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Tokyo 2020

En route pour Tokyo : la star du golf Lydia Ko est impatiente de humer à nouveau le parfum olympique

La Néo-Zélandaise Lydia Ko souhaite de tout son cœur transformer sa médaille d’argent de Rio 2016 en médaille d’or, l’an prochain à Tokyo. Pour la superstar du golf, toutefois, les Jeux Olympiques ne se limitent pas à la compétition et la perspective de se replonger dans cette ambiance incomparable la fait sourire.

"J’adore la façon dont les Jeux Olympiques célèbrent vraiment chaque athlète, dit Lydia KO. "Rien que le fait d’être là durant deux semaines, c’est gratifiant. Parfois, en sport, les gens vous jugent en regardant d’abord vos résultats, mais aux Jeux Olympiques, c’est différent. On décerne trois médailles et je pense que c’est une bonne chose. On ne termine pas deuxième ou troisième, on est médaillé d’argent ou de bronze."

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Lydia Ko sait sans doute mieux que quiconque qu’en tant que sportive professionnelle, elle est liée par les résultats. La jeune Néo-Zélandaise a vécu une bonne partie de sa vie sous le regard sévère de la presse sportive. Elle n’avait que 17 ans lorsqu’elle a atteint pour la première fois le rang de numéro un mondiale – la joueuse la plus jeune, hommes et femmes confondus, à réaliser cet exploit. Elle détient également deux autres records : elle est la plus jeune championne à avoir remporté un tournoi majeur et la plus jeune lauréate du circuit LPGA. Ce n’est donc pas surprenant qu'elle soit autant attitrée par la perspective plus large qu’offre le plus grand spectacle sportif du monde.

"J’ai passé une journée au village (olympique), et des gymnastes aux basketteurs, on pouvait vraiment voir le sport dans toute sa diversité, indique Lydia Ko. Il ne s’agit pas d’une forme ou d’un type de personne. C’est juste le monde entier."

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"C’est formidable de ne pas être jugé sur son origine ethnique, sa culture, son apparence ou ses croyances. On est là en tant que personne, en tant qu’athlète représentant son pays. C’est de cela qu’il s’agit, tout le monde devient unique à cause du pouvoir du sport, à cause de l’amour qu’on porte à son propre sport et à son pays. Les Jeux Olympiques épousent vraiment l’esprit même du sport."

Lydia Ko est arrivée à Rio en tant que numéro un mondiale, mais elle a depuis abandonné son fauteuil, après n’avoir gagné qu’une seule fois sur le circuit LPGA depuis fin 2016. Elle sait toutefois, alors que son regard se tourne vers Tokyo 2020 et vers d’autres succès, qu’elle dispose d’une grande expérience acquise lors de sa première tentative olympique, un atout sur lequel elle peut compter.

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"Cela a été certainement l’une des semaines les plus spéciales de toute ma vie, et pas seulement en golf. Quand j’y repense, ça me donne la chair de poule", dit Lydia Ko en esquissant un sourire. "Je n’ai pas débuté au mieux [elle a ramené des cartes de 69 et 70 lors des deux premiers tours et s’est retrouvée alors à sept coups de la golfeuse de tête, Inbee Park, de la République de Corée], mais avec un très bon troisième tour (65), j’ai réussi à me remettre dans la course. Cela a été une grande leçon : qu’il ne faut jamais abandonner et que rien n’est jamais joué avant le dernier coup."


Bien qu’elle n’ait vraiment jamais été dans la course à la médaille d’or - Inbee Park, leader au terme du 3e tour, s’est envolée dans le 4e à la faveur de quatre birdies lors de ses huit premiers trous, Lydia Ko s’est concentrée sur son jeu. Grâce à un birdie sur son ultime trou, elle a devancé d’un coup la Chinoise Feng Shanshan pour le gain de la médaille d’argent. Cette expérience l’a rendue encore plus déterminée à faire en sorte d’être dans une position similaire pour répondre à l’appel de la gloire l’an prochain, lorsque le monde entier aura les yeux tournés vers le Kasumigaseki Country Club, à l’extérieur de Tokyo.

"Après avoir participé à une édition des Jeux Olympiques, je comprends maintenant pourquoi tout le monde travaille si fort pour y aller et se concentre pendant quatre ans pour essayer de remporter une médaille pour son pays, dit Lydia Ko. Je veux goûter à nouveau cette ambiance olympique."

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Lydia Ko évalue sa performance de Rio comme étant équivalente, d’un point de vue golfique, à ses deux victoires dans des tournois majeurs (l’Evian Championship en 2015 et l’ANA Inspiration en 2016) mais bien supérieure en termes de vécu. Cela s’explique principalement par l’influence plus forte qu’elle a désormais sur l’évolution des jeunes, en tant que médaillée olympique.

"C’est très sympa quand je rentre chez moi et que les enfants me disent que je suis leur modèle, ou qu’ils veulent me ressembler un jour. Cela me pousse à travailler plus dur et à être la personne qu’ils peuvent admirer, dit-elle. Si je peux influencer favorablement la vie d’une personne et inciter quelqu’un à se mettre au golf, j’aurai bien travaillé."

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Alors qu’il reste encore plus d’un an avant Tokyo 2020, Lydia Ko a confirmé que ses principales concurrentes sur le circuit LPGA commençaient à songer sérieusement aux anneaux olympiques. La phase de qualification commence le 8 juillet de cette année et les 15 premières au classement mondial fin juin 2020 décrocheront leur billet, à raison de quatre golfeuses au maximum par Comité National Olympique (CNO). Le reste du plateau sera composé des golfeuses classées au-delà du rang 15, à raison de deux athlètes au maximum par CNO.

"Tout le monde se prépare assurément pour gagner sa place, indique Lydia Ko. Les gens essaient de ne pas trop s’emballer, mais le battage médiatique s’intensifie."

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