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2016 Getty Images
Date
28 oct. 2016
Tags
Rio 2016 , Actu CIO , Athlétisme

Des performances de haut vol dans les concours de lancers des Jeux de Rio 2016

Que ce soit au poids, au disque, au marteau ou au javelot, les championnes et champions qui se sont imposés dans l’aire de lancer du stade olympique de Rio ont tous signé des performances extraordinaires pour entendre résonner leurs hymnes nationaux. Et les victoires se sont souvent décidées au dernier jet! 


Lors de la première journée des compétitions d’athlétisme au stade olympique, le 12 août, l’Américaine Michelle Carter a été sacrée championne olympique du lancer du poids au terme d'un concours riche en suspense jusqu'au dernier essai et un meilleur jet à 20,63 m. Carter a devancé au dernier moment la Néo-Zélandaise Valerie Adams (20,42 m), double championne olympique en titre qui aurait pu devenir la première femme de l'histoire à remporter trois titres olympiques dans une même épreuve individuelle. La Hongroise Anita Marton a complété le podium avec 19,87 m. Carter a établi par la même occasion un nouveau record des États-Unis, tout comme Marton pour la Hongrie.

Adams pensait bien décrocher son 3e sacre olympique, après un deuxième essai à 20,42 m qui l'a placé en tête quasiment tout au long du concours. Mais Carter, championne du monde en salle à Portland en mars dernier, a trouvé les ressources pour la détrôner. L'Américaine de 30 ans décroche ainsi le plus beau titre de sa carrière, 32 ans après la médaille d'argent olympique ramenée par son père Michael, également au poids, à l'occasion des Jeux de Los Angeles en 1984.

Folle de joie, Michelle Carter a justement tenu à rendre hommage à son papa après sa victoire : « Il est aujourd’hui mon entraîneur et il m’a donné tout ce qu’il savait pour que je sois la meilleure lanceuse de poids possible. » Quand à Michael, qui a poursuivi sa carrière sportive avec succès dans le championnat de football américain, il s’est exprimé ainsi : « En tant que parents, nous sommes submergés par le bonheur, mais en tant qu’entraîneur, je suis aussi responsable de ce qui arrive quand ma fille échoue. Mais là, elle a finalement réussi! L’entraîneur se retire cette année, et le papa nage dans la félicité avec des palpitations dans la poitrine. » 

La championne détrônée Valerie Adams est restée philosophe : « C’est très dur, mais c’est le sport. Il faut savoir encaisser. J’ai peut-être fait preuve d’un peu de précipitation, mais je me suis assurée d’évoluer à mon meilleur niveau. A chaque instant, je me disais qu’il fallait que j’améliore mes performances, mais j’ai été trop courte. Je veux que la Nouvelle-Zélande sache que j’ai laissé mon cœur sur l’aire de lancer et j’ai réalisé ma meilleure performance de la saison, je ne pouvais pas en demander plus. » 

 

Christoph Harting disque d’or quatre ans après son frère Robert! 

L’Allemand Christoph Harting est devenu champion olympique, le 13 août, avec un 6e et dernier essai à 68,37 m, succédant ainsi à son frère aîné Robert, sacré à Londres en 2012 et éliminé la veille en qualifications. Harting, 26 ans, a devancé le Polonais Piotr Malachowski (67,55 m), champion du monde 2015, et un autre Allemand, Daniel Jasinski (67,05 m). Comme la veille pour le poids féminin, la victoire s'est jouée au dernier essai, Harting et Jasinski réalisant alors leur meilleur lancer. 

Dans ce concours, c’est l’Estonien Gerd Kanter, champion olympique à Beijing 2008 et médaillé de bronze à Londres 2012, qui a pris les commandes au premier essai, avec un lancer à 65,10 m. Puis Piotr Malachowski est passé devant avec 67,55 m au 3e essai. Mais il n’a pas amélioré ensuite. A la 6e et dernière tentative, Christoph Harting qui restait sur deux essais non valides, a réussi la performance gagnante (68,37 m) alors que Daniel Jasinski a réussi à grimper sur le podium en lançant à 67,05 m. Ce duel germano-polonais s'est terminé en accolades et applaudissements réciproques.

