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Date
01 août 2012
Tags
Londres 2012 , Actu CIO , Héritage

Flexible et durable : le stade olympique de Londres fixe de nouvelles normes

Après avoir servi d’écrin à la très spectaculaire cérémonie d’ouverture vendredi dernier, le stade olympique de Londres est désormais en place pour les épreuves d’athlétisme, courses, sauts et lancers, des Jeux Olympiques de 2012. Avant de constituer un h

Rod Sheard, son architecte, concepteur également du stade olympique de Sydney, a étroitement collaboré avec le Comité d’organisation des Jeux de 2012 (LOCOG) pour créer un site aussi durable qu’en tout point splendide et suffisamment flexible pour se plier à de nombreux usages une fois les Jeux terminés. « Deux principes fondamentaux ont présidé à notre réflexion et ils sont à l’origine d’un édifice différent de tout ce qui a été conçu jusqu’à présent. En premier lieu, le stade olympique devait être, à la demande générale, le plus respectueux de l’environnement jamais construit » dit-il. « Deuxièmement, il était souhaité qu’il puisse être complètement modifié à l’issue des Jeux Olympiques. »

Nombre de stades olympiques sont convertis pour accueillir des sports différents une fois que les Jeux ont eu lieu, mais le LOCOG voulait avant tout offrir un legs à l’athlétisme à Londres, avec une piste en place ouverte aussi bien au grand public qu’au sport de haut niveau, seule la capacité de 80 000 places devait être réduite.

« L’idée de base était de proposer un bâtiment transformable susceptible de convenir à l’athlétisme, et le concept d’ensemble applicable était celui d’un équipement de 80 000 spectateurs pour les Jeux qui puisse passer à 25 000 par la suite, » précise Sheard.

« L’équipement que nous avons conçu peut adopter diverses configurations et prendre toutes les formes souhaitées, » poursuit-il. « En tout état de cause, il est destiné à l’athlétisme mais, personnellement, il me semble que c’est un parc splendide qui conviendra parfaitement aux concerts de plein air du type de ceux qui se déroulent actuellement dans Hyde Park ou Regent’s Park. »

« Par bien des façons, nous avons toujours imaginé cette installation comme une toile blanche. Une toile en trois dimensions qui s’offre pour que d’autres créent leur chef-d’œuvre. Et vendredi dernier, la cérémonie d’ouverture n’a pas manqué d’être le grand œuvre de Danny Boyle. Vendredi prochain, ce sera le tour des athlètes qui s’aligneront pour leurs courses d’y écrire leur légende personnelle. »

Non seulement, le LOCOG souhaitait un équipement flexible mais il exigeait aussi qu’il soit aussi respectueux que possible de l’environnement, durant les opérations des Jeux ainsi que lors de sa construction. 

« La plupart des gens quand ils réfléchissent à un édifice durable, pensent immédiatement à l’énergie nécessaire à son fonctionnement. Qu’il s’agisse de l’éclairage à bas voltage ou des systèmes de climatisation, et ce afin que leurs empreintes en carbone soient les moins élevées possibles. Ils se demandent si le bâtiment en question pourra produire sa propre électricité par des plaques photovoltaïques ? Et bien d’autres choses encore, » explique Sheard.
« En fait souvent un stade est construit et l’énergie nécessaire à son fonctionnement ne dépasse jamais l’énergie indispensable à sa construction. Notre objectif était donc très clair. Nous devions utiliser un volume d’énergie aussi limité que possible pour construire ce stade 80 000 places. Et c’est ce que nous avons fait !

« Nous avons réalisé le stade olympique le plus léger qui soit, c’est-à-dire un peu plus de 10 000 tonnes d’acier, quand un stade typique de cet ordre en exige quatre à dix fois plus. Nous nous sommes donc servis d’un volume de matériaux moindre et surtout des matériaux recyclés. »

Parmi ceux-ci on trouve des conduites de gaz provenant des champs pétrolifères de mer du Nord, tandis qu’environ 40 % du béton nécessaire est composé de granulats de recyclage. Par ailleurs le LOCOG a économisé l’énergie en amenant ces matériaux de construction sur place par train ou bateau.

Finalement Sheard peut se réjouir : « Nous avons analysé les empreintes carbone du bâtiment au moyen d’une batterie de programmes et nous pouvons affirmer sans détour qu’elles sont les moins élevées de toutes pour un stade jamais construit pour les Jeux et pour tout équipement majeur de cet ordre. »

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