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Date
30 mars 2011
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Frankie Fredericks, roi du sport et de l'intégration


À l'Agora du 21 mars dernier, premier jour du printemps et… date de la fête nationale namibienne, Frankie Fredericks a été sans conteste la vedette et l'exemple illustrant parfaitement le thème du jour: sport et intégration.

Dans l'interview accordée par le président du CIO et diffusée en ouverture à la soirée, Jacques Rogge dépeint le multiple médaillé olympique, champion du monde et recordman sur 100 et 200 m, comme un homme de principe, intelligent et charismatique, dont la modestie et l'humanité sont "rafraichissantes". À la question du président: "Que serais-tu devenu sans le sport", Frankie Fredericks répond avec humour: "J'aurais travaillé dans une compagnie minière dont plus tard j'aurais peut-être été actionnaire…"

Tout au long du débat, animé par Jean-Phiilppe Rapp, le sympathique athlète a raconté son parcours dans son pays natal, la Namibie, sous le régime de l'Apartheid à sa naissance en 1967 (le pays accédera à l'indépendance en 1990 alors qu'il a 23 ans).

Les Jeux de la XXVe Olympiade à Barcelone en 1992 marquent le tournant de sa carrière. Il remporte une médaille d'argent et le moment fort, c'est de voir les "blancs" et les "noirs" l'applaudir de concert. L'année suivante à Stuttgart, il est champion du monde et entendre retentir l'hymne national namibien dans ce stade immense et bondé le remplit de fierté. L'anecdote: il reçoit une Mercedes. Il l'offre à sa mère qui, aujourd'hui encore, roule avec…

Frankie Fredericks est devenu membre du CIO en 2004 et il est président de la commission des athlètes depuis 2008. Il avoue que ce fut un sentiment extraordinaire d'avoir été élu par ses pères et qu'il est honoré d'appartenir à la famille olympique.

Il y a aussi sa fondation: la Frank Fredericks Foundation (FFF) lancée en 1999 par Hage Geingob, alors premier ministre de Namibie. Une façon pour Frankie de dire merci au peuple namibien pour son soutien indéfectible tout au long de sa carrière. La fondation, une organisation à but non lucratif, accorde des bourses à de jeunes athlètes talentueux (50% sport-50% éducation).

Le mot de la fin de cette excellente soirée à laquelle assistaient plus de 300 personnes, est pour Paul Hansen, chef du bureau du conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies pour le sport au service du développement et de la paix. À ses yeux, Frankie Fredericks est l'exemple parfait d'intégration par le sport malgré ses origines modestes mais grâce à une intelligence et un talent remarquables.

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