« Je ne suis pas vendeur. J'aime le stade et c'est ma scène. Je ne cherche pas la notoriété, je laisse ça aux autres », a d’abord souligné le vainqueur aux cheveux roux. Et quand on lui a demandé comment il a réussi à s’améliorer dans le concours au point de réussir le lancer gagnant au bout du suspense, il répond : « Je ne sais pas, il y a des moments où vous êtes plus concentré. Honnêtement, je me suis juste dit que c’était ma scène, c‘mon stade et que personne ne m’enlèverait ma victoire. » 

« Il y a toujours un peu de colère dans le sport, a dit Piotr Malachowski. Mais je suis heureux. Je viens juste d’apporter une nouvelle médaille à la Pologne. Ces douze dernières années, nous n’en avons pas eu beaucoup. » 

A propos de la marque de 67,55 m qui lui a valu l’argent, Malachowski a expliqué : « Ce n’est pas un mauvais lancer aux Jeux Olympiques. Et vous êtes les bienvenus pour venir au stade, je vous donnerai un disque de 1 kg et vous pourrez essayer ! » Il a ajouté : « Je ne suis pas surpris par le résultat de Christoph, mais j’ai été plus inquiété par Daniel Jasinski. Il était en feu! Il est jeune. » 

Daniel Jasinksi, lui, était absolument ravi. « On s’est vraiment bien entraîné cette année. Aux Jeux Olympiques, tout est possible. Ça a été fantastique ». 

 

Marteau d’or et record pour Anita Wlodarczyk

Le 15 août, la Polonaise Anita Wlodarczyk n’a pas fait les choses à moitié pour remporter la médaille d’or au marteau grâce à son troisième essai synonyme de record du monde à 82,29 m. La Chinoise Zhang Wenxiu a pris la médaille d’argent (76,75 m) et la Britannique Sophie Hitchon s’est adjugée le bronze (74,54 m).

Anita Wlodarczyk, 31 ans, est la seule femme à avoir franchi la barre des 80 m dans l’histoire. Elle a réalisé ce nouveau record à sa troisième tentative, après avoir déjà frôlé un nouveau record au 2e lancer (80,40 m), alors que son ancienne marque de référence, 81,08 m, avait été réalisée le 1er août 2015 en Pologne à Cetniewo.

Son concours olympique aura atteint des cimes jamais vues. La Polonaise a ainsi dépassé les 80 mètres à trois reprises (80,40 m, 82,29 m et 81,74 m), autant que dans toute sa carrière auparavant. Anita Wlodarczyk avait été vice-championne olympique en 2012 à Londres. 

« C’était le record du monde et j’ai pensé qu’il pouvait me donner la médaille d’or, a dit Anita Wlodarczyk a propos de son troisième essai, mais je n’en étais pas sûre. Avant mon troisième essai, je sentais que j’avais la puissance et je savais que ce serait le meilleur moment. Après tant d’années de dur labeur, je suis au top ! » 

« Les conditions étaient extrêmement difficiles, a-t-elle ajouté. Il faisait méga chaud. J’ai dû m’asperger d’eau froide durant toute la compétition. Ce résultat est fabuleux dans ces conditions particulières », a-t-elle ajouté. 

« Après le record du monde, j’ai explosé de joie. Mais maintenant, je me sens vidée. Ce jour était le plus beau de ma vie et j’ai continué à me battre pour améliorer mon résultat! C’est magnifique qu’il y ait eu tant de fans dans le stade pour le lancer du marteau. C’était l’anniversaire de ma maman, c’est le super cadeau que je lui offre! » 

 

Sandra Perkovic double la mise au lancer du disque

La Croate Sandra Perkovic a frôlé la catastrophe mardi 16 août, avant d’enlever sa deuxième victoire olympique consécutive au lancer du disque : seul un de ses six essais a été validé, les 69,21 m de la victoire. La Française Mélina Robert-Michon a pris la médaille d’argent avec 66,73 m, record national, et la Cubaine Denia Caballero a fini en bronze avec 65,34 m. 

Grande favorite, la discobole croate de 26 ans, sacrée championne d’Europe en juillet 2016, championne olympique en titre, championne du monde à Moscou en 2013, s’est retrouvée en position très inconfortable entre les filets de l’aire de lancer du stade olympique, et même au bord de l’élimination après avoir manqué ses deux premiers essais. 

Particulièrement nerveuse, elle a su réagir en grande championne, en propulsant son disque à 69,21 m à sa troisième tentative. Sandra Perkovic pouvait bien par la suite manquer ses trois derniers essais, personne n’allait s’approcher à plus de 2,48 m de cette marque gagnante. 

