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Guilherme Andreoli
Date
18 août 2017
Tags
Actualités Olympiques , Rio 2016 , Héritage

Des bêtes bichonnées grâce au Service de gestion des animaux de Rio 2016

Premier projet du genre, le Service de gestion des animaux de Rio 2016 a fait partie intégrante du programme d’héritage de la XXXIe Olympiade, en aidant à protéger les animaux trouvés à proximité des sites olympiques de la ville hôte.

Lorsque l’on évoque l’héritage des Jeux Olympiques, la première chose qui vient à l’esprit est l’utilisation et la maintenance des sites, ou encore les initiatives puisant dans l’esprit olympique pour inciter les personnes de tous âges à pratiquer un sport. L’héritage des Jeux Olympiques de Rio 2016 contenait toutefois un programme inédit, visant à promouvoir le bien-être des animaux.

Développé et mis en œuvre en partenariat avec l’ONG Société mondiale de protection des animaux, ce programme a été incarné par le Service de gestion des animaux Rio 2016, qui a été actif tout au long de l’année de l'Olympiade et constituait une part importante du projet de durabilité des Jeux. Cette initiative pionnière avait pour objectif de prendre soin des animaux retrouvés sur les sites olympiques, d’assurer leur protection et leur réinsertion de la manière la plus adaptée.

Guilherme Andreoli

« Nous avons surveillé les animaux errants et sauvages qui se trouvaient dans le voisinage des sites et lorsque nous les croisions, nous les traitions, prenions soin d’eux et les remettions sur pied lorsque nécessaire », expliquait le responsable du projet, Guilherme Andreoli.

Dans le cadre de ce programme social, le service a forgé un partenariat avec les cliniques vétérinaires de la ville. Il a également organisé des campagnes d’adoption dans les centres commerciaux et des campagnes de sensibilisation pour le grand public.

Les communautés locales étaient invitées à participer à ces initiatives et à des séances de formation organisées par la Société mondiale de protection des animaux sur le thème des responsabilités des propriétaires d’animaux. De plus, une campagne luttant contre l’abandon et la maltraitance des animaux a été lancée avant les Jeux.

Guilherme Andreoli

Au total, le service a sauvé 93 animaux domestiques, dont 89 ont été adoptés. Des soins ont également été assurés pour les animaux sauvages qui vivaient à proximité des sites olympiques.

« Nous avons eu beaucoup de travail dans le quartier du Maracanã, où vit une grande population de chats : on en trouve généralement une centaine à côté du stade, précise Andreoli. Nous les avons vaccinés et soignés, mais nous ne pouvions pas les offrir à l’adoption, car ils étaient sauvages. »

Le service a aussi été en contact avec des créatures plus exotiques, comme l’indique son responsable : « La baie olympique accueille des alligators, cabiaïs, opossums et d’autres animaux sauvages. Nous les avons surveillés afin d’éviter qu’ils ne pénètrent dans les zones de compétition. »

« Nous avons recueilli 63 animaux sauvages au total. Ils étaient presque tous en bonne santé et nous les avons immédiatement relâchés dans des habitats proches des endroits où nous les avions trouvés », ajoute Andreoli.

Guilherme Andreoli

Le responsable du service est ravi d’avoir participé à cette initiative olympique unique en son genre et il espère que ce projet aura un impact durable, à Rio comme ailleurs : « Ça n’a pas été simple, mais nous avons obtenu de bons résultats. Cela dit, nous devons continuer de sensibiliser les gens pour qu’ils s’occupent correctement de leurs animaux. »

« J’espère que le travail que nous avons accompli servira d’inspiration et que les futures villes hôtes adopteront un projet similaire. Espérons que ce soit aussi le cas des villes qui accueilleront les Jeux panaméricains, la Coupe du monde et les Jeux sud-américains. Si c’est le cas, notre héritage aura réellement porté ses fruits. »

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