’empoignent mutuellement au début de la seconde période survient le plus improbable des événements. Karelin commet une erreur et ses mains glissent et se délient, lui occasionnant un point de pénalité.

Gardner réalise qu’il tient sa chance. Il passe en mode défensif et bloque toutes les attaques de son adversaire. Pendant cinq minutes, Karelin se rue sur lui, et Gardner parvient à le repousser et à s’accrocher pour obtenir une victoire sidérante et créer l’une des plus grosses surprises qu’on ait vues aux Jeux Olympiques.

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