Dans un concours émaillé de X, c’est-à-dire d’essais mordus ou non validés, la plus régulière a été Mélina Robert-Michon, 37 ans, qui a réussi un lancer à 66,73 m à son cinquième essai, nouveau record national, après avoir mené la finale avec 65.62 m à son premier essai, être restée en tête à sa deuxième tentative à 64,83 m et toujours devant à 65,08m avant que Sandra Perkovic ne vienne la devancer. La championne du monde cubaine 2015 Denia Caballero a pour sa part établi sa meilleure marque à son 3e lancer, 65,34 m pour la médaille de bronze.

Sandra Perkovic, qui est seulement la troisième athlète à conserver un titre olympique du disque, et qui s’impose donc à Rio avec un seul essai réussi mais majuscule, a réagi après cette belle victoire : « Je suis venue à cette compétition très bien préparée. Après ma victoire aux Jeux de Londres, j’ai commencé à rêver de ce moment. Je n’ai fait qu’une chose ces quatre dernières années, c’est la seule à laquelle j’ai pensé, ainsi qu’aux gens qui m’ont soutenue. Toute ma rage était dans ce lancer, et après ce lancer, je suis entrée dans ma compétition. »

En portant son regard vers le futur, la double championne olympique a expliqué : « Mélina Robert-Michon a battu le record de France, elle a gagné la médaille d’argent, et elle est âgée de 37 ans. Elle représente pour moi une formidable motivation pour que je continue dix ans de plus. Je ne veux pas laisser tomber mon sport. Je veux juste continuer et travailler comme je l’ai toujours fait. »

Avec le meilleur lancer de sa longue carrière établi le 16 août 2016 dans le stade olympique de Rio, Mélina Robert-Michon est devenue la plus vieille médaillée française en athlétisme. « Je suis très contente! J’ai travaillé très dur pour obtenir ce résultat! J’ai déjà gagné des médailles mondiales et européennes, et aujourd’hui, j’ai une médaille olympique. C’est le rêve de tout athlète de gagner une médaille olympique, car elle est au-dessus de tout! » 

En remportant la médaille de bronze, Denia Caballero qui avait créé la surprise en battant Perkovic lors des Mondiaux de l’IAAF 2015 à Beijing, a réussi à apporter à son pays son troisième podium consécutif dans la discipline. « Je voulais l’or, mais je prends n’importe quelle couleur. Ce ne seront pas mes derniers Jeux Olympiques », a affirmé l’athlète cubaine de 26 ans. 

 

La Croate Sara Kolak signe une victoire surprise au javelot 

48 heures après la victoire de sa compatriote Sandra Perkovic au lancer du marteau, la Croate Sara Kolak a obtenu une médaille d’or inattendue au javelot, en améliorant son record personnel et celui de son pays. 

Kolak, 21 ans, qui avait déjà amélioré le record national lors des qualifications, a décroché le titre en expédiant son javelot à 66,18 m, lors de son quatrième essai, ce qui lui a permis de laisser sa dauphine, la Sud-Africaine Sunette Viljoen, à 1,26 m. La médaille de bronze est revenue à la Tchèque Barbora Spotakova, championne olympique à Beijing 2008 et à Londres 2012, qui rêvait au départ de devenir la première femme à aligner trois victoires consécutives dans la même épreuve d’athlétisme.

Sara Kolak a contrarié ses plans. Troisième des Championnats d’Europe 2016, la Croate n’était qu’une vague outsider d’une compétition centrée sur Spotakova et sa tentative d’entrer dans l’histoire, à 35 ans. Finalement, la Tchèque a dû se contenter du bronze avec un meilleur jet à 64,80 m. 

« C’est une grosse surprise, a indiqué Sara Kolak. C’est extraordinaire. C’est ce pourquoi je travaille depuis toujours. J’ai 21 ans et je suis championne olympique. J’ai fait le maximum et je suis très fière de moi. Quand je me suis réveillée ce matin, j’ai senti que j’étais prête pour une bataille, un combat à la loyale comme jamais auparavant. Je voulais tout donner et montrer que la qualification n’était pas une fin en soi. Je voulais plus. »

En gagnant l’argent, Sunette Viljoen est devenue la première athlète africaine à remporter une médaille olympique dans cette épreuve. « Je suis super contente. Je ne pouvais pas demander mieux, a déclaré la Sud-Africaine. Je me suis battue pour une médaille jusqu’au bout. J’étais quatrième à Londres en 2012, et c’est très important pour moi d’être là et d’avoir gagné la médaille d’argent. C’est important aussi pour mon pays. L’ambiance était merveilleuse et beaucoup de personnes nous encourageaient. »

« C’est une formidable gagnante », a-t-elle ajouté en exprimant son admiration pour la nouvelle championne olympique. « Un nouveau jeune talent vient d’éclore. Elle mérite tout à fait sa médaille d’or. C’est quand même un privilège de me retrouver sur le podium olympique avec Sara et Barbora. Je suis très heureuse. »

Quant à Barbora Spotakova, même si sa tentative de triplé historique a tourné court, elle a hérité d’un superbe lot de consolation : elle est devenue en effet la première athlète triple médaillée olympique dans l’épreuve, tout en couronnant son retour après une blessure récente, avec le bronze.

