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Date
24 mai 2004
Tags
Actualités Olympiques ,

Destination Olympie - la naissance d’une exposition


Ce ne sont pas moins de 900 m2 de fresques qui auront été peintes pour la nouvelle exposition au Musée Olympique, intitulée « Destination Olympie ».Cette exposition sur les Jeux Antiques ouvrira ses portes le 27 mai 2004.




Plongée dans l’ambiance de deux villes grecques
Le scénario d’une telle exposition s’est imposé à l’occasion des Jeux de la XXVIII Olympiade à Athènes. Cependant, pour réussir l’exposition il fallait trouver un angle d’accroche original pour présenter deux lieux symboliques des Jeux Antiques: Elis et Olympie.




Elis avec son agora, ses boutiques et sa fontaine
Elis est la ville où s’entraînent les athlètes un mois avant les épreuves olympiques. L’exposition traitera de la vie quotidienne, de la vie politique et de la naissance de la démocratie, de l’entraînement dans la palestre. Qui dit ville dit reconstitution d’un décor, grec en l’occurrence, donc d’une agora, de bâtiments et de boutiques, d’une palestre, d’une fontaine et de colonnes.




Olympie : une partie de la colonne du temple de Zeus à l’échelle 1 sur 1
Olympie est le sanctuaire où se déroulent les Jeux. L’exposition aborde les compétitions, la victoire, la place de la mythologie dans la Grèce antique, la sculpture par la reconstitution de l’atelier de Phidias et l’architecture à l’intérieur une partie de la colonne du temple de Zeus à l’échelle 1/1 (2,25 m de diamètre).




L’ambiance recrée par le jeu de l’illusion et du trompe-l’œil
La nouvelle exposition au Musée se voudra une exposition -théâtre où le visiteur peut déambuler et s’immerger. Pour celà il fallait donc trouver des spécialistes susceptibles de recréer cette ambiance par le jeu de l’illusion et du trompe-l’œil, tout en respectant scrupuleusement les contraintes architecturales de l’ordre dorique. Jean-Blaise Guyot et Marie Foucart secondés par Ali Bachir-Chérif, trois artistes spécialisés dans le trompe-l’œil, ont magnifiquement réalisé ce défi en tenant compte des précis et précieux conseils du Professeur Klemens Krause, archéologue et architecte de l’Antiquité.




Le souci de la véracité historique
Cependant, pour réussir le projet, l’aide d’autres corps de métier était indispensable : un charpentier pour les portiques de la maison et de la palestre, un ébéniste pour façonner les lits de l’andron (la pièce du banquet, réservée aux hommes), découper les moulures ou reproduire le clorétérion (machine à tirer au sort les juges) ; un céramiste pour reconstituer le vase de Phidias, les clepsidres (horloges à eau) ou les différentes céramiques utiles à notre propos. Toutes ces pièces ont été cuites dans un four à bois, selon les procédés antiques. En filigrane, toujours le souci de la véracité historique.




Un motif avec des galets de Ravennes
Quant à la mosaïste, c’est à Ravennes qu’elle est partie chercher les galets qui lui ont permis de faire renaître un motif du Ve siècle.
Un restaurateur, spécialiste des copies anciennes, s’est chargé de créer un moule, en deux parties, vu la grandeur du fût, pour la vingtaine de colonnes et leur chapiteau. La reconstitution de la baignoire-assise et des WC antiques lui incombe également.




Un punching-ball antique
Ensuite, il a fallu penser aux choix des couleurs des tissus qui recouvriront les sept lits de l’andron ; une lampe à huile originale du Musée d’Art et d’Histoire de Genève a servi de modèle pour la réplique des lumignons qui éclaireront cette salle.Un cellier, sur la base de l’image d’une gravure sur bronze, a réussi à reproduire un koricos. Ce punching-ball antique servait à l’entraînement des pugilistes et des pancratiastes.




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