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Une victoire qui déclenche un vaste mouvement de liesse sur la glace, dans le stade et dans tout le Canada

L’événement que tout le monde attendait lors de ces Jeux est finalement arrivé au terme de la quinzaine de compétition : la finale du tournoi de hockey sur glace masculin entre le Canada et les États-Unis. Il est difficile d’exagérer l’importance du hockey sur glace pour la majorité des Canadiens : ces derniers s'attendent à voir leur équipe remporter immanquablement la médaille d'or. Ils souhaitent également qu’elle affronte en finale - et batte - le voisin américain.


Le Canada prend un départ laborieux lors des matches de poule. Il doit ainsi en passer par une séance de tirs au but éprouvante contre la Suisse, avant de subir une défaite contre les États-Unis, 5-3. En comparaison, ces derniers traversent le premier tour invaincus et paraissent confiants. La Suède, la Finlande et la Russie se qualifient également pour les quarts de finale. Chacune de ces équipes affiche suffisamment d’éclairs de génie pour suggérer que le parcours du Canada pourrait peut-être s’achever dans la douleur.

En quarts, toutefois, le Canada retrouve son style et démolit la Russie 7-3, alors que dans le même temps, les Américains peinent à se défaire de la Suisse. Puis, en demi-finales, les Canadiens se retrouvent face à une surprenante équipe slovaque qu’elle a, elle aussi, du mal à battre, 3-2, tandis que les États-Unis sont un peu plus à la fête face à la Finlande. Le décor est donc planté pour la finale que tout le monde souhaitait. L’attente est ainsi récompensée par un grand classique du hockey sur glace, au cours duquel la balance va pencher d’abord d'un côté, puis de l'autre.

À la fin du deuxième tiers-temps, le Canada compte une mince avance et lors du troisième, la tension atteint son paroxysme alors que les Américains tentent d’égaliser. Geste désespéré, ces derniers décident de jouer sans gardien durant toute la dernière minute, afin que Zach Parise puisse venir prêter main-forte à ses attaquants. Ce coup de poker va néanmoins payer, puisque Parise trouve la faille et remet les deux équipes à égalité à moins de 30 secondes de la fin de la partie.

Il faut attendre sept minutes dans la prolongation pour qu’on quitte la parité, définitivement cette fois, grâce à Sidney Crosby. Le capitaine canadien place en effet le palet hors de portée de Ryan Miller et offre la victoire au Canada 3-2, déclenchant un vaste mouvement de liesse sur la glace, dans le stade et dans tout le pays. Le Canada décroche ainsi sa 14e médaille d’or à Vancouver, devenant la nation organisatrice la plus titrée dans les annales des Jeux Olympiques. 

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