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2012 Getty Images
Date
28 juil. 2016
Tags
Rio 2016 , Actu CIO , Aviron , Nouvelle-Zélande

En deux de pointe, les néo-zélandais Hamish Bond et Eric Murray veulent rester invaincus à Rio

Personne n’a jamais battu le deux de pointe kiwi Hamish Bond-Eric Murray sur la scène planétaire depuis leur association en 2009. Champions olympiques et six fois champions du monde en titre, ils s’annoncent en super favoris pour tenter de gagner une deuxième médaille d’or consécutive à Rio.

Y-a-t-il une domination internationale dans tous les sports plus écrasante sur les sept dernières années, que celle exercée par le duo de rameurs kiwis Hamish Bond et Eric Murray ? Les choses sont simples, ils sont à ce jour invaincus dans toutes les courses (Coupe du monde « World Rowing », championnats du monde, Jeux Olympiques) qu’ils ont disputé en deux de pointe depuis qu’il se sont associés dans cette embarcation. Ainsi, pour ce qui est de leur actualité 2016 avant la défense de leur titre olympique sur le lac Rodrigo de Freitas de Rio, ils s’imposent en Coupe du monde à Lucerne (Suisse) fin mai, puis à Poznan (Pologne) fin juin.

© Getty Images

Hamish Bond, né le 13 février 1986 à Dunedin et son ainé Eric Murray, qui a vu le jour le 6 mai 1982 à Hastings, sont tout d’abord membres du quatre sans barreur néo-zélandais qui remporte le titre mondial à Munich en 2007. Cette année-là, le quatuor formé avec James Dallinger et Carl Meyer met brutalement fin à la domination britannique dans cette spécialité en remportant sept des huit courses internationales au programme. Ils sont les favoris pour l’épreuve olympique de Beijing en 2008 mais les choses se passent mal. Ils loupent leur qualification pour la finale et se contentent de terminer premiers de la finale « B ». Hamish Bond aura seulement eu l’honneur d’être devenu en Chine le 1000e olympien néo-zélandais.

Dans la foulée de cette déception, Hamish et Eric changent de bateau. « J’avais ça en tête depuis Beijing », explique le plus jeune des deux, « Nous nous étions entrainés en duo tout en nous préparant pour le quatre et nous avions signé de très bons chronos. Je savais que cette combinaison avait du potentiel. Eric prenait une pose sportive et réfléchissait à différentes options quand je l’ai approché, et il a décidé que cela valait le coup. Heureusement pour nous, dans son infinie sagesse, notre encadrement a donné son accord ! »

Et c’est parti ! Champions du monde 2009 à Poznan (Pologne), honorés par le trophée de l’équipe néo-zélandaise de l’année, champions du monde 2010 sur leurs terres à Karapiro, puis en 2011 à Bled (Slovénie), vainqueurs de toutes les étapes de la Coupe du monde qu’ils disputent avant les Jeux de Londres.

Record du monde à Londres 2012, avant une victoire imparable

Arrivés sur le lac d’Eton-Dorney, site des comptions des Jeux de Londres 2012, ils frappent un très grand coup dès la première série, le 28 juillet au matin, en passant la ligne d’arrivée en 6:08.50, record du monde restant à battre, avec presque 10 secondes d’avance sur la paire française Germain Chardin-Dorian Mortelette. Ils remportent aussi leur demi-finale deux jours plus tard en creusant le trou sur les Italiens Niccolo Mornati-Lorenzo Carboncini.

En finale le vendredi 3 août, les deux rameurs au maillot noir orné d’une fougère argentée s’élancent à la ligne 6 en super favoris et se portent tout de suite à l’avant, tout d’abord devancés de 3/100e par Chardin-Mortelette aux 500m. On dit d’ailleurs que ce premier quart de course est leur seul point faible. Puis ils s’envolent à 38 coups de pelle par minute. Aux 1000m, ils possèdent 1.5 d’avance sur le duo français. Avec une moyenne de 19.1 km/h, irrattrapables, Bond et Murray passent la marque des 1500m avec plus de 5 secondes de marge sur les Britanniques George Nash-William Satch, en bagarre avec Chardin-Mortelette pour la médaille d’argent. Le duo kiwi l’emporte très largement en 6:16.65 devant la paire française (6:21.11) qui devance finalement d’un nez le duo britannique (6:21.77).

« Ca a été génial quand on est rentrés en Nouvelle-Zélande. Et la chose la plus cool que nous avons faite, ça a été d’avoir été avec les All Blacks (l’équipe de Rugby à XV), qui accueillaient tous les médaillés olympiques de Londres, à Dunedin. C’était un sentiment irréel de voir 30.000 personnes applaudir et nous offrir une « standing ovation ». Je mettrais presque ça à égalité avec la cérémonie des médailles à Londres ! » a raconté Hamish Bond.

Toujours premiers à l’arrivée

Et la série dorée continue. Bond et Murray, devenus membres de l’Ordre du Mérite néo-zélandais, remportent en deux de pointe leur 4e titre mondial à Chungju (Corée du Sud) en septembre 2013, leur 5e à Amsterdam (Pays-Bas) en août l’année suivante où ils s’imposent également à l’arrivée de l’épreuve non-olympique du deux de pointe avec barreur (Caleb Shepherd), et leur 6e sur la lac d’Aiguebelette en France le 5 septembre 2015. « Nous ne ramons pas pour défendre quoi que ce soit », explique aujourd’hui Eric Murray. « C’est la façon dont nous avons toujours travaillé ensemble, avec succès. Il faut y aller, et gagner toutes les courses qu’on dispute. Les autres équipages ne nous ont jamais battus, ils sont donc dans le doute. Et c’est ce qui nous a unis ces quatre dernières années: courir pour essayer de gagner une autre médaille d’or aux Jeux olympiques ».

Il y aura un duo hyper-favori du 6 aout (séries) au 11 août (finale) lors des Jeux de la XXXIe olympiade en terre carioca. Appelez-les Bond, Hamish Bond, et Murray, Eric Murray.

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