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Date
29 juil. 1952
Tags
Helsinki 1952

Éva Székely victorieuse du duel hongrois de la brasse

C’est lors de ces Jeux que le papillon est arrivé sur le devant de la scène. Il a été adopté relativement récemment par les meilleurs nageurs mondiaux, mais ne dispose pas encore de ses propres courses. Au lieu de cela, on le considère comme un type de brasse, la brasse papillon.


La première opportunité offerte à un nageur de remporter l’or en utilisant cette nage survient avec la finale du 200m brasse. À l’époque, les brasseuses hongroises connaissent leur âge d’or et trois d’entre elles prennent place en finale, où deux clans s’opposent : les brasseuses orthodoxes et celles qui se sont mises au papillon.

Éva Novák, détentrice du record du monde et tenante du style orthodoxe, tient largement la corde pour la victoire. En revanche, Éva Székely, bien que son adversaire la plus proche, nage en papillon. Quatre ans plus tôt, toutes deux ont participé à la finale olympique, Novák gagnant le bronze juste devant sa compatriote. Mais dans l’intervalle, toutes deux sont devenues des ondines plus fortes et plus rapides.

Une autre question agite le bassin : les Hongroises peuvent-elles réaliser le grand chelem de médailles ? La natation hongroise traverse à cette époque une période particulièrement faste et Klára Killermann entre également en finale.

Tout le monde s’attend à un combat de titans entre les deux Éva, mais à la place, Székely décroche l’or facilement avec 2’’7 d’avance sur Novák. Seule la Britannique Elenor Gordon empêche in extremis la Hongrie de réussir le triplé, en terminant une fraction de seconde devant Killermann.

Éva Székely a été l’épouse du poloïste hongrois Dezső Gyamarti, qui deviendra triple champion olympique. Leur fille Andrea gagnera deux médailles olympiques en natation, une d’argent et une de bronze, et épousera le canoéiste Mihály Hesz, qui a remporté l’or et l’argent olympiques.

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