« Je ne m’attendais pas du tout à une médaille, car je me suis cassée la jambe en mars, et je pensais n’avoir aucune chance, a expliqué la lanceuse trentenaire. Quand ce genre de choses arrive, on perd toute sa confiance en soi et il faut se battre pour qu’elle revienne. Mais je me motive en permanence : ‘Je suis une championne’. J’ai donné le maximum aujourd’hui et j’ai bénéficié du soutien énorme de toute la République tchèque. »

 

Doublé américain au lancer du poids, record olympique pour Ryan Crouser

Jeudi 16 août, l’Américain a Ryan Crouser a offert au public du stade olympique une série de performances majeures au lancer du poids avec trois jets à plus de 22 mètres, battant le record olympique à son 5e essai avec 22,52 m. Il a devancé son coéquipier Joe Kovacs (21,78 m). Derrière ce doublé américain, le Néo-Zélandais Tomas Walsh a pris le bronze avec un jet à 21,36 m. 

Ryan Crouser, 23 ans, a battu à trois reprises son record personnel durant la finale pour s’adjuger l’or en devançant le champion du monde en titre, son compatriote Joe Kovacs. C’est le premier doublé américain dans la discipline depuis les Jeux d’Atlanta 1996.

Joe Walsh a lui aussi réussi son meilleur lancer à son 5e essai, 42 cm derrière Kovacs pour monter sur le podium, tandis que le Polonais Tomasz Majewski, double tenant du titre olympique, n’a pas fini mieux que 6e avec 20,72 m. 

Vainqueur des sélections américaines début juillet à Eugene, Crouser a été le seul finaliste à lancer au-delà des 22 mètres, et à trois reprises : 22,22 m, 22.26 m, puis l’extraordinaire performance à 22,52 m. Ce succès complète un doublé homme-femmes au lancer du poids, après la victoire de Michelle Carter le 12 août. 

« Quand j'ai commencé le concours, tout s'est mis en place et a marché parfaitement, l'ambiance était électrique, les mots ne peuvent pas décrire ce que je ressens, a dit Ryan Crouser. Mon père Mitch était remplaçant dans l'équipe olympique de 1984 au lancer du disque, mon oncle (Brian) avait participé aux Jeux dans l'équipe de 1988 et 1992 au javelot. Et mon cousin (Sam, un lanceur de javelot) est mon camarade de chambre ici à Rio. Chez nous, c'est une affaire de famille. Ils étaient tous dans les tribunes avec leur uniformes « Team Crouser ». C'était une expérience incroyable de partager ce titre avec eux. »

Joe Kovacs a expliqué qu’on ne peut pas être heureux quand on termine deuxième. « Mais le bon point, c’est que je remporte quand même l’argent pour les États-Unis et que Ryan ramène l’or à la maison. » 

Joe Walsh a pour sa part remporté la première médaille masculine de la Nouvelle-Zélande dans les concours de lancers et de sauts olympiques, réunis sous l’appellation field en anglais. « C’est cool, non ? L’atmosphère était fantastique, et c’est un immense honneur d’être le premier athlète masculin de mon pays à remporter une médaille dans un concours. C’est carrément cool de savoir ça! Le lancer du poids en Nouvelle-Zélande devient de plus en plus fort, et, espérons-le, il y a quelques jeunes qui arrivent. C’est quand même cool d’avoir écrit une page d’histoire! » 

 

Dilshod Nazarov ouvre le compteur du Tadjikistan au lancer du marteau!

Dilshod Nazarov a offert au Tadjikistan la première médaille d'or olympique de son histoire en remportant l'épreuve du lancer du marteau le 19 août. Avec un meilleur lancer à 78,68 m à sa 4e tentative, auteur de quatre essais à plus de 77 mètres, Nazarov a devancé sur le podium le Biélorusse Ivan Tikhon, 2e avec 77,79 m à son 5e essai également, et le Polonais Wojcieh Nowicki 3e avec 77,73 m à son 6e et dernier essai, déjà médaillé de bronze des Mondiaux 2015 et qui offre à la Pologne sa deuxième médaille au marteau à Rio après l’or et le record du monde (82,29 m) d'Anita Wlodarczyk chez les dames.

