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URSS et le Canada au hockey sur glace IOC / United Archives
Date
09 févr. 1964
Tags
Innsbruck 1964 , Actu CIO , Hockey sur glace

En hockey sur glace, l’URSS et le Canada à quitte ou double en « finale »


Le tournoi olympique 1964 et les championnats du monde IHF se confondant, la compétition d’Innsbruck démarre par une série de « matches éliminatoires » les 27 et 28 janvier, mettant aux prises les seize nations engagées. Les huit vainqueurs (Union soviétique, Canada, Suisse, Tchécoslovaquie, Suède, États-Unis, Allemagne de l’Ouest et Finlande) sont ensuite reversés dans le « Groupe A » et se disputent le podium olympique, les huit battus (Hongrie, Yougoslavie, Norvège, Japon, Italie, Roumanie, Pologne, Autriche) vont dans le groupe B, sans autre enjeu que de déterminer les places 9 à 16. Ce « premier tour » donne lieu à quelques rencontres s’achevant sur des scores fleuves, comme URSS-Hongrie (19-1), Canada-Yougoslavie (14-1) ou Tchécoslovaquie-Japon (17-2).

Au fil du tournoi devant les spectateurs de l’Olympiahalle et de la Messehalle, l’URSS, le Canada, la Suède et la Tchécoslovaquie se dégagent nettement dans la poule  « A » à huit équipes. A commencer par l’Union soviétique qui remporte largement toutes ses rencontres, avec notamment Konstantin Loktev à la pointe de l’attaque qui terminera meilleur scoreur de la compétition avec 15 points (6 buts et 9 assistances). Lors de ses six premières rencontres, l’URSS domine tour à tour les USA (5-1), la Tchécoslovaquie (7-5), la Suisse (15-0), la Finlande (10-0), l’Allemagne (10-0) et la Suède (4-2).

Soviet Stars See Off Canada For Ice Hockey Gold Featured IOC

La Suède, battue 3-1 par le Canada, et la Tchécoslovaquie, qui domine le Canada 3-1 mais perd contre la Suède 8-3, arrivent au terme du tournoi avec 5 victoires et 2 défaites. Le Canada n’a donc perdu qu’une seule fois avant d’affronter l’URSS dans un match décisif le 8 février. Une véritable finale.

En effet, le vainqueur d’URSS-Canada s’assurera la médaille d’or, tandis que le vaincu ne sera plus maître de son destin, échouant sur ou hors du podium en fonction de la différence de buts finale.

Dans cette rencontre, les Soviétiques courent après le score durant les deux premières périodes : la jeune équipe dirigée par le révérend David Bauer mène 1-0, puis 2-1 mais se fait rejoindre 2-2 à l’attaque du dernier tiers-temps. Au bout de 1’36, un jeu à trois (Aleksandrov-Almetov-Loktev) met hors de position la défense canadienne par une série de passes courtes. Almetov décale Venyamin Aleksandrov isolé et ce dernier bat le gardien Seth Martin pour donner la victoire 3-2 à l’équipe emmenée par l’entraîneur Anatoli Tarasov.

Avec sept victoires, aucune défaite, 14 points et une différence de buts de +44 (54-10), l’Union Soviétique retrouve le titre olympique qu’elle avait perdu au profit des États-Unis à Squaw Valley en 1960. Quant au Canada, il termine avec un bilan de 5 victoires, 2 défaites et 10 points, comme la Suède et la Tchécoslovaquie. 47 buts marqués contre 16 concédés pour la Suède (+31), 38/19 pour la Tchécoslovaquie (+19) : l’argent et le bronze leur reviennent. 32/17 (+15) pour le Canada qui se retrouve 4e et, pour la première fois depuis les débuts olympiques du hockey sur glace à Anvers en 1920, hors du podium des Jeux !

Le Canadien Seth Martin est désigné par l’IHF Meilleur gardien du tournoi, le Tchécoslovaque Frantisek Tikal Meilleur défenseur, et le Soviétique Boris Mayorov Meilleur attaquant. Mais l’encadrement de l’URSS lui préfère Edouard Ivanov et c’est à lui qu’est remis le trophée. L’équipe soviétique conservera son titre en 1968 à Grenoble, en 1972 à Sapporo et à nouveau à Innsbruck en 1976.

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