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Date
08 mars 2006
Tags
Actu CIO , Femmes dans le sport

Gabriela Sabatini, lauréate du trophée mondial du CIO ‘femme et sport’


Aujourd’hui, 8 mars - Journée internationale de la femme -, le Comité International Olympique (CIO) a décerné le trophée mondial ‘femme et sport’ 2006 à Gabriela Sabatini, joueuse argentine de tennis, lors d’une cérémonie officielle qui s’est déroulée au siège du Bureau International du Travail (BIT) à Genève (Suisse). Outre ce trophée mondial, cinq trophées continentaux ont été remis à : Albertine Gonçalves (Sénégal/Afrique), Charmaine Crooks (Canada/Amérique), Elisa Lee (Corée/Asie), Dominique Petit (France/Europe) et Lorraine Mar (Fidji/Océanie).
Les lauréates 2006 ont été sélectionnées par la commission femme et sport du CIO, que préside le membre du CIO Anita L. DeFrantz, parmi les dizaines de candidatures soumises par les Comités Nationaux Olympiques et les Fédérations Internationales des sports olympiques.
 

(Re)donner au tennis ce qu’il m’a apporté
Le choix de la commission femme et sport pour le trophée mondial 2006 s’est porté sur la joueuse de tennis argentine et numéro 3 mondiale à trois reprises Gabriela Sabatini. Si ses nombreuses victoires ne sont plus à rappeler – 27 titres en simple et 12 en double, et une médaille d’argent aux Jeux de 1988 -, son action pour la promotion et le développement du tennis dans son pays, auprès des jeunes et surtout des jeunes filles, n’a pas souvent fait la une des journaux. Après avoir quitté les courts fin 1996, Gabriela Sabatini s’est investie avec autant de force et d’énergie que durant toute sa carrière sportive dans des actions de soutien pour, comme elle le souligne, «Rendre au sport un peu de ce qu’il m'a apporté». Elle est ainsi à l’origine d’un programme destiné aux jeunes joueurs au sein de la fédération nationale de tennis qu’elle a entièrement financé. À son actif également, le soutien financier dans l’organisation de tournois de tennis féminin et de stages de tennis gratuits pour les jeunes. Et tout cela dans la plus grande discrétion.
 
La première Africaine présidente d’une fédération sportive
Avec Albertine Gonçalves , c’est une militante du sport sénégalais, issue d’une famille de tradition cycliste (trois de ses frères ont été champions nationaux) que le trophée pour l’Afrique récompense. Albertine Gonçalves devient en 1983 la première femme africaine à diriger une fédération sportive, celle du cyclisme, et entre la même année au sein du comité exécutif de la Fédération Internationale de Cyclisme (FIAC). Aujourd’hui, elle est toujours la seule femme présidente d’une fédération de sport sénégalaise, en l’occurrence celle de gymnastique, qu’elle dirige depuis 1988. Grâce à sa détermination, Albertine Gonçalves a su convaincre le CNO sénégalais - où elle occupe la fonction de trésorière adjointe - de réserver au moins deux postes du bureau exécutif du CNO à des femmes. Elle est aujourd’hui l’une des principales animatrices de la commission femme et sport du CNO. Côté médias, Albertine Gonçalves a pris une part active dans la mise en place de l’Association sénégalaise des femmes reporters du Sénégal.
 
Un exemple à suivre dans le sport et en dehors du sport
Charmaine Crooks, détentrice du trophée pour les Amériques, a représenté son pays, le Canada, pendant près de 20 ans sur les pistes d’athlétisme. Après cinq Jeux Olympiques et une médaille d’argent remportée à Los Angeles en 1984, elle est élue en 1996 par ses pairs membre de la commission des athlètes du CIO, puis siégera comme membre du CIO jusqu’en 2004. Membre actif de la commission de presse du CIO, de l’Association Mondiale des Olympiens, du CNO canadien, du  comité d’organisation des XXIes Jeux Olympiques et Paralympiques de 2010 à Vancouver, Charmaine Crooks occupe également d’autres postes importants dans des organisations sportives, et ceci au niveau international, national et régional. Sa passion du sport et son incessante plaidoirie pour la cause des athlètes, des jeunes, des femmes, du sport et des valeurs de l’Olympisme, Charmaine Crooks la diffuse également au travers du petit écran depuis plus de dix ans.
 
De la compétition à la direction d’un centre d’entraînement
La lauréate pour l’Asie, Elisa Lee, s’est distinguée dans son pays, la Corée, en tant qu’athlète, puis entraîneur et aujourd’hui comme dirigeante. À l’âge de 10 ans, celle que l’on surnomme «la reine du tennis de table» a vu sa vie changer grâce à une petite balle de 2,7 grammes, qui l’a tout de suite fascinée. En 35 ans, Elisa Lee et cette petite balle ont gagné de nombreuses médailles. Elisa Lee a poursuivi sa carrière sportive comme entraîneur de l’équipe olympique féminine pour les Jeux de 1984 à 2004. Elle a également participé à la création de l’Association sportive féminine coréenne (WSA) en 1981. Titulaire d’un doctorat en sciences, elle s’est lancée en 2002 dans une carrière administrative au sein de l’Association coréenne d’éducation physique pour les jeunes filles et les femmes. Ne voulant pas se limiter à l’entraînement féminin et au tennis de table, dès mars 2005 Elisa Lee a complètement pris en charge le sport coréen de haut niveau et est devenue la première femme directrice du centre d’entraînement des athlètes du CNO coréen depuis sa création en 1966.
 
L’importance de la formation et de l’encadrement
Pour l’Europe, la lauréate est Dominique Petit, première femme nommée directeur technique national d’une fédération olympique française – celle du volleyball. Organisatrice de la conférence européenne ‘femme et sport’ de 2004 - elle fait partie du réseau européen femme et sport, EWAS -, Dominique Petit est à l’origine de la création du groupe mixte ‘femme et sport’ du CNO français. Un fil rouge dans la carrière et l’action de Dominique Petit : l’importance de la formation et de l’encadrement tant au niveau technique qu’au niveau de la direction. Alors qu’elle était directrice technique nationale du volleyball, elle favorisa grandement la formation des entraîneurs féminins qui oeuvrent aujourd’hui au plus haut niveau. Présentement, Dominique Petit est directrice de la mission ‘Valorisation des ressources humaines’ au CNO français - la seule femme directrice de service -,  et ne cesse de mettre en œuvre des actions de sensibilisation et de formation sur l’ensemble du territoire national français.
 
Une vie consacrée au badminton
Lorraine Mar, lauréate pour l’Océanie,  est un modèle dans la promotion de la participation des femmes et des jeunes filles aux compétitions de badminton, tant sur le plan national que régional. Après une carrière sportive d’une dizaine d’années dans le badminton et le tennis - elle fut même élue sportive de l’année en 1984 -, Lorraine Mar rejoint en 1995 l’Association fidjienne de badminton comme trésorière/secrétaire. Elle est également chef du secrétariat du CNO fidjien depuis 1998. Grâce à son enthousiasme, son dévouement et sa détermination, le badminton féminin connaît aujourd’hui un fort développement au niveau de la participation. Et certaines des joueuses de moins de 19 ans découvertes par Lorraine Mar font maintenant partie de l’équipe d’élite. Elle a aussi fait en sorte qu’un entraîneur de l’Association soit régulièrement disponible pour mettre en place des programmes d’entraînement pour les femmes et les jeunes filles.
 
PHOTOS POUR LES MEDIAS




Promotion de la femme dans le sport
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