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Date
01 oct. 1964
Tags
Tokyo 1964

Endo, gymnaste star d'un Japon qui fait une razzia

Gymnastique

Lors des Jeux Olympiques, la gymnastique se retrouve sous les lumières des projecteurs, et tous les pays hôtes espèrent avoir un de leurs athlètes à applaudir. À Tokyo, tous les yeux se tournèrent vers Yukio Endo, le meilleur gymnaste du pays, tant pour les épreuves individuelles que par équipes. Toute la question consistait à savoir si cette pression le transcenderait ou le ferait plier. En fait, il effectua LA performance de sa vie.

Endo avait vécu dans un orphelinat d’État depuis l’âge de neuf ans. Un de ses professeurs l’avait encouragé à commencer la gymnastique « plutôt que de rester au lit ». Il progressa rapidement et fut sélectionné pour les Jeux de 1960 à Rome, où il aida le Japon à remporter l’or par équipes. Si ses performances individuelles étaient solides, il lui manquait cependant une médaille en concours individuel.

Endo s’améliora alors pour devenir, au moment des Jeux de Tokyo, le meilleur gymnaste du pays. Aux Jeux Olympiques, tout le monde s’attendait à voir le Japon rattraper l’Union soviétique et devenir la nation phare de la gymnastique, augmentant ainsi la pression sur Endo.

À 27 ans, dans la fleur de l’âge, il s’empara de l’or tant rêvé dans l’épreuve reine, le concours général masculin, en remportant le chiffre impressionnant de trois des six catégories. Il s’adjugea ensuite une nouvelle fois l’or aux barres parallèles, laissant l’argent à son coéquipier Shuji Tsurumi, avant de concourir dans l’épreuve par équipes où il obtint la meilleure note individuelle. Last but not least, il remporta l’argent à l’exercice au sol.

Résultat ? Le Japon prit la tête du tableau des médailles en gymnastique des Jeux de 1964 et les membres de l’équipe furent érigés au rang de héros de la nation, Endo en tête.

Il continua durant quatre ans, jusqu’à l’âge de 31 ans, défila en tant que porte-drapeau lors de la cérémonie d’ouverture à Mexico City et remporta des médailles d’or et d’argent. Il prit ensuite sa retraite pour revenir à Munich, quatre ans plus tard, comme chef de l’équipe japonaise.

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