Dilshod Nazarov, 34 ans, vice-champion du monde à Beijing 2015, avait pris la 10e place aux Jeux de Londres 2012. Il était le porte-drapeau de la délégation tadjike en 2008 à Beijing où il s’était classé 11e. Le Polonais Pawel Fajdek, double champion du monde 2013 et 2015 et qui était invaincu depuis mars 2015, n'avait pas réussi à se qualifier pour la finale.

« La réaction au Tadjikistan, ça va être dur à imaginer, a dit Dilshod Nazarov. J'ai reçu des centaines, voire des milliers de Like sur mon compte Facebook, je crois que tout le pays était derrière moi cette nuit! La chaleur de Rio n'a pas été un problème, car c'est la même chose dans mon pays alors c'est normal pour moi. » Nazarov a connu une enfance pour le moins agitée. « Je pense que cela m’a rendu plus fort. C’était mon rêve de jeunesse de gagner une médaille d’or, et malgré tout, j’ai accompli ma tâche! »

« Je veux remercier tous mes fans et ceux de l’athlétisme et du sport dans mon pays pour m’avoir donné l’opportunité de me préparer pour les Jeux depuis un an et demi », a dit le lanceur biélorusse Ivan Tikhon âgé de 40 ans. « Je veux les remercier pour cette médaille, peut-être attendaient-ils plus de moi, mais la médaille d’argent est une grande médaille, et il faut s’en contenter. Mes adversaires sont des athlètes très forts, et je les respecte. Ils sont ma famille, mes collègues, mes opposants. Il faut tous les respecter et les aimer. »

Wojcieh Nowicki était arrivé en finale fort du meilleur lancer des qualifications avec 77,64 m le 17 août. « J’ai été très déçu de ma compétition, parce qu’au début, j’étais vraiment, vraiment nerveux. Mais je suis le médaillé de bronze et c’est tout ce que je peux dire. »

 

À plus de 90 m, Thomas Rohler apporte l’or du javelot à l’Allemagne 

Le lancer du javelot hommes a été le dernier concours de lancers, lors de la soirée de clôture des épreuves d’athlétisme au stade olympique le samedi 20 août. Thomas Rohler a apporté du réconfort à la délégation allemande après la défaite de la Mannschaft en finale du football face au Brésil, en remportant la première médaille d’or de son pays en 80 ans dans la discipline, grâce à une énorme performance. 

Détenteur de la meilleure performance de l’année 2016, Tomas Rohler a tenu son rang. Dans un concours de haute volée où rien n’était encore joué, Il a envoyé son javelot loin, très loin, au-delà des 90 mètres (90,30 m) à son 5e essai pour prendre la tête du concours et se mettre hors de portée de ses adversaires. Il est le premier allemand médaillé d’or dans la discipline depuis Gerhard Stock en 1936 à Berlin! 

Le champion du monde en titre kenyan Julius Yego a pris la médaille d’argent avec 88,24 m à son premier essai (il était en tête de la finale jusqu’à l’énorme lancer de Rohler), tandis que le tenant du titre olympique trinidadien Keshorn Walcott a décroché le bronze avec un jet à 85,83 m, réussi à sa deuxième tentative, au terme d’une compétition au sommet. 

« Nous avons vu la fin de la finale du football dans la zone d’échauffement », a expliqué le champion olympique à propos de ces derniers instants dramatiques et du tir au but vainqueur de Neymar après le 1-1 du temps règlementaire. « J’ai été triste pour l’Allemagne, mais également heureux pour le Brésil », a-t-il ajouté. 

Revenant sur sa propre compétition pour commenter son lancer majeur, 2e meilleure performance de l’année derrière, les 91,28 m qu’il avait signés fin juin à Turku (Finlande), il a indiqué : « Je me suis réveillé avec de bonnes sensations ce matin. Je pensais que c’était peut-être le bon jour pour moi. J’étais très impatient de lancer. Je sais comment lancer à plus de 90 mètres, je l’ai fait aujourd’hui. 90,30m, c’est quand même très loin! » 

Et d’ajouter : « Nous vivons pour ces défis au javelot, et c’est pourquoi j’adore le sport. Je pense qu’après cette année et l’année dernière, nous savions tous que ce serait une compétition d’un très haut niveau. Tout le monde est en fête à la maison. Tout le monde est réveillé :  il est 3 heures du matin en Allemagne et ils sont les yeux grands ouverts en train de m’applaudir! » 

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