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En quête d’or, la karatéka britannique Lauren Salisbury entend des voix

(Ian Walton for OIS/IOC)

Les discours de motivation et un comportement rigoureux ont conduit l’adolescente aux portes de la gloire pour les débuts olympiques du karaté.


Chaque fois que la Britannique Lauren Salisbury foule un tatami de karaté, elle écoute attentivement les voix qu’elle entend dans ses écouteurs : un ensemble puissant de mots contenus dans un discours de motivation de six minutes enregistré sur son téléphone portable. Les phrases sonnent comme autant d’avertissements : "Si tu ne fais pas ce que tu veux, quelqu’un d’autre vivra ton rêve à ta place" et "Concentre-toi sur ce que tu veux et non sur ce que tout le monde te dit de faire."

Sans ces déclencheurs mentaux, sa façon de combattre peut parfois aller de travers. « Je ne sais pas qui a fait ce discours », déclare l’athlète de 17 ans originaire de Romford, au nord-est de Londres, qui combattra en kumité dans la catégorie des plus de 59 kg aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires 2018. « Je l’ai écouté il y a quelques années et ça a fait tilt. Quand je suis allée en Croatie (pour l’épreuve de qualification pour les JOJ), il s’est effacé et j’ai raté ma première journée. Le lendemain, je l’ai remis dans ma routine et je l’ai écouté. Du coup, je me suis qualifiée. »


Karate is making its debut on an Olympic stage at Buenos Aires 2018 Karate is making its debut on an Olympic stage at Buenos Aires 2018 (Getty Images)

Lauren Salisbury aura besoin de toute sa concentration pour avoir une chance de remporter une médaille à Buenos Aires. L’introduction du karaté aux Jeux Olympiques de la Jeunesse a été dominée par le Japon, qui s’est qualifié dans les six catégories de poids au programme - moins de 61 kg, moins de 68 kg et plus de 68 kg chez les hommes, moins de 53 kg, moins de 59 kg et plus de 59 kg chez les femmes - tandis que l’Iran compte des représentants dans cinq catégories.

Au cours d’un combat, les combattants peuvent marquer sur des attaques directes ou des coups de poing sur le corps ou le visage (un point), des coups de pied au milieu du corps (deux points) et des coups de poing à la tête lorsqu’un adversaire a été envoyé au sol sur un balayage ou″takedown″ (trois points). Les coups de pied hauts à la tête peuvent aussi rapporter trois points.

« Le karaté est un sport pour les spectateurs », dit Lauren Salisbury, qui défendra les couleurs de la Grande-Bretagne en compagnie de Charlotte Hope qui sera en lice chez les moins de 59 kg. « Nous devons assurer chaque point avec des coups de pied et des coups de poing et il y a beaucoup de mouvement. C’est plus sympa à regarder pour le public. »


“Karate is a spectator sport,” said Salisbury, who will be joined in Great Britain colours by Charlotte Hope in the -59kg competition. “We have to sell every point with kicking and punching and there’s a lot of big movement. It’s better for the audience to watch.”

L’adolescente a commencé le sport à l’âge de cinq ans et elle précise qu’elle a choisi d’y consacrer toujours plus de temps car ses camarades semblaient gaspiller le leur sans objectif. « Je me suis mise au karaté parce que je voyais des gens qui étaient constamment dehors (dans la rue) et que ce n’était pas ma façon de voir les choses », dit la jeune fille. « Ça m’a permis de garder les pieds sur terre, même si ma vie sociale en a pris un coup. J’ai raté le bal de fin d’année de la seconde parce que j’étais en Croatie en compétition. Je n’ai pas touché à mon téléphone pendant deux jours pour ne pas regarder les photos qu’on m’envoyait, pour être prête. Je suis restée à l’écart des réseaux sociaux, mais j’ai pris plein de photos quand nous sommes arrivés ici. »

Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires 2018

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