skip to content

Di Centa couronné d'or en ski de fond

Giorgio Di Centa faisait partie de l’équipe d’Italie du relais qui avait remporté une impressionnante médaille d’or au 4 x 10 km. Le summum d’une carrière qui l’avait vu courir au plus haut niveau, sans pout autant remporter le sésame en or.


Di Centa avait gagné l’argent en relais quatre ans plus tôt, mais il évoluait surtout dans l’ombre de sa sœur, Manuela Di Centa, l’Italienne la plus titrée des Jeux Olympiques d’hiver avec sept médailles lors de trois JO dans les années 1990.

Aujourd’hui, Giorgio détenait une médaille d’or bien à lui, et il avait l’occasion d’en ajouter une autre à son palmarès dans le 50 km libre.

L’épreuve se déroulait le dernier jour des Jeux de Turin, une semaine après la victoire en relais à laquelle Di Centa avait participé. Il avait eu le temps de récupérer, un critère essentiel dans l’une des courses les plus relevées au monde.

Les conditions étaient idéales, le soleil était de la partie, les températures étaient correctes et aucun favori ne s'était dessiné d'avance. La course semblait être partie pour être serrée, mais personne n’aurait cru qu’elle le serait autant.

Au dernier point de contrôle, avec 40 km dans les jambes, les 21 premiers skieurs ne comptaient que huit secondes d’écart entre eux. En queue de peloton se trouvait le Russe Yevgeny Dementyev, médaillé d’or en poursuite au début des JO, qui pensait à sa tactique. Sur les 10 derniers kilomètres, Dementyev refaisait son retard pour prendre la tête.

Il voyait la ligne d’arrivée, mais Di Centa aussi. Déjouant sa réputation de sprinteur mou, l’Italien lançait une superbe accélération pour doubler Dementyev juste avant la ligne d’arrivée et terminait avec moins d’une seconde d’avance, après plus de deux heures de course effrénée. Ce fut le plus petit écart jamais enregistré dans la discipline. Les dix premiers de la course n'étaient séparés que de sept secondes.

Les fans italiens laissaient éclater leur joie, tout comme ses coéquipiers. Les locaux avaient trouvé là la façon idéale de fêter la fin des JO. Et pour parfaire le tableau, Di Centa se voyait remettre sa médaille d’or par sa sœur.

back to top En