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Buenos Aires 2018

Des ténèbres aux projecteurs de l’actualité sportive

Les ″Sangliers sauvages ″ ont fait la Une des journaux du monde entier pendant 18 jours, le laps de temps qu’ils sont restés prisonniers sous terre. À Buenos Aires 2018, ils ont montré que le sport pouvait unir le monde entier et ont failli battre l’une des équipes de jeunes les plus connues d’Argentine.



Au début de l’été, ils sont devenus l’une des équipes de football les plus célèbres de la planète, pour les pires des raisons.

Pendant 18 jours en juin et juillet, en effet, les joueurs des ″Sangliers sauvages″, une équipe de football junior, ont été piégés dans la grotte de Tham Luang Nang Non en Thaïlande. Alors que le monde entier avait les yeux rivés sur eux, les 12 garçons et leur entraîneur ont finalement été secourus grâce à une initiative internationale concertée.

Le Comité International Olympique (CIO) a invité les joueurs à assister aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires 2018 afin de rappeler aux gens du monde entier leur force et leur courage.

Mais les opportunités spéciales ne se sont pas arrêtées pas là. Les ″Sangliers sauvages ″ ont également été invités à jouer contre l’équipe junior de River Plate, l’un des clubs les plus célèbres d’Argentine, dans l’emblématique stade Monumental.

"Les garçons sont très heureux d’être ici et ne tiennent plus en place", a déclaré Werachon Sukondhapatipak, chef de la délégation olympique thaïlandaise, qui les a accompagnés pour une visite VIP du musée et des vestiaires du célèbre stade avant le match.

"Ils sont heureux de pouvoir montrer leur reconnaissance au monde, pour l’attention et l’aide qu’ils ont reçues. Durant les opérations de sauvetage, de nombreuses personnes des quatre coins du globe sont venues en Thaïlande et ont prêté main-forte pour les sauver. Ils ont l’impression d’avoir une dette envers tout le monde."

 

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L’admiration a été réciproque. "Nous sommes très fiers de voir ces garçons et très heureux de les recevoir", a indiqué Horacio Rodriguez Larreta, le maire de Buenos Aires. "Quand le CIO nous a fait part de cette idée de les faire venir pour disputer un match, nous avons trouvé que c’était génial."

"Nous avons vu hier lors de la cérémonie d’ouverture que les habitants de Buenos Aires étaient très heureux qu’on parle d’eux. C’est une bonne chose pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse. Et c’est une opportunité fantastique de pouvoir jouer dans ce stade."

"Les meilleurs joueurs du monde ont joué ici, les meilleurs artistes pop ont chanté ici. J’étais là, quand j’avais leur âge, pour assister à la finale de la Coupe du Monde en 1978. Cet événement montre la manière dont le sport peut promouvoir la paix et l’amitié dans le monde entier. C’est très puissant et c’est un bon exemple de ce que le sport peut faire. On sent l’esprit olympique flotter dans cette ville et ce genre de chose vient conforter cette impression."

Rodolfo D’Onofrio, le président de River Plate, s’est dit impressionné. "Recevoir ces garçons fait très chaud au cœur", a-t-il souligné. "Je suis fier qu’ils soient venus à River Plate. Ils ont traversé une épreuve terrible, mais le monde est maintenant avec eux."

"C’est un plaisir qu’on nous ait sollicités et de les recevoir. C’était merveilleux de les voir jouer contre River Plate. Aujourd’hui, ils vont aussi recevoir en cadeau l’équipement du club et à leur retour chez eux, ils vont pouvoir montrer à leurs amis qu’ils ont joué dans ce stade."

IOC/Greg Martin

Plus tard, les ″Sangliers sauvages″ ont assisté à des courses de BMX et ont rencontré le président du CIO, Thomas Bach, qui les avait invités personnellement.

"C’est très émouvant parce que le monde entier a fait corps avec eux à l’époque ", a déclaré Thomas Bach. "’étais quasi quotidiennement en contact avec les membres du CIO en Thaïlande (pendant le sauvetage). C’est une belle expérience de les voir profiter aujourd’hui de la vie et du sport."

"C’est tout à fait ça le sport. Cette détermination à ne jamais baisser les bras, à croire qu’on peut y arriver. C’est pour cette raison qu’on les a invités ici, parce que c’est le summum de l’esprit olympique ", a poursuivi le président du CIO.

Et d’ajouter : "Je leur ai dit que lorsque j’étais enfant, je jouais au football et que nous avions donc une expérience en commun. Ils m’ont demandé si je pouvais être leur entraîneur. Je leur ai répondu qu’ils en avaient déjà un bon."

Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires 2018

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