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Gagnon gagne enfin tout seul

Marc Gagnon patine depuis qu’il a 3 ans et participe à des compétitions depuis l’âge de 4 ans. Il a été champion du monde sur piste courte alors qu’il était encore adolescent et a effectué ses débuts olympiques aux Jeux d’hiver 1994, en obtenant le bronze sur 1 000 m.


Quatre ans plus tard, il a mis la main sur sa première médaille d’or olympique, dans les rangs de l’équipe du Canada victorieuse du relais 5 000m à Nagano, mais l’honneur qu’il brigue plus que tout est une médaille d’or olympique individuelle.

Gagnon a fait l’impasse sur toute la saison 1999 avant de revenir pour concentrer toute son énergie sur la préparation des Jeux de 2002. Aux Championnats du monde de 2001, il remporte l’or dans le 1 500 m et l’argent au 3 000 m, si bien que lorsqu’il arrive à Salt Lake City, sa réputation de premier de la classe mondiale reste totalement justifiée.

Dans le 1 000 m, il a vécu le cauchemar de la disqualification au stade des quarts de finale, pour avoir gêné un patineur japonais. Dans le 1 500 m, au contraire, c’est lui qui bénéficie d’une décision des juges après la disqualification du Sud-Coréen Kim Dong-Seong. Elle lui permet de monter sur le podium et d’obtenir le bronze, alors que l’Américain Apolo Anton Ohno gagne l’or.

Il ne lui reste plus alors que deux épreuves à disputer : le 500 m et le relais 5 000 m, programmés tous deux le même jour. Il s’attaque d’abord au 500 m, une épreuve qui lui laisse des souvenirs mitigés. Lors des deux éditions précédentes des Jeux, Gagnon a en effet très bien patiné, mais il a chuté à chaque fois à un moment crucial de la finale et a manqué le podium.

La finale de 2002 se déroule cependant sans Ohno, disqualifié en demi-finale, ni Kim qui a été éliminé de peu. Quant à Gagnon, il se jette dans la mêlée pour ses troisièmes Jeux d’affilée et son plus gros défi est peut-être de conserver son sang-froid et de faire en sorte de ne pas tomber à nouveau.

L’allure est rapide, ce qui semble convenir à Gagnon qui remporte le sprint final aux dépens de son coéquipier Jonathan Guilmette et scelle sa première médaille d’or individuelle.

Un peu plus tard dans la soirée, il retourne sur la glace avec Guilmette au sein de l’équipe canadienne de relais. Opposés à la Chine, à l’Italie et aux États-Unis, Gagnon et ses partenaires s’imposent assez facilement, dans la mesure où chacun des autres finalistes voit l’un de ses patineurs chuter. Et, moment dont les supporters canadiens se souviennent avec une certaine jubilation, ils prennent même un tour aux États-Unis. Gagnon gagne ainsi sa deuxième médaille d’or de la journée, mettant un terme spectaculaire à une brillante carrière.



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